Harcèlement et violences scolaires : en parler !

Harcelement et violences scolaires : en parler !

Aujourd’hui, je sors de mon bureau et je suis à la fois heureuse et triste. J’ai passé un long moment avec un élève qui en avait giflé un autre. Pour moi, cet acte est grave, on ne frappe pas quelqu’un impunément et surtout, je suis persuadée qu’on ne résout pas ses problèmes par la violence. Mais ce n’est pas le cas de mon élève qui ne regrette pas son acte et ne voyait pas d’autre façon de faire taire son camarade qui riait (peut-être de lui ou peut-être pas d’ailleurs !) Il ne se remet pas en question et trouve que j’exagère de lui casser les pieds pour une « giflounette ». Pour lui, ce genre d’acte est commun dans un lycée. Bref, on ne se comprend pas, l’entretien a été très long et m’a laissé un goût amer. Et puis, j’ai croisé cet élève qui a illuminé ma journée, je te retranscris ici ce qu’il est venu me dire « Merci madame d’organiser ce concours d’affiches pour lutter contre le harcèlement scolaire ! J’ai plein d’idées et c’est tellement important de parler de ça ! Je vais participer c’est sûr ! Vous avez vraiment eu une bonne idée. » Et voilà, mon cœur s’est réchauffé et le sentiment d’amertume s’est un peu dissipé.

coup de poing
Crédit photo : Farmgirlmiriam

Quid du harcèlement scolaire ?

Je côtoie quotidiennement des élèves victimes de violences scolaires qu’elles soient verbales ou physiques et cela peut aller de l’insulte de base (presque une ponctuation pour certains élèves) à du tabassage. Dans la mesure où ces actes ne se reproduisent pas, il ne s’agit pas de harcèlement scolaire. Pour que ce terme soit utilisé, il faut qu’une personne ou un groupe de personnes s’en prennent à répétition à une même personne. Et si les violences scolaires sont faciles à voir, le harcèlement est plus insidieux et beaucoup de cas passent sous le radar. Il y a une sorte d’omerta des élèves autour de cela : les victimes ont peur de parler, les agresseurs ne se dénoncent pas (on s’en serait douté !) et les témoins ne parlent pas car ils ont peur de devenir victimes ou d’être accusés de complicité (or paradoxalement, en se taisant, ils deviennent complices). Bref, c’est un véritable cercle vicieux et les élèves qui sont harcelés ont beaucoup de mal à s’en sortir, les conséquences peuvent être très graves. On médiatise beaucoup les suicides mais pour ceux qui ne passent pas à l’acte, l’avenir n’est pas toujours rose. Certains adolescents harcelés en gardent des traces dans leur vie d’adulte et s’intègrent moins bien professionnellement ou socialement. D’autres vont être en partie déscolarisés ou déclarer une phobie scolaire et ne jamais obtenir de diplôme. Oui, le tableau que je te peins n’est pas joyeux, mais je trouve que la lutte contre le harcèlement scolaire est essentielle car c’est un vrai poison au sein de nos écoles, collèges, lycées et ça commence de plus en plus tôt.

Mon enfant est harcelé, qui peut m’aider ?

