Métier : orthophoniste. Épisode 1 : celle qui doit se projeter dans le futur

Métier : orthophoniste. Épisode 1 : celle qui doit se projeter dans le futur

Quand j’étais petite, je ne savais pas quel métier j’aimerais faire plus tard. Je prenais souvent exemple sur mes copines. Peut-être maîtresse, ou vétérinaire. Mais sans aucune conviction.

Arrivée au collège, j’ai eu un coup de cœur pour les cours d’italien. Je me voyais bien prof d’italien ou prof de français en Italie. Oui, je voulais partir vivre en Toscane. Ma petite sœur s’en rappelle encore : je lui avais promis qu’elle viendrait passer ses vacances chez moi. Spoiler : je ne m’y suis pas installée.

Au lycée, je vais quand même voir la conseillère d’orientation en début de terminale. Parce qu’il est temps de penser à l’après-Bac. Je lui explique aimer le contact avec les gens, vouloir me sentir utile, aimer l’italien, dessiner, lire… À la fin de notre échange, je repars avec plusieurs fiches de métier : bibliothécaire, psychomotricien.e, et orthophoniste.

Il se trouve que ma petite sœur, 5 ans à l’époque, voyait une orthophoniste parce qu’elle ne parlait pas très bien. Elle disait « ye dessine un seval », ne prononçait pas les /r/. Et je trouvais ça un peu magique la première fois que je l’ai entendue prononcer un des sons qu’elle ne maîtrisait pas. Ma mère m’a proposé de rencontrer l’orthophoniste pour échanger sur son métier. J’y suis allée un peu en traînant les pieds (j’avais 17 ans, hein !).

Crédit image : Education and Developmental Intervention Services

Isabelle m’a accueillie tout sourire. Dans son cabinet, elle m’a presenté les différents profils de patients qu’elle rencontrait dans une journée : des jeunes enfants qui ne parlent pas encore ou pas assez bien, des plus grands qui n’arrivent pas à lire et/ou écrire, des adultes qui sont aphones ou qui ont des maladies affectant le langage…

Ce témoignage m’a vraiment séduite ! Mais pour ne pas rester sur une seule représentation, sur conseil de mes parents, j’ai pris contact avec l’orthophoniste qui travaillait au Centre de Rééducation Fonctionnel (CRF) de GrandeVille. Elle travaillait en activité mixte, c’est-à-dire au CRF le matin, salariée, et en libéral l’après-midi, c’est-à-dire à son compte (comme Isabelle). Elle m’a présenté son rôle auprès d’une population majoritairement adulte (mais pas seulement) suite à un AVC ou un traumatisme crânien essentiellement. Elle m’a parlé de l’aphasie, ce trouble qui vient perturber la zone du langage, en expression et/ou en compréhension.

C’était décidé : orthophoniste serait mon métier !

Tout du moins, si je réussissais le concours… car l’entrée en école d’orthophonie se faisait sur concours, avec a minima une épreuve écrite et une épreuve orale.

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