J’ai testé pour toi : les vacances en camping-car

j’ai testé pour toi : les vacances en camping-car

Il fût un temps, lorsque que je voyais un camping-car, une image peu glorieuse me traversait l’esprit. Soit c’était l’idée des retraités portant fièrement le bob « Ricard » et le t-shirt « jeune mamie » au volant de leur maison roulante, soit c’était l’image d’une famille marginale qui a tout plaqué pour faire le tour du monde au volant d’un camping-car vintage.

Oui tu l’auras compris, je suis plutôt fermée d’esprit et empreinte de clichés. Mais tu commences à me connaître maintenant…

Et donc, à environ un mois de nos vacances d’août 2020, Mari Barbu m’appelle pour me dire le plus naturellement du monde : « J’ai acheté un camping-car ! ». Ne sois pas étonnée, c’est très courant que Mari Barbu fasse l’acquisition de choses onéreuses et/ou inutiles sans me consulter au préalable (un jour je te parlerais de l’œuf de télécabine qui vieillit dans son dépôt car je refuse de le mettre dans mon jardin…).

Ce que tu dois savoir, c’est que j’ai découvert l’engin deux jours avant le départ. Je n’ai jamais eu le temps d’aller le voir avant, et ensuite, il a passé une semaine au garage pour la révision complète et l’installation des éléments de sécurité (alarme anti-intrusion, alarme en cas de gaz). C’est donc moins de 48 heures avant le départ en vacances que j’ai fait la connaissance de notre camping-car.

La rencontre

Notre camping-car est ultra vintage. Moi qui adore les voitures et qui suis habituée au confort de mon véhicule, j’étais d’abord surprise. Je l’ai trouvé plutôt petit de l’extérieur, ce qui m’arrangeait car j’avais peur de ne pas arriver à manœuvrer un véhicule trop gros. Et lorsque je suis rentrée à l’intérieur, ce fut le coup de cœur ! C’est immense finalement ! Le moindre centimètre carré est optimisé, il y a des rangements partout, une petite gazinière, un évier, un frigo, un grand lit à l’arrière et la banquette et table à manger se rangent pour former un second grand lit.

La salle de bain possède une douche d’une taille tout à fait convenable et les WC sont rabattables pour gagner de la place. Bref, j’étais conquise ! Le soir-même, Mari Barbu et moi avons pris connaissance de la partie maintenance : vider la cuve de récupération des eaux usées, remplir celle pour l’eau chaude… Puis on a commencé doucement à charger les nombreux placards. Quelle place !

Le lendemain, les enfants nous ont rejoint et étaient enchantés de voir notre outil de voyage. Je dirais que la seule contrainte par rapport à la voiture c’est d’avoir plus de choses à prévoir : draps, oreillers, couvertures mais aussi le minimum pour la cuisine et l’alimentation de base.

Crédit photo : photo personnelle

La route

La première chose à anticiper, ce fut le gabarit du camping-car. Il fallait bien viser entre les bornes de péage ! Mais on a aussi pris plus de place sur les parkings. Globalement sur l’autoroute, on roulait moins vite qu’en voiture (mais après tout c’est les vacances !) et il fallait être très vigilant à cause du vent, notamment pendant le dépassement des camions. Pour te situer les choses, nous avions 2000 km à faire entre notre maison et notre lieu de vacances.

À l’aller, mes enfants étaient installés face à la route avec la table devant eux. Ils ont pu dessiner et colorier pendant le trajet. Sur le retour, on les a mis dos à la route : ils ont regardé la télévision pendant une partie du trajet.

Mes enfants étaient ravis du trajet et redemandent souvent « Quand est-ce qu’on repart en camping-car ? »

Le confort

J’ai été agréablement surprise du confort des lits. On a vraiment très bien dormi !

Là où j’ai apprécié le camping-car, c’est qu’en cette période de Covid, nous n’avions pas à sortir du véhicule pour aller dans les toilettes des aires d’autoroute ou pour manger. Nous avons choisi de faire le trajet sur plusieurs jours pour bien profiter.

Crédit photo : photo personnelle

On s’arrête où ?

