Quand j’ai dit « halte à tout » : ma cuisine plus green

Quand j’ai dit « halte à tout » : ma cuisine plus green

Comme je te le racontais dans mon précédent article, nous avons entamé en cuisine un certain nombre de boycotts. C’est dur. C’est parfois compliqué. Surtout avec des enfants. Surtout avec des invités. Mais en fait, en prenant les choses les unes après les autres, ça s’est fait, et c’est devenu naturel pour tous, y compris notre Lueur qui comprend très bien les règles à ce sujet. Aujourd’hui, je te fais un petit point sur nos solutions dans ce long cheminement vers la transition.

Du tri dans les magasins

La bonne nouvelle, c’est qu’autant quand nous avons commencé à nous pencher là-dessus, on était juste une poignée d’hurluberlus (qui a dit « hippies » ?) à nous inquiéter de ces sujets… Autant aujourd’hui, être « consomm’acteur » est devenu presque une injonction sociale, et les différentes marques ne s’y sont pas trompées ! Il y a même certaines grandes surfaces dont la publicité reposait récemment sur l’annihilation des composants faisant débat dans leurs produits, comme Système U par exemple.

« La caverne », publicité Systeme U créée par TBWA-Paris

Et en effet, c’est sous cette marque que, pour la première fois depuis très longtemps, j’ai à nouveau pu manger des gâteaux « Pim’s » de mon enfance… sans huile de palme ! (Ne cherche pas: Lu continue à en mettre dans la génoise…). Maintenant de nombreux produits annoncent en gros à l’avant de leurs packaging « sans huile de palme ! » Et à ce sujet, la pâte à tartiner Franprix et celle de Carrefour sont tout à fait satisfaisantes en terme de goût (comprends par là, OUI, on a autant envie de finir le pot à la cuillère…). Et quand il n’est pas écrit « sans huile de palme« , souvent tu peux t’en sortir avec la mention « pur beurre » tout aussi fièrement clamée. C’est le cas notamment des produits Saint-Michel et Bonne Maman, dont tous les biscuits sont sans huile de palme ! Du coup, c’est rassurant d’aller vers ces marques les yeux fermés, de se dire que sur certains produits, on n’a pas besoin de regarder deux fois. Et oui. Si ça n’est pas mentionné « pur beurre« , alors c’est que c’est à l’huile. Cela marche aussi pour les viennoiseries industrielles et les pâtes à tarte (ça m’a estomaqué cette histoire…). Et quelle est l’huile la moins chère et la plus facile à transporter ? Bingo ! L’huile de palme ! Comme le fabriquant est rarement philanthrope et que le consommateur cherche toujours le moins cher, pourquoi se prendre la tête… Enfin, je suis peut-être un peu Bisounours mais j’ai l’impression, moi, que les choses bougent ! Que les consommateurs savent de plus en plus ce qu’ils veulent et que les industriels sont bien obligés de s’y plier… même si c’est encore bien trop lent !

L’adieu aux supermarchés

Et puis voilà, un jour (c’est une expression, en réalité tout s’est fait doucement, petit à petit…) on en a eu marre de regarder les paquets. Marre des paquets tout court, en fait. On a fait le point sur ce qu’on consommait, on avait déjà depuis longtemps arrêté les plats préparés, sans saveur mais avec sucre et sel ajoutés. On cuisinait beaucoup. Mais pourquoi persister à acheter les lardons en barquette quand régulièrement on ouvre les deux ? Pourquoi acheter bio si c’est pour trouver des légumes uniquement sous blister ? Pourquoi acheter la crème dans des pots en plastique avec la consommation qu’on en fait ?

Crédit photo : Viktor

C’était décidé : en route vers le Zéro Déchet (ZD pour les intimes). Nous avions nos boîtes réutilisables, une bonne quantité de bocaux en verre, et une volonté amplifiée par nos certitudes sur le sujet et le fait qu’on se lance à deux. Nous avons fini de consommer ce que nous avions déjà acheté, puis on s’est dit « Stop. On ne va plus au supermarché « .

