Mon rapport avec la religion aujourd’hui : comment trouver ma place ?

Mon rapport avec la religion aujourd’hui : comment trouver ma place ?

Originaire d’Alsace-Moselle, j’ai une forte culture religieuse du fait du Concordat en application dans ces régions. Le Concordat est relatif à un ensemble de « lois allemandes » acquises lors de l’occupation allemande et conservées suite au rattachement de ces régions à la France. Au niveau religieux, les cours de religion sont notamment obligatoires. J’ai donc évolué toute jeune dans la foi, effectué un cheminement classique jusqu’à la confirmation et je me suis mariée à l’Eglise. Mon mari a grandi aussi dans un milieu avec une vraie place pour la religion. Clairement nous venons de régions avec une forte culture religieuse. Cependant nos parents ont toujours été très détachés par rapport à cela, et ne nous ont jamais rien imposé. D’ailleurs mon frère n’est pas spécialement croyant alors que nous avons eu les mêmes bases.

Après la naissance de mon deuxième garçon, nous avons voulu le baptiser assez rapidement. Comme notre aîné finalement. Pourquoi ? Par tradition pour mon mari, plus par conviction plutôt pour moi. C’est pour ces mêmes raisons que notre fils aîné est dans une école privée catholique. Nous voulions qu’il ait une culture religieuse, et il fera ce qu’il souhaite plus tard.

Tu l’auras compris je suis vraiment croyante. Mais cela ne se voit clairement pas au milieu de mon visage. Oui, je ne suis pas une croyante exemplaire, car je ne pratique quasiment plus. Pas de messes, pas de bénédicité à la maison, mon mari – bien qu’ayant des valeurs fortes – ne parle pas plus que cela de la religion… Bref espérons que l’éveil à la foi de mon ainé – qu’il commence en septembre – me permettra d’aller dans le droit chemin 🙂

Plus sérieusement, je manque cruellement de temps. Envisager d’aller à la messe tous les dimanches, c’est du temps en moins pour cuisiner, gérer la maison ou tout simplement être avec mes enfants. Ma pratique en communion n’a clairement pas sa place pour le moment dans ma pratique hebdomadaire, les prières si. Admettons que c’est quand même rapide et pratique de prier.

Et pourtant, ce n’est pas de la mauvaise volonté que de ne pas aller pratiquer, c’est à dire d’aller à la messe. A chaque étape importante de ma vie, ma foi est systématiquement ravivée. Déjà j’aime parler de la religion à mes enfants, et le fait que l’aîné soit dans une école catholique, m’a encouragé à rejoindre la pastorale de l’école. Cela a été finalement le premier pas pour me rapprocher à nouveau de ma religion. Alors quand j’ai baptisé le Pinson, je me suis dit : et si je m’investissais enfin dans une paroisse ?

Crédit photo : Pixel2013

J’ai vite rejoint une fraternité – qui est un groupe d’une dizaine de personnes se réunissant dans la prière et afin de débattre sur des thèmes proposés par le diocèse. J’ai aussi rejoint l’équipe de communication d’un doyenné. Sauf que ce que j’attendais, ce qui était censé entretenir ma foi, ne m’a pas apporté ce que je cherchais. L’objectif pour moi, c’était de me poser des questions sur le monde qui m’entoure, et de les mettre en perspective avec la société d’aujourd’hui. Cependant je me suis investie dans des choses qui ne me convenaient sans doute pas. La fraternité – bien qu’agréable – m’obligeait à me dévoiler dans mes prières, mais aussi j’étais la seule sans mon mari contrairement aux autres couples… Comme si la foi se vivait systématiquement à deux ? Je ne m’y suis pas sentie à ma place, et ce d’autant plus que certaines personnes insistaient pour que mon mari se joigne à nous. Je me suis sentie comme un imposteur en fait. Chez certaines personnes, il y avait des icônes un peu partout, des croix accrochés au mur. Je suis clairement plus discrète dans ma pratique en fait. Quant à l’équipe de communication avec qui je travaillais, il n’y avait pas de réel moteur et je me suis sentie très seule pour faire avancer le projet en question. Mon engagement s’en est trouvé mis à mal et je n’ai pas souhaité poursuivre.