Nous n’avions absolument rien réservé à l’avance. Dès qu’on s’approchait d’une ville vers 17h, nous avions une application sur notre portable qui nous donnait les campings à proximité. On passait un petit coup de fil et hop, on s’installait ! Nous nous sommes arrêtés deux fois pour la nuit à l’aller et idem au retour. Le prix des camping était d’environ 7€ à 15€. Sauf un où nous avons payé 55€ pour un emplacement à côté de la piscine le soir d’une animation dansante avec un DJ jusqu’à trois heures du matin. Mais les autres fois, nous avions privilégié des petits campings municipaux et découvert des coins très sympas !

Les avantages

  • Le confort d’avoir tout à portée de main : sanitaires, boissons fraîches, TV…
  • Le côté fun de la petite maison qui roule
  • Les grands espaces de rangements
  • Pouvoir vivre en quasi autonomie
  • Les moments de franche rigolade partagés en famille quand avec Mari Barbu on s’est aperçu que les camping-caristes se faisaient des signes de la main en se croisant, comme les motards

Les inconvénients

  • Devoir vider la cuve des eaux usées (mais bon c’est Mari Barbu qui s’en occupait et après avoir pris le coup de main, il m’a dit que c’était très facile !)
  • Si tu as besoin de beaucoup te déplacer pendant tes vacances, ce n’est pas très pratique : stationnement, manœuvre en centre-ville…
  • Lavage avant et après le départ
  • Être bien vigilant à la fermeture des placards pour qu’ils ne s’ouvrent pas pendant le trajet, de même pour les fenêtres

15 commentaires sur “J’ai testé pour toi : les vacances en camping-car

  1. Ce mode de voyage me séduit beaucoup mais clairement dans un endroit où je n’aurai pas besoin d’être véhiculée sur place. Remarque, c’est à voir car il y a beaucoup de régions qui louent des vélos à assistance électrique, ou si tu veux visiter un truc une journée ça peut valoir la peine de louer une voiture. À bien étudier en fait pour ne pas regretter l’achat.
    En revanche, je suis étonnée, je pensais que les passagers devaient s’assoir sur des places comme le conducteurs, donc qu’ils ne pouvaient pas profiter du confort pendant le voyage. Comment tu fais avec un siège auto par ex ? Merci de tes éclaircissements

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    1. Merci pour ton retour.
      Concernant les places des passagers, tout dépend de ce qu’il est mentionné sur la carte grise du véhicule. Le notre par exemple c’est 6 places.
      Il y a deux places devant (conducteur + passager) et 4 places derrière (2 face route et 2 dos route). Pratique car lorsque nous partions à la plage, nous pouvions emmener 2 personnes supplémentaires !
      Concernant les sièges auto : pas d’isofix dans notre dinosaure de camping-car ! Du coup mon mari a bidouillé une attache sous les sièges pour les maintenir et du reste, nos sièges auto s’attachaient avec la ceinture de sécurité

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  2. J’ai testé 15 jours en camping-car au Canada et on a adoré ! Il faut dire que là bas tout est fait pour les campings car, et les stations de vidange sont royales (c’est pas une cassette comme en France mais directement un tuyau que tu déplie dans la cuve, donc tu évites de manipuler et de voir les déchets 🙂 ) c’est d’ailleurs dans nos projets d’en acheter un, un jour. On hésite sur le « quand » car on a peur de se sentier « forcé » à l’utiliser alors que l’été on part souvent en trek … Mes beaux parents en ont un et ils en profitent tous les weekend l’été.

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    1. Effectivement, on se questionne aussi sur l’utilisation à long terme. Par exemple, nous allons partir 4 jours pendant les vacances d’avril mais sinon on essaie de le prêter à la famille pour qu’il roule un peu !
      Je pense que la solution est là : acheter en famille même si cela sous-entend un planning compliqué !

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  3. Je rêve de vacances en camping car pour la liberté que ça apporte, et j’avoue que ton article me donne encore plus envie de convaincre mon mari. En revanche, je n’avais pas envisagé la difficulté de mobilité en ville, ça va me faire repenser mes plans estivaux.
    Et j’ai la même question que Virg, comment fais-tu pour les sièges autos ?