Heureusement à JolieVille, il y a un gros marché le samedi matin. Alors on part avec notre caddie (qui a l’époque était encore estampillé « truc de vieux » mais j’ai l’impression que ça s’améliore… ), rempli de pots et de boîtes. Aujourd’hui, c’est devenu notre plaisir hebdomadaire, nos courses du samedi se font dans la joie, les rencontres et les conversations. Nous avons nos commerçants chouchous, qui nous le rendent bien.

Chez Gwen, la fromagère, nous faisons le plein de fromages pour la semaine (et on en consomme BEAUCOUP). Un bout d’emmental qu’on râpera à la maison, un fromage à pâte dure et un à pâte molle, de la feta l’été qu’elle nous met dans notre boîte, nous la couvrirons d’eau en rentrant. Un pot (en verre !) de crème fraîche, une livre de beurre. Gwen adore nos enfants et leur glisse dans les mains des frites des comté pendant que nous discutons et qu’elle nous sert. C’est avec elle que nous avons à chaque fois découvert que nos enfants, même sans dents, savaient manger des morceaux ^^’. Nous changeons de stand, sans un seul emballage ajouté.

Nous arrivons chez David, notre boucher-charcutier. Son papa faisait le même travail avant lui, mes parents en étaient clients, bref il m’a vue grandir. On lui achète de la chair à saucisse (ou farce à tomate ?), un gros bout de lard que nous couperons en lardons au fur et à mesure. Parfois de quoi faire un barbecue, ou une tranche de terrine maison pour un pique-nique. Il se moque de nos boîtes, mais les remplit en se marrant et réduit gentiment la note finale. On tolère le papier pour les brochettes, trop longues pour nos boîtes. Les enfants ont droit à un mini saucisson qu’ils engouffrent en souriant. David parle fort, soutien le PSG et enchaîne les blagues salaces et allusions graveleuses. Nous ça nous fait rire mais d’autres usagers préféreront un marchand plus discret, heureusement ils ne sont pas tous comme ça 😉

Enfin, nous allons voir Marjorie. C’est une très bonne copine de collège, perdue de vue et retrouvée là par hasard (et par plaisir !). On discute en choisissant nos fruits et légumes. Son stand est toujours très complet, et ses produits sont le plus possible français (ce qui a quand même son importance). On sort nos sacs en toile et nos sachets kraft, et on fait le plein de fruits et légumes de saison. Le Lampion s’impatiente, ça fait un moment qu’on fait les courses. Marjorie lui donne quelques tomates cerises, fraises, cerises, une clémentine ou une banane selon la saison pour le faire patienter. Il partage spontanément avec sa sœur. Marjo nous conseille, « Prends plutôt ces fraises là, elles sont françaises et ont plus de goût « , « Ces pommes là sont moins chères  » « Attends un jour ou deux pour manger ce melon » etc. Avant de nous dire au revoir, elle me file quelques fruits abîmés invendables, pour que je fasse une compote.

Parfois nous nous arrêtons auprès d’un vendeur de lait cru, vache et chèvre, pour nos yaourts. Mais son lait est vendu dans des bouteilles en plastique, j’attends de trouver un vrai pot à lait pour m’y remettre. Il y a aussi le maraîcher d’une ville voisine, très sympa, mais qui ne prend pas la CB donc nos achats y sont limités (il a pourtant des légumes peu chers). Enfin, nous achetons nos œufs auprès de monsieur Lecocq, volailler (ça me fait rire, désolée). 3,20€ les 12, on sait que les poules sont bien traitées, ça nous va.

Et pour le reste me diras-tu?

