Sommes-nous en train d’échouer ?

Sommes-nous en train d’échouer ?

C’est la question que nous nous posons très souvent en ce moment avec Monsieur Génial. Sommes-nous en train d’échouer dans notre rôle de parents ?

Dure question n’est-ce pas ? Tout aussi dure que les difficultés que nous rencontrons avec Petit A en fait. Parce que oui, clairement, en ce moment, c’est compliqué. On est en permanence en conflit, il y a des hurlements, des pleurs, des punitions. Les moments calmes et câlins se comptent sur les doigts d’une main et sont fugaces. Et forcément arrive le temps des questions.

Ce bébé bonheur

Petit A a été le « bébé d’après », il est arrivé après ma GEU, il est celui pour qui on a eu peur (jusqu’à la naissance où il est né avec un score d’Apgar très bas) mais aussi celui qui nous a reconstruit. Le bonheur qui nous avait échappé quelques mois auparavant.

La relation que j’ai avec lui est viscérale, tout mon être voulait ce bébé et ne vivait plus que pour lui. Et quand il est arrivé nous avons été sur un nuage. Les nuits pourries, les difficultés d’allaitement, les siestes inexistantes, les pleurs de décharge n’étaient que détails dans le bonheur quotidien que l’on vivait. Un bonheur si grand qu’on a très vite décidé de le multiplier en agrandissant la famille. Parce que c’était facile. On tâtonnait mais on était fait pour être parents. On s’accomplissait dans ce rôle qui nous transportait Monsieur Génial et moi.

Mais alors quatre ans et demi après pourquoi on a l’impression d’être face à un mur ?

Crédit photo : Pixabay

Ce petit garçon malin

Un jour en allant chercher Petit A je discutais avec une des animatrices qui s’occupe de lui depuis deux ans maintenant. Cette animatrice nous avait beaucoup aidés avec les débuts d’école difficiles et les pleurs pendant des mois au moment de le déposer. Je sais qu’elle s’est attachée à Petit A et quand elle me parle de lui, c’est visible qu’ils ont tissé une relation. Et ce jour-là, elle m’explique qu’ils ont remarqué avec les autres adultes encadrants que Petit A avait des raisonnements peu communs pour un enfant de son âge et surtout, qu’il était capable de détecter la moindre brèche et de s’y engouffrer et qu’il fallait sortir les rames pour rattraper ça après.

Je n’ai pu qu’acquiescer à ce qu’elle me racontait. Ce que moi j’appelle « le radar à connerie ». Et voilà où on en est. Petit A est adorable, mais :

  • il est insolent et nous répond, voire a toujours une explication à donner pour continuer la bêtise qu’on lui demande d’arrêter de faire,
  • il fait toutes les bêtises possibles et imaginables. C’est simple : il a un pouvoir d’analyse du lieu et je pense qu’une liste se crée dans sa tête de tout ce qui est dangereux ou interdit,
  • il manipule les autres pour faire les bêtises à sa place (pour que les autres se fassent gronder à sa place),
  • on l’a surpris plusieurs fois à nous mentir,
  • il ne supporte pas les punitions et ça part systématiquement en escalade (un simple « va réfléchir dans ta chambre » se transforme en pugilat avec hurlements, destruction…)

Ces derniers jours ont été épuisants à base de hurlements constants et de punitions. Et en se posant dans le canapé le soir après les avoir couchés, on en est arrivé à cette question avec Monsieur Génial.

Où est-ce qu’on s’y prend mal ? Sommes-nous en train d’échouer en tant que parents ?

Réinventer encore et encore

Le plus difficile pour nous c’est qu’il y a Petit M au milieu. Lui aussi se retrouve à subir l’ambiance. Il est « puni » par procuration quand il se retrouve à ne pas pouvoir jouer avec son frère alors qu’il en a envie. Il se retrouve au milieu des hurlements de son frère et de l’exaspération de ses parents qui, à bout, n’ont plus les ressources pour gérer ses petites frustrations à lui. Et on ne veut surtout pas que ce soit une situation normale.