« Marguerite, la mère de Bryan (oui, même les Bryan peuvent être des victimes) vient de m’appeler, son fils ne va pas bien, il est harcelé par des élèves de la classe mais il ne veut pas donner de noms et il ne veut plus venir en cours. On fait quoi ? » C’est typiquement le genre d’informations que peut venir me donner un professeur principal pour qu’ensuite d’un coup de baguette magique, on résolve la situation (je rêve d’être une gentille sorcière mais ça n’existe pas). En fait, le processus sera beaucoup plus long. Bref, revenons à nos moutons, si ton enfant est harcelé/ou si tu soupçonnes du harcèlement, tu peux t’adresser à n’importe quel membre de son établissement scolaire. Ne t’inquiète pas, tu seras toujours pris au sérieux. Ensuite, le chemin risque de te sembler long et parfois silencieux (ce n’est pas parce qu’on ne te dit rien que personne n’agit), notamment pour protéger les différents protagonistes. Si ton enfant est scolarisé en lycée ou collège, le/la CPE sera probablement ton interlocuteur principal et il/elle fera le lien avec d’autres personnels de l’établissement ou des partenaires extérieurs (par exemple psychologue de l’éducation nationale, infirmier/ère, centre médico-psychologique ou associations locales) qui pourront écouter ton enfant et t’écouter également (crois-moi, tu auras besoin de parler). Sache que le harcèlement scolaire relève de la sanction et que donc le ou les élèves coupables devront prendre conscience de leurs actes. Par ailleurs, les harceleurs seront également accompagnés afin de les aider à comprendre pourquoi ils ont agi ainsi. En effet, on tend de plus en plus à considérer qu’un harceleur a probablement déjà été une victime et qu’il a donc besoin d’aide. En maternelle et primaire, je te conseillerai d’informer à la fois son professeur et le directeur. L’association de parents d’élèves peut aussi t’aider. Enfin, le harcèlement scolaire est puni par la loi ; ainsi, je rappelle toujours aux parents qu’ils sont en droit d’aller porter plainte (pour être très transparente avec toi, très peu de parents le font car leurs enfants ont très peur des représailles. Cela me hérisse !!!)

Ce que je peux faire pour aider mon enfant

Si ton enfant se confie à toi, c’est déjà un très bon point, cela veut dire qu’il est prêt à avancer (et qu’il en a gros sur le cœur aussi). La parole se libère, en général, en plusieurs fois et prépare-toi à beaucoup écouter. Il va aussi falloir le pousser à se confier à un adulte de son établissement (tu peux lui proposer de l’accompagner). Si ton enfant a gardé des captures d’écran de conversations, n’hésite pas à lui en demander une copie (oui cela va aider le/la CPE). Je conseille aussi, si l’élève a pris des coups et qu’il y a des marques, de se rendre chez un médecin pour faire un constat. La difficulté principale que tu risques de rencontrer, c’est que ton enfant ne voudra pas donner de noms (souvent parce qu’il aura peur) et/ou minimisera ce qu’il s’est passé. Je pense qu’il est nécessaire de passer la main à quelqu’un d’autre pour reconstituer les faits (comme je le disais plus haut, n’hésite pas à faire appel à ton établissement). Je donne souvent aux parents des victimes mais aussi des harceleurs (les parents sont souvent démunis face au comportement de leur enfant) le numéro 3020 qui est dédié à la problématique du harcèlement scolaire. Le site Non au harcèlement est aussi une mine d’informations.

Alors voilà, câline ton enfant, accompagne-le dans sa reconstruction et entoure-toi, ce sont les principaux conseils que je peux te donner. Tu vas culpabiliser (c’est humain) et si cela peut t’aider, sache qu’il n’y a pas de raisons particulières expliquant le fait que ton enfant soit harcelé : les enfants et surtout les adolescents peuvent choisir leur victime pour n’importe quelle raison : port de lunettes, joliesse, résultats scolaires, poids etc. Par contre, souvent le harceleur ne va pas bien et choisit le harcelé car celui-ci semble plus heureux que lui.

Crédit photo : SarahRichterArt

Cet article paraît pour la journée nationale de lutte contre le harcèlement à l’école et j’espère que dans l’établissement de ton enfant, des actions sont menées pour que personne n’oublie que cette journée existe et pour rappeler à tous que l’éducation s’investit réellement dans cette lutte (malgré ce que certains médias peuvent parfois laisser entendre).

Si tu veux plus d’informations sur ce sujet, tu peux te plonger dans la lecture de Souffrances à l’école ou Le Harcèlement scolaire de Nicole Catheline, ces ouvrages sont clairs et faciles d’accès. Dans un autre genre, le journal d’Emilie Monk, Rester fort, est poignant.

20 commentaires sur “Harcèlement et violences scolaires : en parler !

