La plage, mon enfer personnel !

La plage, mon enfer personnel !

C’est l’été sur Bribes de Vies ! Alors pendant que les chroniqueuses prennent une petite pause bien méritée, nous te proposons de (re)découvrir des articles publiés sur nos anciens blogs.

Bonne lecture, bonnes vacances et à très vite !

Article initialement publié sur Sous Notre Toit le 24 juin 2019

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L’été arrive, et avec lui, le sempiternel refrain « maillot/kilos en trop » des magazines pour se préparer à profiter au maximum de la plage… Je ne te parlerai pas ici de la dimension culpabilisante de ce genre de discours (ce qui compte, c’est d’être bien dans son corps et dans sa tête !), mais plutôt de cette espèce de binarité obligatoire été/plage… Comme si pour profiter de tes vacances d’été, il fallait FORCEMENT passer quelques jours sur la plage.

Personnellement, la plage est un vrai enfer sur terre pour moi ! Avec ce petit article sous forme de récit imaginaire (mais qui puise profondément dans mon expérience personnelle) et à but humoristique (évidemment, hein, le but n’est pas de dire que celles et ceux qui aiment la plage sont nuls !), j’espère te faire comprendre pourquoi !

D’ailleurs, je suis sûre que je ne suis pas la seule à détester « la plage » : cet article sera peut-être l’occasion de former une communauté « foutez-nous la paix avec votre plage ! » virtuelle, qui sait ?

Crédits Photo : Stevebidmead

Avant

« On va à la plage cet aprèm ? »

Et voilà, la question fatidique est posée… Comment vais-je pouvoir éviter de passer 3h de ma vie sur une surface granuleuse, dans une position inconfortable, en suant toute l’eau de mon corps ? J’ai déjà utilisé l’excuse de la fatigue du voyage hier, et je me garde celle du mauvais temps pour demain (le soleil brille un peu trop fort aujourd’hui pour que mon excuse fasse totalement bidon, merci la Bretagne).

Je hoche la tête avec un sourire crispé, espérant que mon mari me sauvera. Mais mon mari adore la plage, alors il est bien trop content de pouvoir y aller avec moi ! Du coup, il enchaîne :

« Ah oui, bonne idée, on prend le frisbee !

« Et la crème solaire ! Il ne faut pas oublier l’eau non plus. Pas besoin de change, on utilisera les serviettes et les maillots finiront de sécher sur nous. Marine, tu veux qu’on prenne le parasol ? »

(Oui, mon prénom est Marine, et oui, je n’aime vraiment pas la plage ! Tu peux rire…)

« Oui, bonne idée ! »

Alors là, évidemment, il nous FAUT un parasol si je ne veux pas finir avec une peau rougie et brûlée avant la fin de la journée. Je monte enfiler mon maillot, une tunique légère et nouer un paréo autour de mes hanches. Un chapeau à larges bords, des lunettes de soleil, un gros bouquin, et en route… Pourvu qu’on n’ait rien oublié…

Pendant

Après avoir bataillé dix minutes pour que le parasol fasse plus qu’un petit cercle d’ombre sur le sable brûlant, je me résous à me recroqueviller en dessous, le paréo étalé sur mes jambes et mes pieds au maximum. Nous avons oublié la deuxième bouteille d’eau.

Mon mari part se baigner dans l’eau collante et polluée (même si nous sommes loin de l’état de la Méditerranée), après avoir mis de la crème solaire, tout aussi collante partout. Avec un peu de chance, il n’a pas oublié d’en étaler sur le haut de sa cuisse gauche cette fois. Je l’ai aidé pour le dos, je me souviens trop bien du pire coup de soleil de ma vie, quand la peau du bas de mon dos avait fait des cloques et qu’il ne m’était pas possible de m’allonger autrement que sur le ventre.