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    1. Clairement en ville, je ne vais pas te le cacher, c’est souvent compliqué. D’autant que certains centres commerciaux mettent des portiques sur les parkings. Après on n’a pas trop eu à se plaindre car on était pas du genre à se promener en ville tous les jours

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  4. Personnellement je déteste les campings car pour plusieurs points :
    -Sur la route c est une vraie plaie de devoir circuler derrière (oui en Bretagne c est quotidien). En France rien n est vraiment aménagé pour et ils sont gênants sur un parking.
    -En tant qu utilisateur on est les uns sur les autres. Zero intimité. Il fait chaud dedans l été . Il faut entretenir le camping car aussi bien quotidiennement pour les eaux usées que pour sa mécanique à l année… je n y voit pas les avantages cités trop minimes pour moi à côté des contraintes 😬

    Je ne crois pas que ça suffise à me faire changer d avis 🤭. J ai expérimenté quand je n avais pas le choix et ça a finit de me dégoûter.😅

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    1. Je comprends qu’en tant qu’usager de la route le camping-car c’est l’enfer ! Je suis aussi motarde et j’ai toujours la trouille de les doubler car j’ai constamment l’impression de ne pas été vue.
      Alors oui pour l’intimité on repassera ! Evidemment si l’idée de la promiscuité fait peur, il faut bannir le camping-car. Nous, personnellement, ça nous faisait plus rigoler qu’autre chose ! Par contre la chaleur on n’en a pas du tout souffert. Au contraire, les nombreuses ouvertures avec les moustiquaires intégrées permettaient de faire des grandes aérations.

      Je n’ai pas pour objectif de te faire changer d’avis 😉 mais merci beaucoup pour ton retour !

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    2. Je te comprends mais au final quand tu pars avec 2 jeunes enfants, l’intimité tu peux faire une croix dessus ! Tu ne vas pas les mettret dans une chambre d’hôtel tout seul donc à moins de louer une maison, on est tous ensemble tout le temps !
      Je n’ai pas non plus eu de problèmes pour la chaleur.

      Par contre pour moi, pas d’achat, c’est chouette de temps en temps mais j’aime bien varier les plaisirs.

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        1. A partir de quel âge ? Parce que pour le moment, avec 11 et 29 mois, je ne tenterai pas dans un hôtel! Trop la trouille que quelqu’un rentre dans leur chambre ou que la grande sorte sans que je m’en aperçoive.
          Mais je suppose qu’on a tous des craintes différentes
          Et je trouve quand même que malheureusement les hôtels ont de moins en moins de chambres communicantes.

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  5. Merci des explications.
    Ca m’a fait tiquer quand tu dis que ton mari ne te consulte pas avant de faire des gros achats (inutiles). Qu’est ce que je détesterai ! Et ca peut être un peu stressant pour gérer le budget. (A moins que tu sois riche ? 🙂

    Je veux bien lire l’histoire du télécabine, juste pour me marrer !

    Pour le CC, j’aime bien. Mais je trouve que c’est effectivement galère pour les courts trajets donc je n’en achèterai pas. Je préfère louer de temps en temps pour aussi pouvoir adapter la taille au nombres de vacanciers.

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    1. La location est une excellente alternative ! J’aurais préféré aussi mais nous avons eu cette occasion qui s’est présentée et Mari Barbu a donc sauté dessus !
      Pour le télécabine c’est un peu du même acabit que le camping-car : il m’envoie une photo d’un oeuf de télécabine fièrement posé sur son camion avec comme légende « pour mettre dans le jardin ! »
      Notre maison était en cours de construction et avec tout le stresse que cela impliquait, je n’avais aucunement l’envie de restaurer entièrement cet oeuf en cabane pour nos enfants. Parce que oui, il faut repeindre entièrement l’extérieur (et je ne suis pas carrossier hein !) et faire l’aménagement intérieur avec des banquettes.
      Et au-delà de cela…bin c’est très moche un oeuf de télécabine !

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  6. On avait testé en famille en Bretagne justement ! Et même si j’adore le concept, je trouve que ce n’est pas adapté à la France – comme tu le dis, il ne faut pas vouloir se déplacer en ville. Et la logistique que ça demande (entre les vidanges et faire les courses régulièrement car tu ne peux pas stocker beaucoup de nourriture…) ça nous avait un peu refroidi. Mais ça reste un bon souvenir de voyage !
    Par contre, j’avais adoré en Australie parce que tout est fait pour ce type de voyage là-bas (ça doit être la même chose au Canada et peut-être même aux USA)
    Finalement, en voyage mode itinérant, on préfère une voiture et des hébergements (alors oui, c’est pénible de refaire la valise tous les 3 jours aussi…)

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