Au début de notre sortie des supermarchés, nous nous rendions à la Biocoop qui se trouve en face du marché de JolieVille. On y trouve beaucoup de choses en vrac. Et bio. Oui mais ! Ça me rendait dingue qu’une enseigne qui protège la planète ait autant d’emballages dans ses rayons et accepte les produits à l’huile de palme (oui je suis un peu bornée à ce sujet). Et le vrac, super, mais pourquoi les lentilles viennent-elles de Pologne alors qu’on en produit plein en Bretagne? C’est alors qu’une nouvelle enseigne est arrivée deux rues plus loin. Nous y avons découvert Pierre, adorable, et avons pu nous remettre à manger des spaghettis (oui parce que dans tous les rayons, les pâtes ont à minima une petite vitre en plastique dans leur packaging !) ! Tout est en vrac ici : épicerie, huiles, sirops, alcools, savons, produits ménagers. .. Le rêve ! On vient avec nos bocaux, nos boîtes, et quand on n’avait pas prévu de prendre ça, on trouve sur place des bocaux en verre que d’autres clients ont déposés. Ils sont déjà lavés et tarés, parfait. Une partie des produits de Pierre sont bios (signalés avec une étiquette verte) et TOUS ont une provenance indiquée clairement ! Et donc on peut choisir sans soucis des aliments qui viennent du coin 🙂

Tu l’auras compris, le remplissage des frigos et placards n’est plus une corvée aujourd’hui : c’est un bon moment que nous passons en famille, un moment de rencontre, de partage, de découverte. Les commerçants que nous croisons s’inquiètent de ne voir que la moitié de la famille quand nous ne venons pas tous ensemble. La fromagère nous a même donné son numéro quand Monsieur Loup lui a annoncé que j’étais aux urgences pédiatriques avec la Lueur qui était tombée et s’était cognée la tête : elle voulait des nouvelles !

Et puis, il y a aussi le réseau qui participe: ma meilleure copine habite deux rues plus bas de chez moi, ses cousins ont un énorme verger et elle me refile régulièrement des kilos de fruits non traités pour faire des desserts. J’ai aussi une très bonne amie chocolatière dont je te parle ici. Il y a aussi les échanges de recettes avec les copines. Bref, on achète que très rarement des goûters tout prêts maintenant !

Ce que ça change à la maison

Tu l’auras compris, cette démarche très dense demande un peu de révolutionner ses placards… Concrètement, aujourd’hui il nous faudrait plus d’étagères et de placards et un frigo plus petit, contrairement à ce que nous avions jusque là. Il faut aussi s’organiser car les différents pots et contenants prennent de la place. On garde les bouteilles rebouchables en verre (comme celles de bière ou de limonade), pour y stocker huiles, sirops ou kéfir de fruits. On garde également de grandes boîtes en métal pour ranger les biscuits faits le week-end qui serviront aux goûters de la semaine. On a aussi quatre gourdes à compote réutilisables et une collection de pots en verre pour faire nos yaourts et crèmes dessert.

La seule exception, c’est les glaces. J’en fais maison, mais cela demande bien plus de temps que la vitesse à laquelle on les mange. Donc oui, on achète encore des bacs d’un litre de glace, malheureusement sous plastique (mais les boites resservent ensuite). Et aussi, nos enfants consomment encore énormément de lait entier, que nous ne trouvons pas toujours en Tetra Pack et surtout, les six litres sont invariablement liés par un film plastique épais qui ne peut finir qu’à la poubelle.

Et puis, quand on part en pique-nique, on ne peut pas faire sans le paquet de chips. On amène notre pain (que la boulangère nous donne sans papier autour, merci Madame), une boite avec du pâté ou du jambon, une autre avec du fromage, quelques tomates cerises, des fruits, des gourdes de compote maison, et deux bouteilles en verre ou thermos d’eau fraîche. C’est sûr, c’est plus compliqué que trois paquets de sandwich triangle, mais c’est si bon ! Et chacun choisit ce qu’il met et en quelle quantité dans son estomac 😉

Donc oui. Le ZD, c’est de l’organisation. C’est du volume et de l’anticipation. Et non, je ne m’en sortirai pas seule. Cela fonctionne si bien depuis si longtemps parce que Monsieur Loup gère autant que moi tout cela. Je fais les desserts/goûters, il s’occupe des yaourts. Je fais la pâte à pain, il le met à cuire. Il a toujours un couteau avec lui pour couper/tartiner en route, et on a un « caddie type » avant d’aller au marché (boîtes, pots, boîte à œufs…). L’écologie ne doit pas être une charge mentale supplémentaire incombant à Madame, c’est un travail collectif qui ruisselle sur toute la famille ! Et qui va dans l’autre sens aussi : mes parents se mettent enfin à emmener leurs boîtes au marché, et achètent de moins en moins en grande surface !

