Bribes d’été – Nos souvenirs d’ados

Bribes d’été – Nos souvenirs d’ados

Cet été, avec les Bribelettes, on t’emmène en vacances… autrement.

On a eu envie de remonter le fil de nos étés — de nos vacances d’enfance pleines de sable et de liberté, à celles de nos années ado un peu foutraques, jusqu’à nos escapades d’aujourd’hui, en couple ou en famille, souvent plus organisées… mais tout aussi précieuses. On t’embarque aussi dans nos envies d’ailleurs un peu différentes : ralentir, changer de rythme, repenser notre façon de partir — ou même de ne pas partir… Au fil des articles, on partagera avec toi nos coups de cœur aux quatre coins de la France, entre restos qu’on n’oublie pas, visites improbables qui nous ont marquées, et recettes d’été qui sentent bon les vacances, même à la maison

Bref, un été à notre façon… et on espère un peu à la tienne aussi.

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Après notre série consacrée à nos souvenirs d’enfance, on t’embarque aujourd’hui pour un voyage dans nos plus beaux souvenirs de vacances d’adolescentes !

Les vacances entre copines d’Albertine

Quand je pense à mes vacances d’adolescente, deux souvenirs me reviennent immédiatement.

J’ai la chance d’avoir les mêmes amies depuis le collège. Même si notre groupe s’est un peu réduit avec le temps et que la vie s’est chargée d’épurer les rangs, le noyau dur est resté. Aujourd’hui encore, on s’appelle toutes les semaines et je laisse des vocaux presque tous les jours à ma meilleure amie, la marraine de mon fils, que je connais depuis le CE2.

Bref, je m’éloigne du sujet. Et en même temps, pas tant que ça, car mes plus beaux souvenirs de vacances d’ado sont justement avec elles.

Les premières ont eu lieu juste après la seconde, à Vaison-la-Romaine. Une de nos amies avait une maison de famille et nous sommes parties toutes ensemble, traversant la France en train.

Je me souviens de la chaleur, du soleil, de cette maison isolée et des kilomètres que nous parcourions à pied pour aller jusqu’au village. Je me souviens des plongeons dans la piscine, des énormes araignées poilues qui nous attendaient sur la bâche chaque matin, des bouées géantes, des repas parfaitement équilibrés (des pâtes et des crêpes, en alternance…), des nuits blanches passées à discuter, à refaire le monde, jusqu’à voir le soleil se lever au moment où nous allions enfin nous coucher.

La maman de notre amie était présente, veillant discrètement au grain si besoin, mais nous étions libres de vivre nos journées à notre rythme.

Quelques années plus tard, le bac en poche, nous sommes reparties. Cette fois, vraiment toutes seules. L’une d’entre nous, d’un an notre aînée, avait son permis.

Je revois encore sa petite Punto bleu marine dans laquelle nous avions réussi à entasser toutes nos affaires. Direction la Bretagne, où nous avions loué un mobil-home pour une semaine.

Honnêtement, je ne me souviens plus très bien des visites ou des activités. En revanche, je me souviens parfaitement de nos éclats de rire permanents, de cette sensation de liberté, de notre insouciance. Aucun planning, aucune contrainte, juste l’envie de profiter d’être ensemble.

À la fin du séjour, j’avais attendu mes parents pour poursuivre les vacances en Bretagne, tandis que mes copines reprenaient la route vers la région parisienne.

Par la suite, nous avons continué à partir ensemble à de nombreuses reprises : un city trip à Barcelone, un road trip dans le sud de l’Angleterre, un voyage à Dublin. Parfois en groupe mais le plus souvent à deux ou à trois.

La distance, le travail et les vies de famille ont parfois compliqué l’organisation, mais jamais l’envie de nous retrouver.

Quand je suis redevenue célibataire, nous avons repris notre tradition de partir une semaine chaque année. Les Vosges, l’Auvergne ou d’autres coins de France ont accueilli nos retrouvailles. Ce que j’aime avec ces vacances c’est la fluidité, l’harmonie parfaite, la sensation de calme et d’apaisement absolus. Faire les choses en pleine conscience tout le temps. Parfois, ne rien faire, mais le faire ensemble. Le goût des choses simples comme dans une vieille publicité de pâte à tarte.

Aujourd’hui, avec l’arrivée de Petite Pieuvre et le retour à une vie de famille, nos escapades sont un peu sur pause. Difficile encore pour moi de partir loin de mon bébé plus longtemps qu’une nuit ou deux. Mais cela me manque et j’ai vraiment hâte de pouvoir retrouver ces vacances entre amies !

