Bribes d’été – Nos plus belles rencontres de vacances
Cet été, avec les Bribelettes, on t’emmène en vacances… autrement.
On a eu envie de remonter le fil de nos étés — de nos vacances d’enfance pleines de sable et de liberté, à celles de nos années ado un peu foutraques, jusqu’à nos escapades d’aujourd’hui, en couple ou en famille, souvent plus organisées… mais tout aussi précieuses. On t’embarque aussi dans nos envies d’ailleurs un peu différentes : ralentir, changer de rythme, repenser notre façon de partir — ou même de ne pas partir… Au fil des articles, on partagera avec toi nos coups de cœur aux quatre coins de la France, entre restos qu’on n’oublie pas, visites improbables qui nous ont marquées, et recettes d’été qui sentent bon les vacances, même à la maison
Bref, un été à notre façon… et on espère un peu à la tienne aussi.
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Après avoir revisité nos plus beaux souvenirs de vacances, de l’enfance à l’adolescence, on avait envie de parler de celles et ceux qui ont rendu ces moments inoubliables : nos plus belles rencontres de vacances.
Marguerite a rencontré une amie pour la vie
J’avais dix-huit ans et j’ai été recrutée comme animatrice dans une colonie dans le fin fond du Vercors. Je ne connaissais personne dans l’équipe et lorsque je suis arrivée, on m’a indiqué une chambre. Une animatrice était déjà installée, on s’est dévisagée et je l’ai trouvée sympa mais sans plus.
On se rend vite compte qu’on est très opposées : elle s’occupe des plus jeunes, a un côté très maternant, est plutôt posée, là où, je cours partout, j’ai besoin d’encadrer les plus grands parce que je déteste les activités manuelles et je suis incapable de prendre en charge les bobos du quotidien. Par contre, on adore créer des activités ensemble parce que nos univers se complètent bien et, pour être honnête, elle met de la rigueur dans mes idées dingues.
Je lui ai quand même fait vivre une colonie qui aurait pu nous éloigner à jamais : j’ai eu la gastro dès le deuxième jour, j’ai fait des crises de somnambulisme, elle s’est retrouvée dans une poubelle, on a pris des seaux d’eau froide pendant nos douches (on a rendu les coups , je te rassure). Mais on est devenues très amies, y compris avec le gang des garçons contre qui on faisait la « guerre ». A tel point qu’on est reparties ensemble, dans la même colonie, et que les enfants étaient ravis de nous retrouver.
Avec les garçons, nous sommes restés copains quelques années et la vie nous a éloignés. Par contre, cette fille-là est devenue une de mes meilleures amies. Nous avons continué à nous voir dans l’année. Nous avons fêté nos vingt ans. Nous étions présentes durant nos mariages, elle est devenue ma voisine, nos enfants ont eu la même nounou. Elle est devenue amie avec mon amie d’enfance. Son fils est mon filleul. Nos enfants ont un lien d’amitié très fort. On se connaît tellement bien qu’elle devance mes envies : lorsque j’ai dû aller vider la chambre de mon père, elle était là, à la sortie de la maison de convalescence, sans que je n’aie rien demandé, et j’avais tellement besoin d’elle ce jour-là.
Et je dirais que, ce qui nous lie, c’est que j’ai toujours un plan galère en tête, qu’elle tempère et qu’elle rend réalisable.
Albertine et la montagne
Je n’avais pas trop d’idée pour participer à cet article. Je n’ai jamais fait de rencontre incroyable pendant mes vacances. Pas d’amitié née sur une plage qui aurait traversé les années, pas d’histoire d’amour estivale à raconter.
Et puis, en y réfléchissant, je me suis rendue compte que j’avais bel et bien fait une rencontre. Une vraie rencontre coup de cœur. Pas avec une personne… mais avec un lieu : la montagne.

Je t’en avais déjà parlé dans un autre article : quand j’étais enfant, les vacances rimaient avec la mer. La baie de Somme, la Bretagne, parfois les Charentes-Maritimes ou le Pays basque… Bref, toujours l’océan ou presque. Ma maman le dit encore aujourd’hui : pour elle, des vacances sans voir la mer ne sont pas vraiment des vacances.
La montagne, je la connaissais finalement assez peu. Surtout l’hiver, et encore. La dernière fois que j’avais réellement skié, j’avais une dizaine d’années. J’y étais bien retournée une ou deux fois avec l’ex-amoureux, mais l’expérience ne m’avait pas particulièrement marquée.
Mes grands-parents paternels habitaient à Chambéry et nous passions chaque année quelques jours chez eux pendant les vacances de la Toussaint. Je me souviens encore de cette vue sur les montagnes qui me fascinait. Des couleurs absolument flamboyantes lorsque nous allions nous promener dans les chemins avoisinants la maison.
Après ma séparation avec le papa de Petit Viking, j’ai recommencé à partir en vacances avec mes copines. En parallèle, je me suis remise au sport, à la course à pied, puis à la randonnée. Et finalement, pour randonner… quoi de mieux que la montagne ?
Notre premier séjour nous a conduites en Auvergne, au pays des volcans. Et là, ça a été LA rencontre. Je suis littéralement tombée amoureuse de la montagne en été.
Tout ce vert. Ces paysages immenses. Les sommets à perte de vue. Les forêts, les prairies, les fleurs sauvages… Cette impression d’être toute petite face à la nature.
J’ai adoré croiser des marmottes, observer les vaches avec leurs énormes cloches, m’arrêter acheter du fromage directement chez les producteurs, admirer les chalets en bois disséminés dans les vallées.
Et puis il y a eu les randonnées. Mes premières vraies randonnées de plusieurs heures. Des montées parfois difficiles, des jambes qui brûlent, mais surtout ce sentiment absolument incroyable une fois arrivée au sommet. L’année suivante, nous avons renouvelé l’expérience dans les Vosges. Coup de cœur confirmé. L’année d’après, j’ai même réussi à convaincre mes parents et mes grands-parents de troquer notre traditionnelle semaine intergénérationnelle en Bretagne contre les Alpes. J’ai adoré faire des randonnées avec Petit Viking !
Cette année, nous ne partons pas. Mais j’espère que l’année prochaine nos finances nous permettront d’aller passer une semaine ou deux dans un chalet et de se réveiller chaque matin avec la vue sur la montagne. Parce que ça a vraiment été ça, ma plus belle rencontre de vacances : des sommets, des forêts, des cascades et de l’espace !