Alors on essaie de trouver d’autres méthodes, on achète des livres pour discuter avec Petit A (mais honnêtement, quand on a passé 10 minutes à lui parler et qu’il nous regarde en disant « c’est rigolo ton sourcil il bouge quand tu parles », on se demande s’il nous écoute seulement …), on tente de dialoguer au lieu de hurler, on s’isole nous adultes plutôt que de se mettre à hurler.

Mais c’est dur. Et je t’avoue que quand je repense à cette phrase « Petits enfants petits soucis, grands enfants grands soucis », j’ai peur. Peur que si on n’arrive pas à trouver un moyen de communication pérenne maintenant, on se retrouve face à un mur encore plus grand plus tard. Et quand je pense à ça, mon cœur se serre et mon ventre se crispe.

26 commentaires sur “Sommes-nous en train d’échouer ?

  1. Bonjour,
    J’ai l’impression de lire ma vie en ce moment. Ma fille a 3 ans et 1/2 et nous vivons sensiblement la même chose. Et forcément, les mêmes questionnements en tant que parents… nous espérons (très très tres) fort que sa rentree a l’école arrange un peu les choses. Car depuis le 17 mars, nous étions quasiment en vase clos et nous sommes arrivés à un point où je n’arrive plus à prendre du recul. Le fait de la mettre chez ses grands-parents pendant 24h ne nous permettait pas de recharger les batteries. Bon courage à vous 2.

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    1. Oui le vase clos n’a pas aidé à apaiser les relations je pense. Ici on voit aussi clairement l’impact de la fatigue. J’ai écrit cette article peu de temps après la reprise et je pense que le rythme (celui de nous au travail et lui en centre de loisirs) a été très très dure à remettre en place (surtout avec le confinement ou c’était beaucoup plus souple). Bon courage avec ta fille j’avais vu une amélioration avec l’école même si c’est un peu par « vague »

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  2. Oh la la que c’est dur :/ mon petit neveu est un peu comme ça (les colères en plus. Il hurle à la mort à la moindre contrariété. ..), et j’avoue que ça m’inquiète bcp. Il a aussi une histoire particulière durant sa gestation. Je ne peux pas m’empêcher de me dire que, peut être, c’est pas anodin… ses parents l’ont enfin emmené voir un pedopsy, on attend le bilan. J’espère que ça leur donnera des clés !
    Courage avec petit A et, par rebond, petit M. Je vous souhaite de trouver des solutions qui apaiseront tout le monde 🙂

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    1. Petit A est surtout dur avec nous donc pas de comportement vraiment visible comme ceux que tu décris pour ton petit neveu. Il fait parfaitement illusion auprès de nos proches si on ne les vois pas beaucoup/souvent/longtemps. C’est parfois encore plus difficile à gérer car on se retrouve face à l’incompréhension des gens « mais non il est ultra calme votre fils ». Étant donné sa capacité à faire illusion j’ai du mal a me dire qu’un pedopsy pourrait aider dans l’immédiat pour moi. Mais j’espère vraiment que le bilan pour ton petit neveu permettra d’avancer dans l’apaisement pour tout le monde.

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  3. Déjà je trouve que le fait de voir les problèmes et de vouloir y remédier en vous adaptant quand ça ne marche pas est un très bon signe. Vous êtes de bons parents !
    Je comprends votre détresse, courage !

    Quelques idées (en pensant bien que je ne connais pas votre situation) :
    – essayer de voir avec les médecines douces (ostéo, acupuncture…) si il n’y a pas une gène quelque part qui le mettrait de mauvaise humeur / dans de mauvaises dispositions => j’ai eu le cas brièvement avec mon fils à ses 1 ans, une période où il était très grognon et ou en 2 séances d’ostéo c’était réglé car il avait un léger problème au niveau de la colonne qui le tendait en permanence

    – l’emmener voir un pédopsy pour voir si il peut vous aider

    – essayer de l’occuper plus, de le mettre face à des petits défis pour ne pas qu’il ait le temps de faire des bêtises. Il a l’air très intelligent votre petit garçon, peut être qu’il manque de stimulation et en s’ennuyant fait des bêtises (ça l’occupe et ça attire votre attention). De la même facon, essayer d’avoir des moments juste avec lui pour qu’il puisse faire des activités de grand

    – s’il est dans la surenchère de bêtises pour que vous vous occupiez de lui, ignorer totalement ses bêtises (non dangereuses) pendant plusieurs jours. En parallèle pensez à survaloriser tout ce qu’il fait bien.

