Une parenthèse enchantée

Une pArenthèse enchantée

Depuis des mois on en parle, et ce qui ne semblait qu’un lointain cauchemar se rapproche chaque jour de plus en plus. Les effets de la vaccination se font sentir et l’épidémie semble être en passe d’être maitrisée.

Ma parenthèse enchantée va se refermer.

Eh oui, à l’opposé de nombreuses personnes, depuis le début de la pandémie, à titre personnel je vis ma meilleure vie.

femme heureuse, coucher de soleil
Crédit photo : JillWellington

Déjà pour commencer, bien que ma famille soit très nombreuse, personne n’a été sévèrement touché par le virus et toutes les personnes à risque se sont fait vacciner dès que possible.

De plus, pour te situer le contexte, je vis à 800 kilomètres de ma famille. Je ne les vois donc que 2 à 3 fois par an. La pandémie et le confinement n’ont donc eu aucun impact sur à ce niveau là.

Alors, qu’est ce qui a rendu cette période si agréable ?

En premier lieu, le télétravail. Depuis fin février 2020, dès que le premier cas de COVID s’est présenté dans l’entreprise où je travaille, les dirigeants ont exhorté tout le personnel qui le pouvait à télétravailler. Cela fait donc un an et demi que je travaille exclusivement depuis chez moi.

« Ohlala ! ça doit être compliqué de ne voir personne !? »

C’est LA remarque que tout le monde me fait dès que je parle de ma situation. Si je comprends que certaines personnes ont besoin de ce lien social pour vivre, en tant que vraie introvertie, c’est tout l’inverse pour moi. C’est justement parce que je ne vois personne que je suis si heureuse en ce moment.

Et franchement, tout est relatif. Étant manager d’équipe, je suis constamment en contact avec mes collègues, par e-mail, mais de plus en plus par vidéoconférence ou sur la boite de discussion instantanée interne. Il ne se passe pas un jour sans que je parle à quelqu’un, ou c’est très rare.

Ce que j’apprécie vraiment dans cette situation, c’est que comparé à l’open space, ici je peux travailler dans le calme. Je ne suis pas sollicitée sans arrêt par mes collègues (l’autonomie de certains a grandement progressé !) et je ne perds plus de temps ni d’énergie dans toutes ces réunions inutiles, qu’elles soient formelles ou à la machine à café. En d’autres mots, tu l’auras compris, je suis bien plus efficace chez moi et à 17h30 je suis prête à commencer une deuxième journée.

« Ah, ouais, le ménage et les tâches ménagères… »

Alors je t’arrête tout de suite, non ma deuxième journée ne consiste pas à s’occuper des tâches ménagères. Après 17h30, commence ma journée « loisirs et détente » (je précise à toutes fins utiles que je n’ai pas d’enfants).

Et alors qu’avant 2020 je ne rentrais chez moi que vers 20h tous les soirs, principalement à cause de la circulation (et des réunions inutiles après 17h…), depuis un an et demi j’ai gagné plus de 2h sur ma journée le soir ! De quoi en profiter pour avancer sur plein de projets que j’avais en tête mais que je ne concrétisais pas, faute de temps. Là encore, je me rends compte qu’en cette période compliquée mon introversion est une force. Je peux rester 15 jours chez moi sans mettre le pied dehors, littéralement, et sans m’ennuyer pour autant. De plus, j’habite en zone rurale et je n’ai jamais été adepte des bars et autres afterwork. Quand je reçois des amis, c’est chez moi et toujours en petit comité. Avec une limite de 6 personnes, je suis laaaaarge !

J’ai aussi gagné du temps le matin. De 6h30 mon réveil est passé à … 8h ! Une petite demi-heure pour me préparer et à 8h30 je commence ma journée de travail comme avant. La fatigue et les cernes en moins.