  1. Cette problématique me stresse et j’espère que mes fils ne seront pas confrontés à ça car je pense qu’il n’y a pas toujours d’issue.. quand j’etais au collège j’ai été moi même harcelée et une fois le harceleur en est venu aux coups, du coup mes « amies » m’ont poussées à porter plainte ce que j’ai fait : résultat, il a été exclu 3 jours du collège (ca m’a fait une belle jambe), et certes il m’a laissé tranquille mais toute la classe a fait « bloc de solidarité  » avec lui et personne ne m’a adressé la parole le restant de l’année scolaire car j’etais vue comme une « balance ».. j’ai du mal à voir ca comme un « succès » :-/

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    1. Bonjour,
      Je suis désolée de te répondre si tardivement. Effectivement ton expérience est difficile. Si cela peut te rassurer, aujourd’hui, nous sommes formés pour prendre en compte le harcèlement : côté victime et harceleur. Nous avons aussi plus d’aide extérieure et j’ai remarqué que la parole des élèves se libère.
      Il reste des loupés ou des cas plus complexes mais globalement, je trouve que tout le monde est beaucoup plus attentif aux premiers signes ce qui permet une meilleure prise en charge.

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  2. ça, c’est bien un truc qui me fait flipper pour ma fille. Déjà, à partir de quand passe-t-on de la plaisanterie au harcèlement ? pas toujours facile à définir. Ensuite quels signaux doivent alerter les parents ? Si tu as des pistes, je suis preneuse.
    En tout cas, merci de toutes ces explications.

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    1. Je suis désolée pour ma réponse tardive. Effectivement, le harcèlement est difficile à définir. Pour moi, il y a harcèlement dès lors que l’enfant ne vit pas « une plaisanterie » comme telle et donc j’insiste beaucoup en prévention sur la notion de consentement. Pour les pistes : dès que tu remarques un changement d’attitude de ton enfant même léger, il faut engager la discussion (c’est plus facile à dire qu’à faire). En fait, pour mieux déceler, il faut prévenir aussi côté parents et insister sur « si tu n’es pas d’accord, c’est qu’il n’a pas le droit de faire ça », un peu comme on fait en prévention des attouchements. J’espère avoir pu t’aider. N’hésite pas si tu as d’autres questions, je répondrai plus vite.

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  3. Le harcèlement, c’est quelque chose qui me fait peur aussi pour mes fils. Ayant été victime dans ma scolarité, j’espère vraiment que la gestion de ces événements a évolué. Je me souviens, petite je pleurais dans la Cour de récréation car tout le monde se moquait de moi. Réponse de mon professeur (primaire): bah lève toi et va jouer, c’est pas comme ça que tu vas te faire des amis. Adulte, ça me scotche encore. Je suis et j’ai toujours été très sensible. Il n’y a qu’au lycée que l’équipe enseignante a pris conscience de ma souffrance et à sanctionné ma harceleuse de ce moment. Ce qui est le plus douloureux en plus, ce n’est pas tant « le harceleur » C’est cette omerta qui est faite autour du harcèlement, tous ces camarades de classes et personnel éducatif qui voient ce qui se passe et ne fait rien ne dit rien ou pire s’amuse de ce qui se passe.
    Aujourd’hui mon fils aîné est en moyenne section, il est très sensible comme moi, j’ai peur qu’il vive la même chose que moi. Mon cadet lui semble avoir beaucoup de caractère et rigole tout le temps, j’espère qu’il sera mieux armé pour surmonter tout ça.
    Quand à la gifle dont tu parles au début, je ne suis pas pro violence, mais une chose est sûre, j’apprendrai à mes enfants le respect et ne jamais attaquer, mais je leur apprendrais à se défendre, même si pour cela il leur faudra faire preuve violence. Je me souviens d’une fille qui me harcelait au collège et qui m’avait suivi en sortant du collège pour me frapper, je l’ai vu, j’ai contré son attaque par une prise de judo, je me suis enfuie en courant, n’empêche qu’après elle ne m’approchait plus.

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    1. Pour la gifle évoquée en début d’article, elle était complètement gratuite. L’élève mentionné fait plutôt partie de ceux qui frappent. Je comprends ton point de vue et je suis aussi partisane d’apprendre à son enfant à trouver les ressources en lui pour ne pas se laisser intimider par d’autres. Malheureusement, il y a des enfants qui n’arrivent pas à s’imposer et heureusement, aujourd’hui nous sommes mieux former pour aider les élèves harcelés. Les parents sont aussi mieux informés et on détecte les problèmes plus vite.