    – le confier plus souvent à des amis ou vos familles pour voir comment il réagi à d’autres règles, manières de faire

    Dans tous les cas, ne cédez pas, vous trouverez vos solutions et il va grandir et évoluer.

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    1. Déjà merci beaucoup pour ton messages très bienveillant! Merci pour les pistes. J’avoue en avoir testé quelques unes déjà (avec plus ou moins de succès) en revanche j’avais complétement occulté la possibilité de l’emmener chez un osteo et je me dis que c’est vraiment quelque chose à creuser! Merci beaucoup!

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  4. oh là là, pas facile ! nous vivons un peu la même situation, ma fille a 3 ans 1/2 et vient de rentrer à l’école. Heureusement, nous avons réussi (je ne sais pas comment) à maintenir le dialogue et les punitions fonctionnent. ça nous sauve puisque nous parvenons à désamorcer certaines choses. Quand je vois comment on désespère de lui faire passer ce ton … je n’imagine pas ce que vous vivez.
    Une piste, j’imagine que vous avez déjà entendu dire que cette période est aussi appelée la petite adolescence ? Mon frère a un ado à la maison, quand on parle de nos enfants, on n’a pas l’impression qu’ils ont 11 ans d’écart, c’est pareil : rien ne va, ils ne veulent rien faire, c’est pas bon, insolence et j’en passe. Du coup, il paraît que ça se gère de la même manière : tenir, ça va passer et il te remerciera plus tard.
    j’espère que c’est vrai, je me dis que tout ceci a une fin… bonne chance à vous quatre.

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    1. J’avais vaguement entendu parler de la « petit adolescence » mais sans plus. Je vais peut être regarder plus en détails. en revanche ça ne me rassure pas pour la vrai adolescence :-D. Courage pour le ton. ici avec les deux premières années d’école ça a été les montagnes russes. Parfois on voyait un vrai changement positif et d’autres fois on voyait toute l’influence nocive de l’école…

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  5. Que ça me rassure de lire ce texte car je traverse EXACTEMENT la même chose. Je ne comprends pas, pourquoi (presque) tout est conflit en ce moment, et je me demande en permanence si je ne suis pas trop laxiste (je lache tout) ou trop sévère (je hurle, je punis). Bien sur je baigne comme tout le monde dans le discours ambiant de « bienveillance » et je culpabilise car chez nous il est impossible de mettre le cadre en douceur, ça finit presque systématiquement par un rapport de force (en ce moment en tout cas).
    Je trouve petit à petit des clés et surtout je vise un seul objectif : rester moi-même calme et zen. Mon objectif n’est pas que mon enfant soit zen car je suis persuadée que je ne peux pas empêcher les tempêtes émotionnelles à cet âge là et qu’il faut bien qu’elle les traverse pour apprendre à les gérer (je pratique comme tout le monde l’humour et la diversion pour éviter l’escalade d’émotion et de conflit dès que possible mais ce n’est pas toujours possible !) Par exemple je ne supporte pas les hurlements, avant j’essayais à tout prix de calmer mon enfant, sauf que cette petite ne sait se calmer que tout seule : donc hurlements = dans ta chambre, de force s’il le faut (avec douceur et sans énervement), et avec l’option câlin ouverte à tout moment si tu arrêtes de crier. J’essaie petit à petit de mette mes propres limites celles qui me permettent d’être ensuite à l’écoute. C’est pas facile et je cherche encore… C’est plus facile depuis que je ne prends plus les crises de ma fille comme un échec ou une provocation mais comme une situation normale de son âge et que je réagis donc avec plus de « détachement » et moi d’affect négatif. Sauf que le détachement quand on est soit même fatiguée et énervée… comment dire… Trop dur parfois d’être parent !!