J’en garde une certaine amertume. Je pensais que l’investissement que j’allais mettre dans ces projets, allait me nourrir intellectuellement et spirituellement. Je me suis vraiment « ouverte » et j’avais vraiment cette envie d’aider. Mais c’est tout l’inverse que j’ai ressenti. Je n’ai pas ressenti toute l’ouverture et la bienveillance que j’aurais désirées. Du moins pas par tout le monde. Je n’y ai vu aucune méchanceté mais je pense seulement que ma religion manque d’ouverture et de modernité par rapport à une société qui a profondément évolué. En outre, j’ai ressenti une certaine solitude, car je me suis retrouvée avec des gens qui ont un sens religieux sans doute irréprochable et très pratiquant. J’en ai été presque mal à l’aise, car c’était juste « trop » pour moi. Pas trop de Dieu, non. Trop dans la manière de pratiquer, de formaliser les choses… Cela n’avait pourtant pas été le cas avec les personnes rencontrées lors des préparations au baptême notamment (je dirai même : au contraire !) Ou suis-je tout simplement une impostrice ?

Je suis triste d’écrire cet article. Pour ma foi, pour les valeurs religieuses que je veux donner à mes enfants. Peut-être que je ne suis pas tombée sur la bonne paroisse ? Peut-être que je ne suis pas une bonne croyante ? Quoiqu’il en soit, je n’ai pas trouvé pour le moment ce que je cherchais. Sommes-nous obligés d’être « ultra pratiquants » et rigoristes pour être de bons croyants ? Est-ce que l’entre deux peut être possible ? J’avoue que je suis un peu perdue dans mon cœur, alors que mon amour pour Dieu et ma foi sont bien présents.

13 commentaires sur “Mon rapport avec la religion aujourd’hui : comment trouver ma place ?

  1. Bonjour Etoile,

    Qu’est-ce que pour toi être une bonne croyante? Je pense que c’est ta réponse à cette question (qui n’est pas ce qu’il y a de plus simple!) qui a le plus d’importance pour trouver comment vivre ta religion dans la joie. Je me permets une comparaison avec un domaine un peu éloigné mais si on prend le yoga par exemple, il y a bien des façons de le pratiquer, très méditatif, très doux, ultra-sportif et il n’y a pas de mauvaises façons, il y a juste des façons qui conviennent à certaines personnes et pas forcément à d’autre… Prends le temps de trouver ce qui te convient à toi !

    De mon coté, j’ai tendance à croire que qui vient du cœur a plus d’importance que tout ce qui est ritualisé, codifié. Pourtant, en grandissant dans ma tête (ou en vieillissant!), je me rends compte que les rituels ont aussi une réelle utilité, ne serait-ce que parce que le fait de partager quelque chose peut le rendre plus fort, plus chargé de sens.

    Bon cheminement dans ta démarche. Essaie d’être aussi gentille avec toi-même que tu le serai avec un ou une amie qui se pose les mêmes questions! 🙂

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  2. À mon avis il n’y a pas besoin d’être ultra pratiquant et rigoriste pour être un bon croyant.

    Je ne crois pas du tout en Dieu, quelqu’il soit, peut être que mon avis est mal placé.

    Apres tout, le plus important n’est-il pas de croire en Dieu et en les valeurs de Dieu, de les appliquer et de les transmettre ?

    En quoi aller à la messe tous les dimanches, dire le bénédicité et pratiquer toutes les règles ferait de toi une meilleure catholique ? Enfin bon, on a tous une vie, on ne peut pas tout faire.

    Et puis des règles ça s’adapte à l’évolution de la société. C’est cette rigueur trop stricte qui n’aide pas non plus à s’intéresser à la religion.