L’avantage de tout cela n’est pas tellement budgétaire. Nous n’avons pas fait d’économies en changeant notre façon de consommer. Néanmoins, nous consommons mieux, en qualité et en quantité. Nous n’avons plus de pertes, ou bien bien moindre, et nous varions mieux les plats et repas. Le compost a pris place dans le jardin dès notre arrivée dans la maison, il y a trois ans. Tout y part : épluchures, végétaux, restes de repas. On fonctionnera autrement quand on aura des poules mais pour l’instant, il se porte bien comme ça.

Et du coup, plus de déchets ménagers dans la poubelle, pas d’emballages souillés non plus vu que nous n’avons plus d’emballages alimentaires jetables: la poubelle est propre, il n’y a plus de mouches qui tournent autour. Nous sortons la poubelle une fois par mois, et encore elle est à demi pleine. A contrario, la poubelle jaune du recyclage est pleine toutes les semaines. On a encore du progrès à faire là-dessus, mais on ne culpabilise pas tellement sur ces écarts. On progresse à notre rythme ! Ce que je n’avais pas prévu par contre, c’est la nausée qui m’envahit quand je vois passer des caddies pleins de nourriture sous plastique…

Si tu le veux bien, nous allons rester encore un peu en cuisine : avant de te parler de ma garde-robe et de ma salle de bain, je voudrai te donner mes quelques recettes de boulange et de crèmerie dans les prochains articles 🙂

24 commentaires sur “Quand j’ai dit « halte à tout » : ma cuisine plus green

  1. Merci pour cet article très éclairant sur votre façon de consommer, c’est très intéressant ! Je ne suis pas dans cette démarche et ça me semblait compliqué à mettre en place mais je vois que ça peut-être simple même pour une famille. Est-ce que tu es arrivée « au bout » de ta démarche ou bien tu penses qu’il y a encore certaines choses que tu pourrais améliorer ? J’ai hâte de lire la suite sur la salle de bains 🙂

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    1. on a toujours moyen de mieux faire…. Un jour on aura un champs et nos légumes, vaches, poules…
      Je plaisante, je pense qu’on est au bout de ce qu’on peut faire à la lisière de notre vie citadine. je pense que l’étape qui nous manque est celle du transport : j’espère qu’on pourra un jour s’offrir un vélo cargo pour aller faire le marché / emmener les enfants à l’école sans prendre la voiture 🙂
      Et donc, oui, aujourd’hui je dirai que c’est simple, mais probablement parce que la « routine » est bien installée 🙂

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  2. Merci, vraiment merci pour cet article, très inspirant ! On fait déjà le marché, on consomme local et bio autant que possible (les agrumes l’hiver, j’ai du mal à m’en passer). Ce qui coince c’est tout ce qui est épicerie, je n’en peux plus de tous ces emballages ! Je vais essayer de voir comment changer ça, les yaourts et les goûters pour enfants sont de bonnes pistes. Et le lard à couper pour les lardons, trop bonne idée, je n’y avais pas pensé !
    Et c’est compliqué d’avoir un compost dans un petit appartement parisien, je suis à la recherche de solutions.
    Hâte de lire tes recettes.

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    1. Bonjour, je me permets de réagir sur le compost parce que je vis aussi en appart parisien. La copro a mis à disposition un compost pour toute la résidence et de souvenir cela n’a rien coûté vu que la mairie propose de fournir le nécessaire gratuitement. Nous avons juste investi dans une poubelle à compost ! 😉

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      1. J’ai essayé mais la majorité des copropriétaires a refusé donc le projet a échoué… 😦 mais effectivement la mairie de Paris finance tout c’est chouette que tu puisses en bénéficier !