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  4. Comme Raphaelle, pour avoir été harcelée moi-même à l’école, je dois avouer que j’ai aussi assez peu d’espoir vis-à-vis de l’efficacité d’une réponse de la part des adultes.
    La seule chose que je sais, c’est que je ne dirai probablement pas à ma fille ce qu’on m’a dit à moi (« ignore les ils arrêteront » (mmmhh… raté) ou « va voir la maitresse » (et après tu es une balance)), mais je tendrais plutôt à l’inscrire à un cours de self-defense (sans parler de frapper les autres hein, mais au moins histoire que son attitude n’incite pas les autres à la percevoir comme une victime potentielle, et qu’elle puisse se défendre sans violence si besoin).
    On verra quand on y sera cela dit, pour l’instant elle a 2 ans et ne se laisse pas faire, donc elle est peut-être très différente de moi !

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    1. Oui, je suis tout à fait d’accord avec toi. J’apprends aussi à mon fils à ne pas se laisser intimider. Par contre, contrairement à l’époque où j’étais élève, les personnels sont mieux formés et le harcèlement est mieux pris en charge. Le regard de la société à changer et tu n’es plus forcément vu comme une balance quand tu vas voir la maîtresse.
      Pour les plus petits, il y a un truc qui marche hyper bien c’est leur apprendre à utiliser un « message clair » lorsqu’ils se disputent avec des copains. Dans certaines écoles c’est utilisé mais rien ne t’empêche de l’utiliser avec tes enfants pour qu’elle apprennent à s’imposer, à dire qu’elle n’est pas d’accord…

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      1. Merci pour ta réponse ! J’espère que la gestion du harcèlement s’est améliorée, je te crois volontiers, mais (je suis peut-être déformée par ma propre expérience) j’ai quand même l’impression qu’il y a une différence entre la société en général (qui, en effet, a reconnu que le harcèlement existait et en parle plus souvent) et les dynamiques des groupes d’enfants/ados (qui me semblent immuables depuis au moins 100 ans et peu perméables aux interventions des adultes). Je reste avec l’impression que quand le groupe des autres te perçoit comme « nulle », aucune intervention extérieure ne peut changer ce qu’ils pensent. Dans mon cas par exemple, c’était assez insidieux, j’étais la première de la classe mais pas du tout à l’aise socialement, je savais jamais comment me comporter avec les autres donc j’étais toujours exclue et sujet de moqueries, et toute intervention d’un adulte se retournait finalement contre moi puisque dans ce cas j’étais en plus perçue comme une rapporteuse ou la chouchou du prof. Y a que moi qui aurais pu faire quelque chose en changeant d’attitude, mais je n’en étais pas capable, forcément ! Du coup je serais curieuse de savoir ce que vous faites dans un cas comme ça ?

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        1. Hello,
          Justement, je suis en train de gérer une histoire qui ressemble à la tienne. Je travaille en direct avec les parents des élèves. J’ai aussi fait une intervention en classe sous forme de dilemme moral : tu exposes une situation qui n’est pas celle vécue mais qui utilise les mêmes ressorts et tu pousses les élèves à réfléchir aux différentes solutions. Ca permet de libérer la parole et ça marche plutôt bien. En fait, dans ces cas là on travaille sur la dynamique de groupe de la classe, il y a toujours des élèves qui n’approuvent pas ce qu’il se passe et qui dans une heure qui sort du cadre « cours classique  » osent prendre la parole. C’est aussi une dynamique d’équipe, tous les professeurs de cette classe se sont soudés autour de la situation et on travaille étroitement avec les deux familles qui surveillent la situation et surtout nous aident à accompagner leurs enfants. En gros, c’est vraiment sur la base de la confiance et de la communication.

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          1. C’est intéressant comme approche en effet, je comprends mieux. Je trouve qu’à mon époque on avait une réponse – si elle existait – beaucoup plus culpabilisante et souvent sans effets, c’est bien si on a trouvé de meilleures méthodes depuis, espérons que ça puisse limiter toutes ces souffrances inutiles et qui laissent des traces tellement longtemps après !