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    1. Je me reconnais tout à fait dans ta description ! C’est la relation et la réaction qu’on a avec notre deuxième depuis à peu près 1 an, je dirais. J’ai l’impression que ça va mieux depuis cet été… on a juste décidé d’être patients, calmes autant que possible, ne pas (trop) culpabiliser quand on finit par se fâcher, bref faire du mieux qu’on peut. Je crois qu’il s’apaise progressivement, seul le temps le confirmera 🙂

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    2. Merci pour ton message. C’est rassurant de savoir qu’on oscille tous entre laxisme et dictature en se demandant toujours si on arrive a faire l’équilibriste. Le discours ultra culpabilisant sur l’éducation bienveillante tartiné la dessus et qui n’aide en rien. Bon courage pour les tempêtes émotionnelles! Hier Petit M a tenu à me montrer qu’il était capable d’en subir comme son frère… vivement la suite 😀

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  6. Courage ce sont des moments difficiles à passer. Se poser la question, se remettre en question prouvent que vous voulez bien faire et que vous chercher des solutions, c’est déjà un début.
    Nous avons et connaissons encore parfois des moments difficiles avec J.(en particulier des couchers qui durent jusqu’à 23h au delà de notre patience et des crises de colère) La grossesse a été compliqué. Sur conseil d’un ami, nous avons consulté une kinésiologue, après plusieurs séances, nous voyons du mieux et surtout nous avons appris des choses sur lui, sa façon de penser, ses croyances. Et en parrallèle sur nous aussi, et surtout sur moi la maman, mes peurs, mes craintes, parfois empiétaient (et empiète encore) sur sa vie de petit garçon. La kinésiologie ne fait pas de miracle mais elle m’a permi de me sentir accompagner, comprise et aidée.Elle nous fourni des pistes, à nous de les mettre en pratique au quotidien.
    PS : cette phrase aussi me fait peur pour l’avenir, mais nous y arriverons….tous

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    1. Je pense qu’on va tenter effectivement différente approche. L’ostéo me tente pas mal je vais en discuter avec Monsieur Génial. Mais oui il va falloir qu’on tente différentes approches pour trouver celles qui nous convient à tous! Bon courage avec J!

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  7. Je plussoie la possibilité de faire appel à un pédopsychiatre pour être aidés, soutenus, guidés avec petit A.
    Par ailleurs, sachez qu’il existe dans chaque département des services de PMI qui peuvent, au delà des pesées et des visites médicales des bébés, vous accompagner jusqu’aux 6 ans de votre enfant, notamment en faisant de l’accompagnement à la parentalité, par des visites à domicile par exemple… être le nez dans le guidon ne nous aide parfois pas à prendre du recul sur la situation et on ne voit plus comment faire. L’intervention d’un tiers peut être bénéfique !

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    1. J’avoue n’avoir jamais mis les pieds dans la PMI à laquelle je suis rattachée et le peu de contact que j’ai eu avec des professionnels en étant issu (lors de mon contrat avec mon assistante maternelle) ne me donne pas vraiment envie d’y aller… Mais je note que ce dispositif existe et je n’hésiterais à me renseigner plus si besoin! Merci!