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    2. J’allais te dire comme Hermy que certaines copro mettent ça en place. Il y a des systèmes de jardins partagés aussi etc. peut etre rensiegne toi en maison des assos, ou sur ton arrondissement ?Je sais qu’il y en a un pas loin de mon travail dans le 15e par exemple. Mais oui, le compost a été un élément clé de notre « bascule » : avant ça, les poubelles étaient hebdomadaires, qu’on consomme avec ou sans emballage, c’est frustrant.
      Comme toi, il y a des choses dont je ne peux me passer : les clémentines et kiwis en hiver, les fraises et cerises en été… bon, clairement, c’est pas ce qui pousse le plus en Ile de France, donc oui, j’ai accepté d’acheter des fruits et légumes de saison qui viennent d’un peu plus loin, mais je sélectionne et je limite drastiquement 🙂 Je préfère me priver de clémentines en ce moment que de les prendre d’espagne, par exemple !
      Pour l’épicerie, je te comprend 1000 fois. Cherche s’il y a un day by day près de chez toi, il y en a quelques uns à Paris il me semble, et il doit exister d’autres types de boutiques d ece genre : on a une chance, ça se développe de plus en plus !

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  3. Je suis encore loin de ton niveau mais j’essaye à mon échelle de réduire les déchets petit à petit. On essaye de plus en plus de prendre en vrac que ce soit pour les féculents, huiles,produits ménager et Légumes et fruits au marché.
    J’aimerais bien faire mes yaourts mais j’ai pas encore franchi le cap.
    Par contre j’ai énormément de mal sur les goûters des enfants mais c’est vraiment pas manque de temps. Mais petit à petit on y arrivera !
    Grosse révolution ici, on a remplacé notre machine à café pour ne plus utiliser de capsules. Investissement certes mais je pense qu’on ne le regrettera pas.
    Après comme tu l’as si bien dit, il faut que toute la famille soit dans le coup sinon ça fonctionne moins bien (j’ai de la chance mon mari est dans le coup aussi).

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    1. clairement c’est un travail d’équipe !
      Pour les gouters, je les fait pendant la sieste, ou avec la plus grande (qui adore lécher la casserole à la fin).
      Les yahourts on fait ça par phase. La par exemple, le Lampion est dans une école où on doit lui fournir déjeuner et gouter. Impossible de zapper les laitages, et nos yaourts en pot de verre sont galère à transporter. Donc bon, on rachète des yaourts à mon grand desespoir… mais dès que les vacances sont là, on refait les nôtres 🙂 Y a un côté vraiment sympa de faire ça, mais je pense probablement ça parce que j’ai hérité de la yaourtière de mon arrière grand mère, j’y met une sorte de fantasme de l’héritage qui me plait lol

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    2. Alors désolée par avance si ma question est mal placée (je n’ai pas d’enfants)… mais je me dis que quand on est au niveau de prendre pas mal de vrac (même l’huile !) qu’est ce qui freine par rapport au goûter des enfants ? On trouve relativement facilement des biscuits en vrac avec des compositions souvent très bien dans les magasins bio, avec ça des fruits, ou un petit sac de fruits secs… Non ? Eclairez moi plz ^^

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      1. Non tu as raison qu on pourrait le faire facilement, c est plus que les enfants sont habitués à avoir certaines choses en sachet et du coup il faut les déshabituer. Mais on essaye de plus en plus de prendre des choses moins emballés (genre du pain et du chocolat). Par contre les compotes pas en gourde, la c est chaud

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  4. Merci pour ce bel article ! Nous avons aussi engagé cette démarche de notre côté : nous n’achetons quasiment plus que les produits d’entretien au supermarché. Le gros bémol maintenant c’est que les commerçants du marché n’acceptent plus les emballages que nous ramenons (merci COVID)… on se fait maintenant livrer les légumes par une voisine ancienne restauratrice (encore merci COCO) qui livre les fruits et légumes de ses producteurs pour rebondir alors c’est un peu toujours pareil surtout en ce moment mais heureusement nos enfants adorent la soupe (et nous avec) ! Pour les emballages réutilisables j’espère que nous pourrons bientôt les ressortir … nous avons aussi un compost sur le balcon mais pour l’instant nous jetons la poubelle encore 2 fois par semaine donc nous avons encore des progrès à faire ☺️

