Mon bullet journal 2020

Mon bullet journal 2020

J’avais initialement prévu d’intituler cet article plus simplement « Mon bullet journal », mais je tiens un journal de ce type depuis 2016 déjà et il a tellement évolué depuis… Je préfère garder la possibilité de vous en montrer les évolutions futures ! 

Crédit photo : photo personnelle

Avant toutes choses : un bullet journal, c’est quoi ?

C’est une méthode d’organisation originaire des Etats unis et qui date seulement de quelques années. A l’origine, il s’agissait simplement de prendre des notes tout au long de la journée puis de les trier et de les mettre en ordre dans un carnet de manière à les suivre et à les retrouver facilement. Le concept a ensuite évolué vers une sorte de loisir créatif : les carnets de notes se voulant colorés, agréables, et très personnalisés.

J’ai toujours adoré la papeterie, depuis mon enfance. Je me souviens de mon excitation lorsque, avec ma maman et ma soeur, nous allions faire fin août nos courses de rentrée. Je chérissais mes nouveaux stylos et cahiers. Dans la vie professionnelle, cette petite manie ne m’a jamais quittée. Beaucoup de ceux qui ont travaillé avec moi ont observé ces carnets colorés et tenus avec soins, que j’emporte partout et que j’archive ensuite. Lorsqu’on me pose une question, il n’est pas rare que j’aille fouiller dedans et que j’y trouve la réponse ! Je suis d’ailleurs de ce fait la hantise de la dématérialisation que je suis censée prôner par ailleurs – mais c’est un autre sujet.

J’utilise mon bullet journal de plusieurs façons, sans m’éloigner énormément cependant de la méthode d’origine. 

D’abord je l’utilise comme un calendrier : j’y note scrupuleusement tous mes rendez-vous. Ce n’est cependant pas mon calendrier : mes rendez-vous professionnels comme personnels sont tous consignés en ligne sur des comptes électroniques, partagés avec mon mari ou mes collègues. Mais chaque dimanche, je prend le temps d’élaborer un tableau récapitulatif de la semaine à venir en format papier sur mon carnet (à gauche sur l’image). Très souvent, c’est l’occasion de repérer ce qui cloche, ce rendez-vous chez la pédiatre juste après ma réunion d’équipe. Cela me permet aussi d’anticiper les journées trop chargées et de prévoir par exemple des menus rapides à réaliser en fonction. Enfin, je peux y positionner mes tâches à faire de la semaine : des coups de fil à passer aux cartes d’anniversaire à envoyer – en passant par l’option : « Cette semaine est si chargée que je n’arriverai objectivement à rien faire de plus que ce qui est déjà noté ». J’aime vraiment beaucoup ce moment où la semaine qui s’annonce s’affiche sous mes yeux. Cela me permet souvent d’apaiser l’angoisse d’avoir trop à faire et trop à penser. 

Crédit photo : photo personnelle

J’élabore également une page par mois (à droite sur l’image). Celle-ci n’a pas vraiment une fonction de calendrier, mais elle me permet de me fixer chaque mois de petits objectifs, des choses à faire : par exemple écrire un article ou acheter de nouvelles chaussures aux enfants (normalement dans le cadre en bas de la page). C’est une page que je m’oblige également toujours à illustrer. Enfin, sur cette page – ou juste avant, j’essaie aussi de faire l’effort de me remémorer les bons moments du mois précédent. C’est mon petit exercice de « gratitude ». J’avais essayé de faire cet exercice quotidiennement (c’est ce que conseillent les experts en développement personnel) mais je retombais toujours sur les mêmes choses : « aujourd’hui j’ai partagé de jolis moments avec mon mari / mes enfants / mes collègues / mes amis… ». Le faire une fois par mois me permet plutôt de me souvenir de belles journées particulières.

Au delà de ces pages mensuelles et hebdomadaires, j’élabore des pages à thème : par exemple une page pour suivre les livres que j’aimerais lire ou les films que j’aimerais voir. J’ai énormément de pages de ce type : pour noter des recettes, préparer un voyage ou simplement clarifier mes pensées sur un thème particulier. 

Crédit photo : photo personnelle

Enfin je me sers de ce journal… comme d’un journal intime, tout simplement. Très souvent le soir, juste avant de me coucher, je note mes sentiments, ce que j’ai sur le cœur. Cela m’aide énormément, j’en suis sûre, à trouver le sommeil ensuite. 

Et au niveau de l’équipement ça donne quoi ?