Crédit photo (libre de droits) : rawpixel

Et chez Madame Sans Chaussettes …

De mes vacances d’ado je garde surtout des souvenirs… de travail. Paradoxal !

À 16 ans j’ai passé le BAFA. À Marseille. Je garde de ces quelques jours un drôle de souvenir, à la fois hyper chouette, hyper normal (j’avais laissé mes étiquettes « enfant en avance » à la maison … probablement une des premières fois que je faisais ça je réalise en écrivant), hyper intense. Vraiment un stage plutôt sain et bienveillant, ce qui était assez étonnant considérant l’extrême diversité du groupe. Mais bon, dans le même centre y’avait une cure de sophrologie avec tout un tas de mamies habillées en blanc qui marchaient doucement, mangeaient bio/vegétarien et… fumaient comme des pompiers. Je sais pas, ça m’a marqué. Ça faisait un bon contrepied à la bande d’ados qu’on était.

L’été d’après j’ai bossé en tant qu’animatrice dans le sud. Un lieu improbable dans un château-vignoble.

L’été d’après, stage ouvrier. Puis stage ingénieur. Puis job étudiant. En fait, j’ai compté, je n’ai pas pris plus de deux semaines de vacances entre mon Bac et la vie active.

Mais si je garde autant de souvenirs de ces « vacances » (et surtout si pour moi ils sont malgré tout rangés dans la catégorie vacances), c’est probablement que c’est là que je me suis vraiment sentie vivre, être ado dans la définition la plus simpliste : entre enfant et adulte.

Là que j’ai mis pour la première fois de la distance avec mon quotidien, ma famille. De la distance avec la personne que je projetais aussi, cette enfant en avance etc. Probablement que ces morceaux de vacances ont été mes premières rencontres avec moi-même et mes premières fugues du quotidien (ce que je pratique toujours !).

Et puis il y a eu les « vraies » vacances. Celles où je bossais pas. Des trains en pagaille pour aller voir une copine, Rock en Seine (ouais j’étais dans le public quand Oasis s’est séparé). Quelques jours de camping à la frontière italienne. J’ai souvenir d’une grande indépendance, d’enfin une bande de copains autour de la grande timide introvertie que j’étais.

C’est marrant, en écrivant ces souvenirs d’ados, je me rends compte que j’ai toujours les mêmes espaces de liberté. Le voyage, la nature, le travail. Aujourd’hui je ne fais plus de randonnées à la frontière italienne, mais des vacances à vélo. Je ne travaille plus dans un château-vignoble mais j’enchaîne les déplacements pro à Rio de Janeiro.

Les vacances en famille de Madame Parenthèses

Mes vacances d’adolescente se sont démarquées pour deux raisons un peu tristes : des tensions familiales qui nous ont éloignés quelques temps de la maison familiale et estivale, et la vente de la maison de vacances de mes autres grands-parents. Finies les vacances à revenir toujours aux deux mêmes endroits que je connaissais par cœur. Mais du coup, bienvenues aux vacances nomades, jamais deux étés au même endroit, et toujours avec ma cousine et mes sœurs dans le décor, quand même !

Les souvenirs de vacances les plus marquants de cette période, entre mes 12 et mes 18 ans je dirais, en vrac :

  • Une quinzaine de jours en camp scout, au cœur de la Pologne, avec du monde de tous les coins du globe, des tentes bâties sur un filet entre trois arbres et un bizutage ma foi assez bon enfant (et que j’ai vite percé au jour !)
  • Le mois de road trip France-Grèce (en passant par l’Italie, pour attraper un ferry) : on rejoignait des amis grecs de mes parents, et on en a profité pour se gorger d’été, de raisins de Corinthe et de visites de musées (oui, j’ai toujours adoré ça !!)
  • La découverte de nouveaux coins, guidés par ma mère, au gré des visites à ses nombreu(ses)x cousin(e)s !
  • Deux stages en chantier archéologique ou patrimonial, via l’association Rempart. Une semaine avec uniquement des ados de mon âge, animés par l’intérêt pour le patrimoine et la curiosité d’apprendre des techniques de rénovation anciennes ! Maçonnerie dans un cas, menuiserie dans l’autre : j’ai pu découvrir des sites exceptionnels et participer à leur préservation, un vrai régal.

Je ne sais pas si la nostalgie s’invite beaucoup quand je pense à ces vacances-là. Mais je sais qu’elles ont totalement contribué à forger mon caractère et mes centres d’intérêt actuels, donc je les chérie au creux de ma mémoire 🙂

Et toi ? Quels souvenirs as-tu gardés de tes vacances adolescentes ?

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