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  3. Bonjour Etoile,
    Ton article m’interpelle et je me dois de te répondre ! Ça me rend un peu triste pour toi que tu ne trouves pas ta place actuellement dans l’Eglise, mais rien n’est perdu !
    Pour ma part je suis catho pratiquante, mon mari idem et nos enfants par la force des choses 😉 Pour autant tu n’es pas une moins bonne catholique, j’ai envie de te dire que ça se joue entre Dieu et toi 😉 Je pense que la messe est quand même un moment crucial parce que l’eucharistie est le coeur de notre foi catholique, mais il y a différentes tendances dans les messes, peut-être que tu te retrouverais plus dans des chants type Emmanuel, et que tu aimerais vivre ces célébrations joyeuses et vivantes avec ton mari et tes enfants, sans y aller tous les dimanches (dans un premier temps au moins – l’appétit vient en mangeant ;)) ça pourrait te renforcer dans ta foi, devenir un moment fort de votre vie de famille et aussi te permettre de rencontrer d’autres personnes/couples/familles de la même sensibilité que toi ! Dans les paroisses il y a parfois des messes des familles avec ce genre de chants, parfois aussi des veillées de prières… Dans quel coin es-tu ? Tu pourrais en parler avec ton curé, il pourrait t’orienter – ou l’aumônier de l’école de tes enfants ?
    En tous cas je crois que tu es « mal tombée » avec ta fraternité et qu’elle ne convient pas à ton cheminement. Je prie pour que tu trouves ta place !

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  4. Je comprends tout à fait ce que tu vis, car c est très proche de choses que j ai pu vivre.
    Mon analyse va peut-être choquer, mais je ne pense pas que ce soit un problème de religion, mais plutôt un problème de milieu social, voire un problème politique. J adore ma paroisse, depuis…qu elle est clairement une paroisse populaire, bien à gauche… les filles peuvent y être enfants de cœur, y a des tas de gens qui font baptiser leur enfants sans être eux même mariés, beaucoup de personnes sont issues de l immigration, y a le repas mensuel avec la communauté musulmane voisine, etc…
    Si tu as des dominicains près de chez toi, va voir aussi, ils ont une pensée très ouverte, et très poussée intellectuellent, je m y retrouve beaucoup.
    Ma mère est dans une paroisse, dans une ville ou 90% de la population a voté à droite (mais pas trop… bref, Fillon, quoi…) et l ambiance est très bourgeoise, bien comme il faut. Y a des gens super aussi, mais y a une autre ambiance, clairement…
    La messe m endort dans la paroisse de mes parents, alors que chez moi, je la trouve enjouée et dynamique!

    Mon père et mon mari sont agnostiques, ils vont a la messe pour nous faire plaisir a Noël et pâques et aux baptêmes, communions, etc…
    Ma mère et moi sommes très investies dans nos paroisses respectives, mais ma mère a déjà dû se mettre en colère pour qu on lui lâche la grappe sur le fait qu on ne voyait son mari qu au barbecue annuel de la paroisse…
    Bref, mon conseil, trouve une paroisse dans un milieu plus populaire (et où des dominicains!). Et n hesite pas a te mettre en colère et à poser tes limites (le gros problème du catho, c est qu il ne se met pas assez en colère, il y a des « saintes colères », il faut dire qd ca ne va pas, cf Jesus et les marchants du temple…)
    Des bises! Courage!!

