Notre vie à 5 : quand on trouve notre chez nous

Notre vie à 5 : quand on trouve notre chez nous

Je t’ai laissé dans mon dernier article sur le chaos de notre vie à cinq et la visite d’une maison qui allait devenir LA maison. Mais avant d’en arriver là, nous sommes passés par une longue série d’ascenseurs émotionnels.

Pour rappel, nous nous sommes mis à chercher une maison après la naissance de Petite Pieuvre pour accueillir notre nouvelle famille de cinq. Nous avions beaucoup de critères pour notre recherche : au moins cinq chambres (ou quatre et un bureau), une zone géographique réduite à cause de la garde alternée et un budget limité dans un contexte de marché immobilier pas très florissant…

Nous avons visité LA maison une première fois un vendredi de février (je m’en souviens bien car c’était le jour des vaccins des trois mois de Petite Pieuvre). Nous arrivons dans le froid, elle dort profondément dans son cosy. Très vite, le feeling est bon avec l’agent immobilier. Et le coup de cœur est là. La maison est en parfait état, très belle et idéalement placée. Elle a quelques défauts, certes, mais elle coche 90 % de nos critères avec plein d’avantages (genre un poêle à bois 🔥🪵🥰).

Nous revenons visiter le lundi suivant avec nos parents, qui trouvent la maison trop petite et trop chère. Bon, heureusement, nous sommes vieux et on ne s’arrête plus à leurs avis. D’ailleurs, quand on leur en reparle aujourd’hui, ils nous disent qu’ils ont toujours adoré la maison 🙄.

Nous entamons alors la phase de négociation. La maison est chère, c’est un fait, essentiellement à cause de sa localisation : une ville plutôt bourgeoise, tout proche de Lille. En nous éloignant de quelques kilomètres, nous aurions pu avoir plus grand ou moins cher, mais au prix de plus de bouchons le matin et de plus de trajet. Après une première proposition refusée, la seconde est acceptée. Le soir où l’agent immobilier nous appelle pour nous annoncer la nouvelle, nous sommes sur notre nuage.

Photo personnelle de notre maison le jour de la signature !

Maintenant, la suite s’annonce sportive : il faut vendre nos deux appartements dans un délai contraint. Pour le mien, j’en avais déjà parlé dans un article précédent. Le compromis est signé… sauf qu’à l’approche de la date de signature définitive, mon acheteuse ne donne plus de nouvelles. Je tente de l’appeler, notre notaire aussi. Au téléphone, elle reste très vague, évoquant des retards bancaires. Une véritable impasse : tant qu’elle ne se désiste pas officiellement, je ne peux rien faire.

Heureusement, pour l’appartement de BAE, tout se passe à l’inverse. L’appartement se vend en deux jours. Les acheteurs sont déjà locataires dans la résidence et ils font presque immédiatement une offre après leurs visites. Le courant passe bien, ils obtiennent leur prêt rapidement et nous tiennent informés à chaque étape.

Le stress administratif prend vraiment une autre dimension. Un achat ou une vente, c’est déjà éprouvant ; mais trois opérations en parallèle, avec un bébé koala qui ne dort pas, on est vraiment au bout de nos vies. Entre les démarches pour le prêt, la coordination avec nos acheteurs et les vendeurs de la maison, et la tentative de construire un calendrier cohérent, la pression monte.

Nous avons choisi de ne pas faire de prêt relais pour des raisons financières — quand je dis « choisi », en réalité, c’est surtout que nous n’aurions pas pu 🤣. Nous devons donc vendre l’appartement de BAE AVANT de signer pour la maison pour avoir les fonds nécessaires. Cela nous complique clairement la logistique, mais là encore nos acheteurs sont au top. Ils acceptent de mettre en place une convention d’occupation précaire après la signature pour nous laisser le temps de déménager.

Du côté de mon acheteuse, en revanche, toujours aucun mouvement. J’essaie de rester la plus diplomate possible pour lui faire comprendre que son silence bloque trois ventes. Mais finalement, quelques jours avant la deadline, elle obtient son prêt et la date de signature est calée. Je ne te cache pas que j’étais très contente de la voir arriver chez le notaire, j’ai eu peur jusqu’au dernier moment qu’elle se désiste !

Et le jour J arrive : BAE signe la vente de son appartement le matin et moi, je fais la dernière visite de la maison et les relevés de compteur. L’après-midi, nous arrivons chez la notaire des vendeurs pour la signature. C’est un lundi d’été et il fait très chaud. Notre notaire nous rejoint. C’est un moment très chouette, très bonne ambiance et très émouvant aussi…

Notre notaire a vraiment été incroyable. C’est elle qui m’avait suivie à l’époque pour les démarches de la PMA solo et elle s’est occupée de toutes nos ventes avec son clerc de notaire : autant dire qu’en quelques mois, ils nous auront souvent eus au téléphone. Ils ont toujours été très réactifs et efficaces, c’était vraiment rassurant de se savoir bien entourés administrativement parlant !

Nous sortons de là avec les clefs de notre maison, enfin ! Les enfants sont à l’école, Petite Pieuvre à la crèche. On refait le tour de notre nouveau chez-nous tous les deux. C’est magique. Le soir, on récupère les garçons pour une soirée pizza dans le jardin… Le temps s’arrête un peu mais il nous reste encore une immense partie : le déménagement ! Et là non plus nous ne sommes pas au bout de nos peines. La suite au prochain épisode 😉

Un commentaire sur “Notre vie à 5 : quand on trouve notre chez nous

  1. Réussir à vendre son appartement quand on a trouvé le nouveau cest tellement stressant. Alors vendre 2 appartements, j’aimagine même pas. Chapeau !

    Comme toi, on a choisi d’avoir une plus petite surface mais de limiter au maximum les déplacements (en centre ville et à 5 min à pieds de la gare). Pour moi c’est une plus grande qualité de vie qu’un jardin par exemple. (Mais chacun son choix !)

    Par contre, avec de jeunes enfants, le poele à bois ca n’aurait pas été un avantage. Ca me fait trop peur.

    J’espère qu’après autant de péripéties, les premiers jours dans la maison ce sont ben passés.

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