J’essuie la crème restante sur le bout de mon nez et ma tunique, mais des grains de sable se sont déjà collés dedans. Je replonge dans mon livre, appuyée sur le coude gauche. Le soleil rend la lecture difficile, les ombres et lumières mouchetées forment un joli motif sur les phrases, mais m’empêchent de déchiffrer certains mots.

Je change de position et de coude. Des fourmis remontent le long de mon avant-bras gauche, j’espère qu’elles seront parties quand je devrais m’appuyer à nouveau dessus. Un cri strident me déconcentre : ce ne sont que des enfants qui jouent à s’asperger. Il est malheureusement relayé par d’autres groupes d’humains, plus ou moins âgés : bébé qui voit son château détruit par un frère ou une sœur maladroit, adultes qui se renvoient une balle de volley avec fébrilité, enfant découvrant les joies de la marée et de l’écume… Les raisons de monter dans les décibels sont nombreuses !

Crédits Photo : sarahbernier3140

Je me redresse et prends une gorgée d’eau. Ce qu’il fait chaud !! On cuit, et la réverbération n’arrange rien. Je serais mieux à l’ombre, la vraie. Celle de l’intérieur d’une maison par exemple. En plus, je plisserais moins les yeux pour lire. Je ne serai pas non plus voisine de trois mégots de cigarette, une canette et un vieux sac plastique, enfouis sous trente centimètres de sable et donc cachés à ma vue pour l’instant, mais qui resurgiront peut-être demain des profondeurs…

Chéri revient, tout dégoulinant d’eau de mer, le sourire aux lèvres. Ah, je sais ce qu’il va dire !

« On joue au frisbee ? »

Bon, tant qu’à être là, autant y aller jusqu’au bout ! Ma tunique ample, mon paréo et moi nous redressons tant bien que mal. Je ressemble à une grand-mère du XIXe siècle, je le sais et je m’en moque. Nous échangeons tous les trois plusieurs lancers sans faire tomber le disque de plastique ! Mais nous sommes obligés d’attendre plusieurs fois qu’un petit bout passe entre nous (imagine qu’il se prenne le frisbee dans la tête !!!), dérangés par deux gamins échevelés qui se poursuivent avec un seau d’eau et recevons régulièrement le sable de serviettes secouées aux alentours.

Finalement, nous replions bagages et entamons l’ascension pour rejoindre la maison.

Après

C’est looooooong de rentrer de la plage… Heureusement que je ne me suis pas baignée, j’aurais du sable entre les orteils, et avec mes tongs, quel supplice ça aurait été ! Déjà que les grains qui ont réussi à se coller sous mes seins m’irritent… La sueur, qui s’était pourtant tenue tranquille jusqu’ici, fait son entrée au niveau de mes tempes et de mes aisselles. Je me gratte la tête, la paille crisse sous mes ongles, c’est assez drôle.

Nous arrivons enfin en terre civilisée : la maison !! Je ne suis évidemment pas prioritaire pour me laver, les baigneurs d’abord, c’est bien normal. En démêlant laborieusement mes cheveux collés par les embruns (j’en profite pour constater qu’une fois de plus, le bout de mon nez est devenu rouge), je vois le sable s’accumuler au fond de la douche, et Chéri pousser un soupir de contentement :

« Ah, c’est tellement bien une bonne douche chaude ! »

Sans commentaire…

Alors, tu vois plutôt le verre à moitié vide (comme moi !) ou à moitié plein quand tu es à la plage ? Des conseils pour s’y sentir mieux ?

14 commentaires sur “La plage, mon enfer personnel !

  1. Tu oublies le sables partout dans la maison qui fait que rien n’est jamais propre malgré les coups de balai ! Un des rares trucs que je n’aime pas avec la plage… Avant d’avoir des enfants, car là c’est une autre histoire !

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    1. En y réfléchissant, je pense que je n’aime effectivement pas me baigner dans la mer… j’adore la contempler, mais les vagues, le sel, tout ça, c’est pas mon truc. Du coup, ça explique peut-être en partie mon rejet de « la plage » en tant qu’image d’Epinal pour les vacances !