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    1. Alors ça, le coup de l’emballage pas covid on me l’a jamais fait !!! Je suis sciée :/ C’est arrivé une fois qu’on loupe le marché, et que je me rende dans la fromagerie de ma ville. « vous vendez du beurre à la motte ?
      -oui madame
      -ah super, vous pouvez en remplir ma boite SVP ?
      -Ah non, c’est interdit, question d’hygiène »
      J’ai eu beau lui expliquer que mon tup’ qui sortait du LV était surement plus propre que son papier qui trainait derrière son comptoir, y a rien eu à faire. Je lui ai dit au revoir, on s’est passés de beurre 1 semaine, et je n’ai plus JAMAIS remis les pieds là bas… je pense que je suis un peu extremiste en fait ^^’

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  5. Merci merci !! et en plus tu fais de tes enfants des citoyens responsables car il y a de fortes chances qu’ils reproduisent le schéma ! Je vais au marché aussi, mes enfants aiment venir, j’y allais petite, c’est tout comme tu décris. ..et moins cher et plus local que les magasins bio. Moi aussi les lentilles non francaises me font halluciner…et d’autres choses comme la grande mode des avocats, alors qu’ils viennent d’autres continents et demandent un max d’eau pour pousser.

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    1. oui !!! (du coup on en fait pousser 3 pieds à la maison, m’étonnerait qu’ils donnent des fruits un jour mais bon, ça amuse les enfants mdr)
      Ecoute, on s’est rendu compte de combien c’était ancré quand, avec le Covid, on n’allait plus au marché en famille : l’un de nous s’en occupait, les autres restaient à la maison. Les enfants nous ont fait des crises de larmes tous les samedis matins, parce qu’ils voulaient venir… un crêve coeur ! (Gwen me donnait quand même des bâtonnets de fromage à leur transmettre mdr). Pareil, voir le petit demander à sa mamie dans quelle poubelle on met ceci ou cela, je me dit que c’est bien parti 🙂

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    2. C’est vrai que c’est fou, mais en bio je pense qu’il y a eu toute une période où l’offre en France n’a pas suffit pour la demande! Du coup les magasins bio, qui brassent quand même pas mal de volume, ont dû se rabattre sur des provenances plus lointaines mais où les quantités étaient là, à des prix abordables (est-ce qu’afficher des lentilles bio françaises mais 3 fois plus chères que les lentilles bio marocaines du concurrent est judicieux ?) Il y a tellement de paramètres !
      Heureusement aujourd’hui ces filières se développent bien ici !

      Par contre attention, j’avais lu un article qui disait que finalement le plus écologique, tout compris, c’était de consommer des produits qui avaient poussés là où les conditions étaient les meilleures (donc qui demandaient le moins d’intrants et d’engrais, même bio). Et que le transport était loin d’être ce qui pesait le plus lourd dans la balance.
      La conclusion était d’ailleurs que passer à un régime végétarien était beaucoup plus efficace que manger bio, local, petit producteur, etc…
      Même si évidemment ça ne peux pas nuire ^^ Et c’est tellement agréable de pouvoir se dire que c’est « Michèle de la Ferme bidule » qui a cultivé notre légume !!

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  6. J’aime toujours autant lire tes articles et ta façon de faire. Moi qui pensais faire déjà beaucoup, je me rends compte en te lisant que je suis encore trèèèès loin et que je pourrais encore faire plus … mais contrairement à vous, mon mari ne m’aide pas du tout, c’est sachets plastiques pour tout (même la salade ou les carottes !!!! ça me rend chèvre !) .
    Quant au vrac je t’avoue que j’ai du mal car je ne sais pas comment sont fournis les produits avant d’être mis dans le grand contenant à vrac. Les pâtes par exemple, qui me dit que ce ne sont pas les mêmes que celles en rayons mais qu’un employé a vidé plusieurs sachets de pâtes en plastiques dans le contenu pour faire style c’est plus clean ? (cela dit dans le doute autant prendre en vrac, ça ne sera pas pire au final 🙂 )
    En tout cas bravos pour vos efforts !