Je te l’ai dit au début, j’adore les articles de papeterie, cette activité me permet donc de faire de jolis achats ou de donner des idées de cadeaux à tous mes proches : des crayons de couleur aux rubans adhésifs décoratifs, tout me plaît. Les outils dont je me sers le plus sont visibles sur la photo suivante. Il s’agit notamment de stylos noirs d’épaisseurs de mine différentes et de gros feutres de toutes les couleurs.

Crédit photo : photo personnelle

Evidemment il faut aussi un carnet. Les plus connus sont les carnets Leuchtturm 1917. J’en ai eu deux et ce sont des valeurs sûres. A force de pratiquer cette activité, j’ai cependant découvert d’autres marques, plus exclusives, chacune ayant sa spécificité. J’utilise actuellement un cahier de la marque Nuuna fabriqué en Allemagne, dont la couverture est en cuir gravé. Ses pages sont un poil plus grandes et plus épaisses que les pages des carnets traditionnels, elles me plaisent énormément.

Et pour terminer pourquoi j’aime ça ?

Je crois que cela transparaît au travers des paragraphes précédents. J’aime dessiner, colorier, acheter de belles fournitures pour le faire et cette activité me permet parfaitement d’assouvir ces envies. Je sais au passage que je ne suis aucunement douée pour le dessin, mais cela n’a aucune importance. Je le fais pour mon plaisir et rien que pour ça. Le bullet journal, élaboré uniquement à la main, est d’ailleurs un véritable outil pour renoncer au perfectionnisme : toutes les pages ne sont pas belles et certaines sont justes ratées, il faut savoir l’accepter ! 

J’aime aussi le caractère parfaitement modulable de ce calendrier un peu spécial. Chaque mois je peux choisir de remettre en question le format choisi et en définir un autre plus conforme à mes priorités du moment. 

Enfin, mon journal m’aide à m’organiser mais surtout à calmer mes émotions. J’ai souvent l’impression d’être débordée, de ne pas savoir par où commencer, ou d’être submergée par mes sentiments. Quelques minutes sur mon journal, un tableau par ici, un dessin par là, quelques lignes posées et la radio en fond sonore : tout va déjà mieux.

J’avais envie depuis longtemps de te parler de cette activité. Tu connaissais ? Tu as aussi un « bullet journal »?

19 commentaires sur “Mon bullet journal 2020

  1. J’ai essayé mais n’ai jamais réussi à m’y tenir… tu sais pourtant que la créativité n’est pas un problème chez moi, mais justement ! J’avais envie de trop de choses et pas assez de temps. Me contraindre chaque jour à faire le point sur le lendemain, dessiner la page de la semaine, et puis la typo n’est pas ce que je préfère non plus. .. tout ça c’était du temps « perdu » à ne pas pouvoir faire d’autres choses comme de la couture du crochet de la peinture ou un puzzle…
    J’ai donc un journal entamé il y a 4 ans qui traîne dans un coin, je m’en servirai de cahier de note plus tard…

    Par contre j’ai gardé un système un peu similaire pour le travail: chaque semaine une nouvelle double page avec les tâches à faire au boulot, des cases à cocher en face quand c’est fait, et j’y reporte d’une semaine sur l’autre ce qui n’a pas été fait. Je m’aperçois que je suis bien plus efficace depuis !

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    1. Au travail j’utilise le système de gestion des tâches d’outlook avec les catégories, ça me convient assez bien… Mais il faut dire que je travaille principalement sur support informatique !

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  2. J’en ai commencé un mais je ne suis pas assez assidue. Je l’ai gardé pour les grosses périodes, il est donc plus mensuel qu’hebdomadaire, et pour les listes, idées, etc.
    Je n’ai tout simplement pas le temps. Je pense qu’il sera de plus en plus précis au fur et à mesure que ma fille grandira 😉 pour l’instant, le soir, je tricotte ou je m’écroule !

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    1. Je choisis aussi régulièrement l’option « je m’écroule » ! Finalement au minimum le BuJo me prend un juste peu de temps chaque semaine mais c’est vrai que souvent j’y passe plus de temps. En revanche je le fais aussi parfois en même temps que je m’occupe des enfants, quand ils font leurs coloriages par exemple.

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  3. Je deviens schizo avec tous ces nouveaux pseudo !
    J’admire ta patience et créativité mais disons que je n’ai ni l’un ni l’autre XD
    Google agenda est mon ami.

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    1. Je suis désolée pour les pseudos ! Mais pour ma défense, Suzanne était en fait le tout premier, de mon blog du temps où j’habitais à Paris, promis ! Pour le reste je crois que je ne peux rien faire pour toi tu aurais même eu le droit de te dispenser de la lecture de cet article en fait 😀 .