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  2. Personnellement, j’ai depuis toujours préféré la piscine à la plage 🙂
    Je trouve l’eau trop froide, le soleil trop chaud, je déteste le mélange crème solaire sable…
    Depuis qu’on a des enfants (qui évidemment adorent la plage), on y va le soir ! Là ça passe !
    Pourtant, je me rappelle d’une époque dans ma jeunesse où j’adorais y aller avec les copains, mais faut croire que j’ai vieilli 😀

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    1. Je n’aime pas trop la piscine, à cause de l’odeur de Javel mais les piscines naturelles sont très agréables !!! Pareil pour les lacs, je préfère 1000 fois ça à la plage 😀
      Je retiens le conseil pour le soir : on a déjà pique-niqué sur la plage, c’était vraiment très sympa 🙂

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  3. Et bien moi ( et mes enfants) on adore la plage. On vit juste à côté et on y a quasiment tous les jours ( même juste 10mn après l’école) par contre elle est déserte, on n’est pas dérangés.
    On ne se baigne pas à chaque fois, surtout pas en saison fraîche mais on y joue, on trouve des trésors, on y goûte,on y marche…
    J’ai toujours une balayette dans la voiture pour les mollets et pieds ensablés.
    Du coup, quand on part en vacances c’est rarement à la plage! Au contraire, on vise des villes bien bruyantes, bien vivantes, bien polluées!! 😁

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    1. Haha, comme quoi, les vacances sont différentes pour tout le monde !

      Le côté chasse au trésor, j’aime beaucoup aussi ! En fait, quand je vais à la plage pour un but autre que la baignade (théoriquement), je l’apprécie beaucoup plus !

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  4. La plage…
    LE rendez-vous incontournable des grandes vacances! Nous ne partons qu’une semaine par an, en baie de Somme dans la maison qui abrite les vacances de ma famille depuis… 97 ans!

    Quand les enfants étaient petits on essayait de bouger un peu, d’organiser autre chose que les aprems sur le sable. Mais rien à faire ils ne jurent que par ça!

    Nous y allons donc le matin (retour avant 11h30) et de nouveau après 16h.
    Quand la mer est basse le soir on y retourne pour voir le soleil se coucher.
    On enchaine Châteaux de sable/baignade (ou l’inverse selon les marées) , pique nique du soir ou goûter, apéro ou dessert, grands jeux, pêche à pied ou à la crevette, dessins sur le sable, courses dans les bâches…

    A notre retour dans l’Est, pendant des semaines on retrouve du sable au fond des chaussures, des coquillages dans les portières et à chaque fois on repense en souriant à notre semaine à la mer!

    Encore 11 jours à attendre!
    J’ai hâte!

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    1. Quel joli ode à la plage ❤
      Votre histoire familiale a l'air tellement liée à ces vacances à la mer, c'est très touchant et émouvant 🙂 passez de bonnes vacances cette année encore !

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  5. Mais quel horreur ce sable ! Et la crème solaire qui colle !
    Pourtant, habitant sur le littoral atlantique j’adorais ça étant petite, mais en vieillissant je préfère la piscine (privée, pas municipale, quelle horreur (bis)) ou les lacs bordés par un beau gazon.
    Je ne comprends pas l’intérêt d’aller dehors quand il fait chaud, on est si bien à l’intérieur à la fraicheur de la maison 🙂

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    1. Ouiii, la crème solaire c’est le pire !!! Mais je ne joue plus à l’éviter maintenant, je crame trop vite et je suis sûre que mon capital solaire est déjà bien entamé…

      J’aime bien les maisons avec un dedans/dehors, comme une pergola ombragée ou une terrasse à l’ombre aux bons moments de la journée… Là, être dehors malgré la chaleur est agréable. Autrement, je préfère être dans la fraicheur de 4 murs 😉 Mais sans surprise, l’été n’est pas ma saison préférée !

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