Concours – la participation d’Harmonie

Concours – la participation d’Harmonie

Voici la nouvelle année qui s’annonce pour vous. Au déclin du dernier jour de l’année 2019, se profile 2020. Je suis en mesure de vous en raconter l’intégralité. En effet, je l’ai déjà vécue. 365 jours très étonnants, 365 jours qui ont bouleversé le monde plus brusquement que les millions d’années avant eux. Tout d’abord, en janvier a éclos une nouvelle fleur sauvage, une fleur dont les pétales blancs se sont étalés dans toutes les rues, dans tous les hameaux, dans toutes les villes et dans tous les immeubles de banlieue. Dans tous les pays, sur tous les continents. Nous ne savions pas d’où elle venait ni pourquoi elle poussait si rapidement. Nous ne savions qu’en penser… Les parents ont défendu à leurs enfants d’y toucher. On a tenté de les couper, elles ont repoussé aussitôt. On a alors voulu étudier leur structure. Elles ont alors révélé venir du cosmos, d’un endroit indéfinissable pour nous. Elles n’étaient pas terriennes mais se plaisaient à recouvrir les pavés gris, les endroits creux et noirs, les chemins cassés, recouvrir les berges, les jardins défraîchis, grimper le long des balcons.

Crédit photo : pxfuel

Elles ont enivré les gens de leur parfum, partout dans le monde. Les enfants ont enfin pu les cueillir, les offrir, faire des « anges de fleurs » dedans. Au printemps elles sont restées, plus fortes et plus belles que jamais. On s’y est habitué et elles ont changé nos vies. Les personnes étaient heureuses de les voir, ont eu plaisir à en offrir à leurs voisins, en ont garni leurs bureaux. Les sourires ont fleuri comme les cœurs se sont ouverts. En été, des personnes se sont dit que si une fleur avait un tel pouvoir, ils pouvaient peut-être, eux aussi, avoir un pouvoir sur leur monde. Accrochant une fleur à leur poitrine, les gens se sont mis à se regrouper, à réfléchir, à chercher à aider leurs voisins. À l’automne, il n’y avait plus une personne qui dormait dehors, plus une personne qui avait faim, froid, plus une personne qui était meurtrie en silence. Une immense chaîne de solidarité s’était créée. Une incommensurable énergie avait étreint les gens. Cela ne s’était jamais produit avant. C’était comme si, enfin, tout était possible.

Comme si le meilleur de chacun des êtres humains, avait émergé, comme si chaque âme était réparée, consolidée, comme si chaque personne au monde se savait aimée. On ne regardait plus vers soi mais au-dehors. On ne détournait plus le regard sur la misère, on ne laissait plus la violence émerger, on embellissait, on s’améliorait, on écoutait, on proposait, on essayait de tout notre cœur.

On allait voir ses parents et grands-parents. On devait même fermer des maisons de retraite car les familles préféraient vivre ensemble, sans oublier personne. En hiver, le mouvement avait éclos dans tous les pays du monde. Là où régnait la guerre, le calme refaisait surface. Terreur et pauvreté, difficulté, maladie et tristesse étaient remplacées par sourire, joie, bonne santé, amour… On mangeait à sa faim, on rebâtissait des maisons. On s’est unis, on a gommé nos différences, on a cherché à vraiment comprendre l’autre. Tous les pays du monde ont signé un traité de paix et d’entente. On est allés plus loin. On a cherché à changer profondément nos façons de vivre afin de limiter notre impact sur la planète. Les tempêtes se sont calmées, la terre est devenue plus accueillante, plus sûre pour tous ses habitants, faune et flore. Le monde était entièrement changé et personne n’aurait jamais pu l’imaginer avant de le vivre. En un an, une fleur extraterrestre avait insufflé toute sa force et toute son énergie pour inspirer les gens. Elle était tout à fait magique et, à la fois, tout à fait ordinaire. Une étincelle de lumière, un prisme à travers lequel le meilleur peut s’exprimer. Pour faire réaliser au monde entier qu’ensemble on peut tout, qu’ensemble on est tout. Les pays abandonnèrent même leurs noms pour ne former que La Terre. Toutes les cultures, toutes les traditions étaient fêtées et surtout respectées. Chaque humain était vu comme un terrien et non comme une origine ethnique. En un an, cette fleur avait rendu l’humain : HUMAIN.

Cette fleur fut nommée UTOPIE.

Toute l’équipe BdV tient à remercier nos lectrices pour leur participation : cela nous a fait chaud au cœur ! A toutes et à tous, nous adressons nos meilleurs vœux pour cette année 2021, même si cette année promet également quelques particularités.

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