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  7. On fait des efforts ici aussi mais il y a encore du chemin : 1 sac poubelle tout venant et 1 sac « jaune » de tri tous les 15 jours + le tri papier.
    Deux freins pour nous : (1) le marché le jeudi matin, non compatible avec notre travail (2) les commerçants type boucher (bon on ne mange quasiment pas de viande donc c’est sporadique) n’accepte plus les contenants maison du fait du COVID.
    A ceci s’ajoute les déchets « de bureau », puisque notre employeur interdit les masques lavables.

    En tout cas félicitations d’être arrivés là !

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  8. Bonjour,
    J’hésite toujours à commenter ce type d’article (c’est la première fois :)).
    En effet, j’ai été, comme beaucoup de terrien, élevé comme ça.
    Je pense que cela dépend beaucoup de la classe sociale et de la géographie.
    Du coup, le zéro déchet n’a pas la même définition pour nous.
    Il correspond plutôt à « zéro consommation », y compris d’eau et d’électricité, s’auto-suffire en fait.
    Et donc, nous ne nous sentons pas pratiquer le zéro déchet puisque nous sommes loin d’être auto-suffisant.
    Et, sans aucun jugement, ça fait très bizarre de voir que tout ceci est une découverte pour certain.
    Il a toujours existé des familles où l’on ne trouve pas de sopalin, de coton ni coton tige, où l’on fait ses produits ménagers, on va au marché, on fait son pain, ses gâteaux et ses yaourts, on plante ses patates, on fait des bocaux ou on congèle les fruits et légumes de saison, ect…en ayant de vrais métiers à coté et sans que cela s’apparente à une corvée ni que l’on se sente préhistorique …
    En tous les cas, c’est une joie de voir que de plus en plus de monde est concerné, bonne continuation à vous tous !

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    1. Tu as raison, pour certaines familles cela est la norme et elles ont toujours fonctionné comme cela et donné cette transmission à leurs enfants. En fait, j’ai l’impression que c’est surtout dans les années 90 – 2000 que l’on a changé notre mode de consommation (pour certains) avec la sur consommation, le côté rapide et pratique notamment lorsqu’on travaille. On a le retour, on voit les effets négatifs pour le corps et la planète. La prise de conscience est de plus en plus grande depuis le milieu des années 2010 j’ai l’impression. Ce qui est difficile c’est de changer d’habitudes, lorsque cela a toujours été naturel, la question ne se pose pas. Chaque geste compte et chaque pas vers plus de fait maison, de consommation raisonnée est positif. Le plus important est cette prise de conscience qui donne envie de faire davantage et de cheminer dans ce sens, chacun à son rythme.

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    2. C’est intéressant de savoir qu’il y a des gens qui s’en sortent très bien, et qui agissent de cette façon naturellement sans que cela soit une corvée, ça donne de l’espoir d’arriver à ce stade un jour pour les autres 😀 Je fais partie de cette génération où après avoir vu ma mère passer ses samedis dans le potager à ramasser les légumes, passé son dimanche à faire ses bocaux, passé ses mercredis après-midi à faire des confitures, sans une once de plaisir il faut le dire, c’était purement économique.. je n’ai clairement pas eu envie de prendre le même chemin. Et dans les années 90 quand les emballages plastiques ont fleuris au supermarché, ma mère ne s’est pas fait prier et a pu se dégager du temps libre en dehors de son travail. J’avoue avoir suivi son comportement par mimétisme, sans comprendre / connaitre les enjeux environnementaux à ce moment là, et oui maintenant je tente de revenir à une consommation plus reponsable et raisonnée, tant sur la nourriture que tout le reste, mais pour autant je dois bien admettre que c’est une corvée quand on débute, notamment le manque d’organisation qui me rend peu efficace… 😉

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  9. Nb : et pour les brochettes, tu peux soit les demander sans pics et les enfiler toi même sur tes propres brochettes en métal donc réutilisable de generation en génération, soit couper toi même ta viande et les légumes en dés, c’est encore plus rapide que la cuisson 😉 (et les enfants assez grand pour ne pas se blesser adorent faire des motifs : viande /poivron jaune /poivron rouge/ viande ect…)

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