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  4. Je me souviens que tu en avais parlé sur ton blog. Tu m’avais donné envie de m’y mettre. Cela tombait sur un moment chez moi où j’avais besoin de prendre le temps chaque jour pour m’organiser et anticiper. Cela m’avait bien aidé. Mais j’ai au final tenu 6 mois. Si j’aime prendre mon stylo pour écrire et la papeterie, cet exercice quotidien est devenu trop contraignant, je n’y prenais aucun plaisir.
    Par contre j’ai gardé ce concept pour répertorier mes lectures et quelques citations.

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    1. Je ne le fais pas non plus chaque jour. J’ai essayé mais je n’arrive jamais à m’y tenir sur la durée. Je dirais qu’en général je le remplis un jour sur deux ou sur trois, mais il m’arrive aussi de rester une semaine sans m’en occuper… Je m’écoute, pas question de se forcer !

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  5. J’aime beaucoup le BUJO (oui, je l’appelle par son petit nom) ! Je ne l’utilise pas dans ma vie perso, parce que pour l’instant le calendrier partagé avec mon mari nous suffit. Mais peut-être que quand des enfants viendront nous rejoindre, cela deviendra nécessaire (et je pourrais alors lâcher mon côté créatif dessus !).

    Comme Chaperon Rouge, je l’utilise dans mon travail, en version journalière. Je me fais une double page avec tous les jours de la semaine, et je note les tâches à effectuer jour par jour, en les reportant d’un jour sur l’autre si elles n’ont pas été faites. Cela me motive pas mal de cocher des tâches faites, et j’oublie beaucoup moins les relances par exemple !

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    1. Oh super enfin une autre connaisseuse ! Moi aussi en tant normal je dis toujours BuJo 😉 . Comme je disais à Chaperon Rouge de mon côté au travail les carnets avec des prises de notes par date me suffisent et pour l’organisation, j’utilise plutôt les tâches d’ Outlook. Et j’aimerais bien voir ce que ça donne un BuJo sans le côté créatif en fait !

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  6. Oh j’adore cet article, et la simplicité avec laquelle tu présentes cette activité.
    En ce qui me concerne, ça fait déjà un an ou deux que j’essaie de m’y mettre sans avoir encore trouvé le format qui me convienne : j’avais commencé par des carnets déjà pré-dessinés, avec des pages calendrier mensuelles et quotidiennes, puis j’ai essayé le carnet évolutif, mais finalement, je me trouve trop contrainte. Je réalise que je n’ai pas tant, comme toi, besoin d’une organisation hebdomadaire (enfin, peut-être que si mais je n’arrive jamais à trouver le temps de me poser, au calme, une fois par semaine), mais envie de laisser parler ma créativité, de faire des pages objectifs, gratitudes, etc….
    Bref, je continue à tâtonner sur cette activité, et à trouver doucement ce qui me convient 🙂

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  7. Ca me fait plaisir que cet article te plaise 🙂 . Finalement ce qui est vraiment bien en général avec le Bullet Journal, c’est qu’on est totalement libre. La méthode d’origine repose sur une version journalière, mais je sais que pour moi c’est trop et que la semaine me suffit… Et comme je disais en introduction, entre mon BuJo 2016 et mon BuJo actuel il y a peu de points communs ! J’espère que tu trouveras la méthode qui te plait et que tu me montreras 🙂 .

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  8. J’utilise un Bujo depuis 4 ans maintenant et ils ont évolué avec moi, en fonction de mes besoins.
    Les premiers étaient très colorés, avec des dessins, des weekly qui changeaient d’une semaine sur l’autre le temps que je trouve mon style. (Et je changeait de carnet à chaque semestre universitaire)
    Et puis j’ai découvert les « dutch door » quand j’avais des semaines à rallonge entre la fac, les stages, les préparatifs du mariage et mon quotidien tout en voulant tout voir d’un clin d’oeil.
    En ce moment, il est très basic, il se rapproche plus de la version américaine originale. Comme toi, il me permet de calmer mes angoisses quand je me sens submergée par la liste de ce que j’ai à faire. C’est parfois au fond de mon lit, avec un tisane, que je programme ma journée (ou les deux/trois jours) à venir, pour pouvoir retrouver de la sérénité avant de dormir.
    Monsieur Triton a le sien aussi, et nous prenons le temps parfois de remplir nos Bujo en même temps, pour échanger autour de ce qu’on a fait, des ce qui nous reste à faire, des projets qui y sont inscrits.
    J’ai trouvé avec le Bujo ce qu’aucun agenda, cahier, carnet ne pouvait m’apporter.

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