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  5. J’aurais vraiment pu écrire cet article… J’ai longtemps dit « je suis croyante mais pas pratiquante », et puis lors de notre préparation au mariage, que j’ai fait seule (ahem, mari gendame absent, voila voila…..), le couple qui nous accompagnait m’a répondu « Mais croire, c’est déjà pratiquer non ? Vos prières, ce sont des pratiques. Alors vous n’allez peut-être pas à la messe tous les dimanches, mais vous pratiquez à VOTRE manière ». J’ai trouvé ça très chouette de ne pas me sentir comme une imposteure pour une fois !
    J’ai commandé à aller à la messe plus régulièrement, et mon mari est rentré de sa mission, lui aussi croit mais pas de la même manière que moi, et ne ressens pas ce « besoin » que d’aller à la messe de manière hebdomadaire. Quand ma fille est née pourtant, il était presque plus pressé que moi qu’elle soit baptisée, ce qu’on a fait à ses 2 mois. Il a déjà regardé les écoles privées du quartier parce qu’il veut qu’elle ait cette éducation religieuse.
    Avec le confinement, je n’ai pas été à la messe pendant 2 mois. Je me suis rendue compte que ça m’avait un peu manqué. Sauf que depuis que nous sommes déconfinés, je n’arrive pas à envisager d’aller à la messe avec ma fille de 14 mois, qui risque de courir partout (avant c’était facile, elle restait dans mes bras et chantait ^^). Je me dis que finalement, y aller pour ne pas être concentrée, je ne vois pas trop l’intérêt… Alors je continue de prier, chaque jour, comme toujours. Je pense aussi que le fait d’être dans une paroisse très « bourgeoise » (nous avons déménagé juste après notre mariage », n’aide pas vraiment. L’église est blindée chaque dimanche, il y a bcp de familles, d’enfants jeunes et moins jeunes. Et pourtant, jamais personne n’est venu à ma rencontre lorsque j’étais enceinte, ou avec un enfant en bas âge (sauf une petite dame le soir de Noël, où j’étais seule avec ma fille again, mais qui en fait n’habitait pas là ^^). Aller, je me dis que dans quelques années, ma fille n’aura plus besoin de courir dans les allées, et que nous y retournerons toutes les 2 avec envie !

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    1. Je vais à la messe seule avec mes trois enfants de 5 ans, 3 ans et 13 mois. Autant te dire que ça arrive qu’ils fassent du bruit ou cours dans les allées. Moi je dis, tant pis pour les grognons. Certes, j’ai eu quelques remarques désagréables, mais bien plus souvent des commentaires de soutien (et même un prêtre qui a râlé par ce que j’empêchais mon fils qui devait avoir 18 mois d’aller dans le chœur et qui lui a dit de venir avec lui !). Je suis plutôt dans une paroisse avec des gens âgés et il n’y a d’autres enfants que pendant les vacances scolaires. C’est loin d’être ma paroisse idéale, mais je préfère pouvoir aller à la messe en un quart d’heure à pied que faire une demi heure de voitures avec les 3 enfants pour aller dans une paroisse plus familiale. Donc quand on est en vacances, on en profite pour découvrir d’autres formes de messe, mais attendant, on fait « l’animation » dans notre église. Même si j’ai souvent du mal à me concentrer, j’ai l’impression que j’en retire (presque) toujours quelque chose. Et j’avoue que c’est plus facile pour moi de m’y tenir que la prière personnelle (même s’il arrive que je saute certains dimanche), mais je comprends tout à fait que ce soit différent pour d’autre.