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  5. Il y a des harceleurs qui ont été victimes, mais ce n’est pas toujours le cas. Quand je préparais une émission sur le harcèlement scolaire, j’avais trouvé un article publié dans une revue de psychologie je crois et qui donnait les différentes typologies de harceleurs. Je ne m’en souviens pas bien, mais je peux essayer de te le retrouver si ça t’intéresse !
    Les établissements prennent de plus en plus ça en compte mais malheureusement il reste encore des CPE qui ne se rendent pas compte du problème. À la fin du lycée ou de ma Licence, je ne me souviens plus, j’avais rencontré une CPE (collège, je crois) pour un reportage et elle nous avait dit qu’il y avait effectivement des incivilités dans son établissement, mais pas de harcèlement ! :O

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    1. Oui j’ai parlé de cette typologie mais effectivement il y a plusieurs typologies de harceleurs. Les deux livres que j’ai mentionné en bas de mon articles en parle. Les CPE sont aujourd’hui beaucoup mieux formés pour prendre en charge le harcèlement : cela fait partie des lectures et des axes étudiés pour le concours. Heureusement !

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  6. Ayant aussi été harcelée je rejoins les autre commentaires. Surtout que le harcèlement est très insidieux et dans mon cas les autres élèves ne s’en rendaient pas compte, ni même les harceleurs (!) car aucune méchanceté. Mais c’était une répétition de réflexions sur mes bonnes notes qui m’ont complètement fait perdre ma confiance en moi. Un cas très difficile à expliquer quand on est gamine et qu’on te demande ce qu’il se passe. A part mes parents qui me voyaient revenir en larmes et la boule au ventre, personne ne l’a vu. Et quand ma mère en a parlé au proviseur, malgré le soutien des profs, ils ne sont pas dans les toilettes des filles, ils ne sont pas dans les vestiaires de sport, ils ne sont pas là à l’arrêt de bus. Tout se passe là où ils ne sont pas. Les profs ne peuvent rien faire à part prendre en flagrant délit le harceleur. Et entre temps tu es la pestiférée parce que tu as parlé. Si ce n’est pire, ce n’est pas mieux. A refaire j’aurais préféré que mes parents me changent d’école avec un vrai soutien psychologique, voir un coach pour me libérer de ma timidité et oser assumer et dire non quand ça dépassait les bornes. Il parait que le théâtre aide beaucoup pour ça…

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    1. Effectivement, le harcèlement est insidieux et se passe aussi et surtout là où les adultes ne vont pas. Aujourd’hui, le 3020 est aussi un très bon outil pour les parents car les personnes au téléphone vont leur donner des outils pour accompagner leurs enfants vers des psys, coachs, cours de théâtre etc…

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  7. Je conseille les ouvrages d’Emmanuelle Piquet qui a rebours du discour conventionnelle qui indique qu’il faut aller voir un adulte de l’établissement, elle insiste plutôt sur l’aide a apporter au harcelé afin qu’il s’en sorte par lui-même et par l’humour (il y a une très bonne conférence TED d’elle sur le net). Elle forme les harcelés pour qu’ils s’ en sortent seuls, sans l’aide des adultes! Elle a écrit de nombreux ouvrages, je l’ai vu en conférence, même sans être touchés par le sujet et au contraire, c’est passionnant!

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    1. Je ne connais pas cet ouvrage mais je vais regarder. Je suis persuadée qu’il faut outiller les enfants pour les aider à s’imposer, à « envoyer balader les harceleurs » et je pense également que l’aide d’un adulte n’est pas négligeable.

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  8. C’est teeeellement dur comme sujet… j’espère évidemment que mes enfants ne seront pas harcelés; mais j’espère surtout qu’ils ne seront pas harceleurs ! J’essaie de leur inculquer qu’on ne rit pas « de » mais « avec », et j’espère qu’ils sauront s’interposer devant ce genre d’injustices. .. c’est eux, dans la cours de recré, les mieux placés pour désamorcer ce genre de conflits…

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    1. Oui, comme tu le soulignes la situation est aussi délicate pour les parents des harceleurs. Ce sont effectivement les autres enfants qui peuvent aussi aider à intervenir c’est pour cela qu’on les « forme » aussi. Il y actuellement plein de choses mises en place dans les établissements scolaires. Le « message clair » fonctionne hyper bien avec les petits et tu peux t’en inspirer à la maison. Avec les plus grands le théâtre forum est une super arme.

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