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  8. Pas facile mais je crois que beaucoup de parents et d’enfants passent par là… chez nous ca a duré de 2 ans à quasi 3 ans. Avec un pic vers 2 ans 1/2 ou je rentrais à la maison à reculons en sachant pertinemment que des la porte passée les oppositions commenceraient. Nous nous sommes beaucoup questionnés et nous avons surtout vu que son attitude a l’extérieure était totalement opposé (sage et obéissant, calme et disposé à entendre les objections des adultes … ) ça nous a permis de garder Le Cap et de se dire que nos efforts paieraient. Finalement il a totalement changé d’attitude quasi du jour au lendemain quand j’ai changé de travail … je ne crois pas aux coïncidences mon nouveau travail me permet de rentrer plus tôt le soir (18h contre 19h15 avant) et j’ai donc un vrai temps de qualité à lui accorder (ainsi qu’à sa sœur tous les soirs) … je lui communiquais certainement une partie de mon stress du rush du soir et une écoute pas suffisamment entière pour qu’il en tire satisfaction. Pas toujours simple l’équilibre familial. Bonne chance et tenez bon ça passera

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    1. J’ai effectivement beaucoup (trop) travaillé sur le mois je juin/juillet avec une disponibilité nulle pour mes enfants (pour ma vie privée en générale….) Cela va bien mieux depuis aout mais effectivement ça n’a pas du aider. Après je continue à faire des journées assez étendues mais c’est malheureusement inhérent à mon métier et ne pourra pas changer du tout au tout. J’ai beaucoup pris le temps pour eux la semaine dernière pour la rentrée (étant donné que le ville avait fermé le centre de loisirs j’ai passé le lundi et le mercredi après midi avec eux) et la situation est apaisée depuis. C’est peut être une piste effectivement! C’est difficile de contenter son employeur, ses enfants, la société… mais on va bien y arriver!

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  9. Merci beaucoup pour votre article qui permet de mettre en mots un véritable tabou dans de nombreuses familles. Ma première réaction, en tant qu’éducatrice de profession, est de vous déculpabiliser : si vous vous posez autant de questions sur votre parentalité, c’est que vous la mettez au travail. Certes les réponses ne sont pas encore là, mais elles ne vont pas tarder. Vous savez prendre du recul sur vous-même et c’est là une chose bien difficile quand on est parent. Si en plus vous arrivez à en débattre en couple, à décortiquer les incidents, à trouver ensemble ce qui pourrait se faire autrement, c’est une des clés vers le succès. Je comprends avec grande empathie votre fatigue, votre lassitude, votre incompréhension, et aussi votre demi-deuil de l’enfant parfait qu’on s’imagine toutes en secret. Bravo pour ce pas en avant dans la réflexion.
    Je ne vais pas répéter les conseils prodigués dans les réponses ci-dessus, que je trouve très justes et adaptés – même si c’est à vous de les adapter à votre quotidien et aux réactions de votre enfant. C’est lui, finalement, qui va vous dire ce qui le touche plus ou moins.
    Je ne peut que vous inviter à fréquenter la bibliothèque de votre quartier, et la ruiner en livres jeunesse sur les émotions et la colère. Ici, la lecture, c’est un biais qui permet de calmer la tension et ma fille de 3 ans arrive à dire comment la colère l’envahit. On résoud (enfin on tente) une colère par « tu vas dans ta chambre te calmer » (dans les faits, on l’y dépose, hein, soyons réaliste, c’est très rare qu’elle y aille par elle-même), puis c’est elle qui revient vers nous en disant « je suis calme ». Quelques minutes après, on se pose sur un bout de canapé et on lit une histoire sur la colère ou les émotions, ce qui permet un petit debriefing…
    Parmi les livres magiques (« grosse colère », « tchoupi dit non », « bonne nuit petit monstre »…), vous pouvez également tenter le livre sur les choudoudous, écrit par un pédopsy de mémoire. Il parait qu’il a la même influence que Max et les maximonstres. Sait-on jamais.
    Et puis…. Vous pouvez aussi dire, à certains moments, à votre enfant : « là, maman, elle ne sait pas ce qu’il faut faire. Alors dis-moi, explique-moi. Il faut que je fasse quoi pour que tu m’écoutes ? Car moi, je voudrais vraiment être une super maman ».
    Bon courage. Ne lachez rien.

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    1. Merci beaucoup beaucoup pour votre commentaire!! J’aime beaucoup votre exemple de demander à l’enfant ce qu’il attend. Je pense tenter de le mettre en pratique! Pour les livres nous en avons déjà une certaine collection mais je regarderais les titres que vous mentionnez (grosse colère est bien connu ici)! Encore merci.