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  6. Je rejoins tout à fait le commentaire de Madeleine ! De mon côté, j’ai eu la chance d’avoir des parents croyants qui vivent leur foi au quotidien, (pas seulement en allant à la messe le dimanche) et d’avoir connu une paroisse dynamique qui a su s’ouvrir aux jeunes notamment. Mais si je suis aujourd’hui croyante et si la foi fait vraiment partie de ma vie, c’est d’abord parce que je l’ai choisi en tant qu’adulte et que j’ai trouvé des lieux dans lesquels je pouvais puiser les ressources pour faire grandir cette foi. Madeleine parle des Dominicains, pour moi, ça a été la communauté des Béatitudes dans laquelle j’ai trouvé de quoi me nourrir humainement et spirituellement. Car la foi est avant tout motivée par une rencontre personnelle avec Dieu, qui ensuite se vit en communauté.
    Malheureusement (et heureusement), les chrétiens sont des humains comme les autres, avec leurs qualités et leurs défauts, et ce n’est pas parce qu’on est baptisé qu’on devient un saint. C’est pour cela qu’il est important de trouver des lieux où tu te sentes accueillie telle que tu es (les messages du pape François vont d’ailleurs dans ce sens, mais il faut parfois du temps pour changer les habitudes :-).
    Je suis convaincue que l’amour se vit en acte dans les situations très concrètes du quotidien, et si je vais à la messe le dimanche ou que je prie au quotidien, c’est pour entretenir cette relation à Dieu qui me permet ensuite de vivre de ma foi. Je connais des personnes non croyantes qui vivent beaucoup plus des valeurs chrétiennes (charité, amour du prochain, miséricorde…) que certains baptisés !
    Pour paraphraser St Paul, j’aurai beau aller à la messe tous les dimanches, faire les bénédicités et réciter toutes les prières, si je n’ai pas l’amour (entendre si je n’agis pas avec amour autour de moi), cela ne sert à rien. On est d’accord, c’est plus facile à dire qu’à faire, mais c’est quand même ce vers quoi on peut tendre !
    Bon courage sur ton chemin, mes prières t’accompagnent !

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    1. J aime beaucoup comment tu paraphrases St Paul!! 😊😊
      Et puis oui, se demander si on est de bons ou mauvais croyants, je pense vraiment que ce n est pas la bonne question! (Comme faut arrêter de se demander si on est de bons ou mauvais parents 😉, si on est de bons ou mauvais amants, etc…)
      Peut être juste se jeter dans le vide (tu sais, le saut de la foi, comme Indiana Jones, dans la dernière croisade!!🤣🤣)

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  7. Chouette parcours ! Catholique aussi, cela ne se voit pas non plus au milieu de ma figure 😉 Je n’ai pas encore fait la démarche de m’investir dans ma paroisse ou dans un autre mouvement depuis mon mariage, nos déménagements, l’arrivée des enfants, etc. Pas le temps, pas les conditions matérielles et trop la bougeotte. Nous allons en effet à la messe tous les dimanches (avec nos jeunes enfants) mais pas toujours dans la même paroisse, en fonction de l’horaire, de la distance (à la campagne ça change d’église), de nos projets pour la journée et parfois du prêtre… On prie aussi le bénédicité et plus ou moins régulièrement en couple le soir. Mais clairement mon mari est moteur et moi je suis pleine de doutes, d’envie de me « cacher » dans le monde, de pensées parasites, de choses à faire, de manque de temps, de foi, d’énergie… Bref, Dieu seul connait les cœurs donc essaye de ne pas te comparer aux autres, les apparences peuvent être trompeuses.
    Je ne crois pas qu’on soit obligé d’être « hyper-pratiquant » (d’ailleurs qu’est-ce que être hyper pratiquant ? Pour nous le dimanche c’est le minimum, mon mari va à la messe en semaine aussi ; moi non) pour transmettre la foi, mais c’est plus facile car la messe, la prière, la lecture de la Bible, etc font plus facilement partie de la vie.

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  8. Avant toute chose, je vous envie d’être croyante. Pour ma part, mes parents sont croyants ( couple mixte sur le plan religieux), je suis baptisée, mais la greffe n’a pas pris. Et c’est bien dommage.
    J’apporte donc à votre chronique très intéressante un autre éclairage.
    Ce qui compte à mon sens, ce sont les vertus que véhicule la religion, et notamment la plus importante de toute: la charité.
    Et il y a mille façons d’être charitable, avec ou sans pratique religieuse. Et comme me l’a dit un jour un curé, ce qui compte ce sont les actes et ce que l’on est au quotidien. J’essaie donc, sans Dieu, d’être bienveillante et charitable autant que possible. Et demain plus qu’aujourd’hui.