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  10. Je compatis très fort…
    Cette question me traverse aussi l’esprit de temps en temps, plus ou moins fréquemment. En ce moment plus que d’habitude, du reste… Avec la naissance de la petite sœur et l’entrée à l’école nous faisons face à un pic de violence qu’il n’est pas facile de trouver comment contenir.
    Je pense tout de même que douter et s’interroger c’est déjà la moitié du chemin. Plein de courage à vous deux, j’espère que vous trouverez bientôt un moyen de sortir, vous et votre enfant, de cette situation douloureuse pour tout le monde.

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  11. Merci pour votre article ! Je me reconnais beaucoup dans cette situation et ça fait du bien de se sentir moins seule.
    De notre côté, aux moments des grosse tension on va dans un lieu d’accueil Parents enfants ou on se fait aider par un pédopsychiatre. Il est vraiment génial car il trouve le bon ton et les bons arguments pour dire à notre fiston de dormir, de manger et de nous écouter. C’est Vraiment magique, ça marche immédiatement… jusqu’au prochain moment de tension.
    Faire appel à un tiers, en l’occurrence Un pédopsychiatre, nous a sauvé plus d’une fois . Sans entamer une démarche de fond c’est Agréable de se faire épauler un peu en tant que parents.

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    1. Vous êtes beaucoup à émettre l’idée du tiers. Effectivement c’est toujours plus simple de pouvoir avoir quelqu’un d’extérieur moins impliqué émotionnellement que nous. Merci pour ton retour en tout cas. Et bon courage!

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  12. Je ne prends connaissance que maintenant de cet article, et je ne sais pas si vous êtes encore dans une période compliquée avec Petit A, mais je me souviens que nous avons vécu une phase similaire avec Poupette, quand elle était en moyenne section, et qu’on était pas loin de devenir fous. Nous aussi nous avions la problématique de la petite qui pâtit pleinement de l’ambiance tendue dans la famille, et on essayait au maximum de passer du temps en solo avec Poupette, d’accueillir ses frustrations, de lui faire faire des activités de grande, etc… Pendant des mois à ce régime et RIEN ne fonctionnait !

    On a fini par faire quelque chose de très concret : on a écrit noir sur blanc trois règles qu’elle devait respecter, et on a fait un tableau hebdomadaire avec un code couleur pour valider son comportement quotidien.
    Déjà, on a réalisé en lui expliquant les règles à suivre qu’il y avait une part de son comportement qui était dû à de l’incompréhension de sa part : ce que l’on prenait pour de l’insolence, c’était juste sa manière à elle de répondre à une injonction qu’elle ne comprenait pas, d’être gênée et embêtée (comme elle avait déjà à l’époque un vocabulaire de fou, on ne pensait pas du tout à ça : gros coup de massue).
    Ensuite, le fait d’avoir cette marche à suivre très concrète (règle non respectée = sanction immédiate, la sanction étant d’être isolée dans sa chambre, malgré les cris, le fait de tambouriner à la porte, etc…), nous a fait énormément redescendre en pression, nous, les parents.
    En quelques semaines (je dirais deux ou trois maxi), c’était réglé. Alors certes, elle avait aussi mûri pendant toute cette période, mais on a vraiment senti un déclic, un avant et un après.

    Bon voilà, ça vous fait une piste de plus à tenter, si vous la jugez pertinente. Mais surtout (et c’est peut-être encore plus important), ça vous fait un témoignage de plus pour vous rassurer : non, vous n’êtes pas en train d’échouer, vous êtes en train de vivre une étape normale du processus d’éducation, rude, pénible, épuisante, mais normale. Courage !

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    1. Merci merci merci pour ce commentaire!!! Merci pour les pistes. Merci pour les encouragements.
      Pour le moment petit A est un peu moins volcanique (et c’est petit M qui a pris le relais XD) mais je note tes pistes que je trouve très adaptées à ma famille et notre mode de fonctionnement.

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