    Changez peut-être de paroisse, allez vers d’autres personnes si vous le souhaitez, mais ce que vous écrivez est la preuve de votre foi.
    Quant à savoir si vous êtes une bonne croyante, il faudrait déjà trouver une définition à ce terme. Et dites vous que Dieu ne distribue pas de médaille pour bonne conduite. Et que ceux qui sont à la messe tous les dimanches ne sont pas les plus charitables.

    Je vous souhaite de progresser dans votre réflexion.

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  9. Un tout premier commentaire pour moi, alors un grand merci pour cet article qui me fait me poser de saines questions ! De mon côté, je suis croyante et pratiquante (j’entends par la que j’ai la foi, et je vais à la messe tous les dimanches, en famille, je suis investie dans ma paroisse pour un service, je vais à un groupe de prière des mères). Mais, au contraire j’ai beaucoup de mal à trouver de la place dans mon emploi du temps pour la prière personnelle et quotidienne (d’ailleurs, si vous avez des «astuces» pour ça, je suis preneuse). Bref, j’aurai plutôt tendance à dire que de nous 2 c’est toi la «bonne» croyante 😉. La messe et autres activités paroissiales peuvent sembler sociales et représentatives, mais dans mon cas cela nourris vraiment ma foi et ma relation à Dieu, ce que j’ai du mal à faire seule. En plus nous avons une super paroisse, qui propose beaucoup de choses et où la fraternité est vraiment présente (j’entends par là qu’on parvient à se lier avec des personnes avec lesquelles on n’aurait pas accroché en dehors). Une piste peut être pour les mamans : j’apprécie particulièrement mon groupe de prière des mères, moment de pause entre mamans pour prier pour ses enfants et sa famille et se décharger un peu du fardeau du quotidien.

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  10. Je comprends ta « déception » face au manque d’ouverture, au côté trop rigoriste de certains pratiquants. J’ai vécu sensiblement la même, il y plusieurs années déjà.
    Je suis croyante, fervente croyante, mais quasiment plus pratiquante. Je ne vais plus à la messe par manque de temps (et aussi de sommeil 😅), et parce que je ne me sens plus en adéquation avec certaines façons de penser et d’agir. Et surtout il y a eu une énorme cassure lors des manifestations anti loi famille. Pour moi la religion est comme un synonyme de tolérance, et empêcher des personnes de se marier ou d’avoir un enfant parce qu’elles sont différentes est tout sauf de la tolérance.
    Bref. Le fait que mon compagnon soit anti religions ne m’aide pas non plus…
    Mon fils a été baptisé tard, et je ne l’ai toujours pas inscrit à l’éveil à la foi… Trop peur d’être déçue ? Je ne sais pas….
    En tout cas, j’ai lu dans certains commentaires sur la foi est personnelle, qu’il n’y a pas de bonne ou de mauvaise façon de la pratiquer, et honnêtement, je suis d’accord. Si tes prières te conviennent dans ta pratique de la religion, alors cela ne regarde que toi… Et Dieu. 😊

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  11. Ici, j’ai été élevé dans une foie lointaine, alors que mon mari vient d’une famille beaucoup plus pratiquante. J’ai développé ma foie avec lui, sans forcément fréquenté la messe.
    Nos enfants ont été baptisé à quelques mois. Un de nos grand reconfort est que notre fils décédé, quelques jours avant son baptême prévu, a pu être baptisé à l’hôpital. Régulièrement, nous avons fait le voeux pieu d’aller plus à la messe, mais l’organisation paroissiale ne nous facilite pas toujours la tâche… depuis, nous arrivons à nous tenir à la messe mensuelle qui a lieu sur notre église paroissiale, la logistique pour se rendre et se garer autour des autres lieux de culte étant un frein majeur…
    Pour moi, ma foi est vivante dans l’amour que je porte à ma famille, les prières que j’adresse à mon fils et la lumière que je cherche sur le chemin 🤗

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