Au niveau hygiène de vie j’y ai grandement gagné. En plus de la qualité (et la quantité !) de mon sommeil, j’ai aussi perdu plusieurs kilos sans rien faire. Enfin, non, je ne suis pas honnête. Le fait de ne plus manger à la cantine de l’entreprise et de ne plus être tentée par tous les bonbons et les gâteaux apportés par les collègues, ça aide pas mal. Et puis, c’est aussi grâce à mon sommeil de meilleure qualité, car il est bien prouvé que le manque de sommeil fait grossir.

Un autre aspect très appréciable de cette situation, c’est que je passe bien plus de temps avec mon mari. Lui n’a pas la possibilité de faire du télétravail, mais entre ses horaires qui lui permettent de rentrer en milieu d’après-midi et les quelques journées de chômage partiel dont il bénéficie, on se voit beaucoup plus souvent. Il a certes fallu un temps d’ajustement les premières semaines, je ne te ferais pas croire que le ton n’est jamais monté entre nous. Mais ayant déjà fait l’expérience de cette promiscuité pendant plusieurs mois lors d’un long voyage quelques années auparavant, là c’était presque une partie de rigolade. Même si nous avons dû annuler nos voyages prévus, nous avons profité des confinements pour faire des travaux dans la maison, chose qui était loin d’être notre priorité avant. On a fait des économies, et on a une maison plus jolie. Que demander de plus ?

En parlant d’économies, j’ai clairement vu la différence. Rien que le budget essence c’est incroyable ! D’un plein toutes les 3 semaines, je suis passée à un plein tous les 3 mois ! Désormais je cuisine pour mes repas le midi, et là aussi, en plus d’être plus sain, c’est bien plus économique (même avec du bio !). A contrario, les factures d’eau et d’électricité ont augmenté, mais le bénéfice reste quand même bien plus important.

Sur le plan écologique je n’y vois aussi que des avantages. Par la force des choses nous n’avons pas pu partir en voyage, et avec un peu de recul c’était le déclic qu’il me fallait. Je sais désormais que je peux passer de très bonnes vacances en France, dans des décors tout aussi magnifiques qu’à l’autre bout du monde. Je réfléchirai donc à deux fois avant de prendre l’avion de nouveau. Je ne prends plus ma voiture pour le travail donc là encore, j’ai fait d’énormes économies sur mon impact carbone. En travaillant de la maison, pas besoin d’une garde-robe de ministre. Depuis le début, je tourne avec 2-3 hauts et autant de bas. Autant te dire que ce n’est pas demain que j’irai faire du shopping. Et enfin, avec mes horaires plus flexibles je peux désormais aller faire mes courses chez les primeurs, les maraichers et les magasins bio du coin, chose impossible avant quand je rentrais à 20h.

Enfin, c’est peut-être un détail pour toi, mais mes animaux sont aussi bien plus heureux ! Mes lapins étant habituellement enfermés dans leur cage toute la journée, maintenant ils sont en liberté totale dans la maison. Sans mentionner que lorsque je dois aller chez le vétérinaire en urgence, c’est bien plus facile pour m’organiser. Cela m’a valu quelques surprises, comme un câble internet rongé en pleine visio avec mon chef… mais sinon c’est quand même hyper agréable de pouvoir profiter autant d’eux.

En dehors du télétravail, j’aime aussi cette nouvelle façon de vivre. Moins de gens dans les rues, moins de gens dans les magasins, moins de gens qui te collent quand tu fais la queue au supermarché. Et surtout, on a arrêté de se taper la bise ! (Pitié que cette habitude ne revienne pas aussi vite qu’elle s’est arrêtée !). C’est certains que nos libertés individuelles ont été un peu restreintes, et pourtant, alors que j’ai (j’avais) l’habitude de beaucoup voyager, cela ne m’a pas dérangée puisque je savais que c’était temporaire. Et surtout, j’ai plein d’autres activités et projets en cours qui font que les voyages ne me manquent pas tant que ça, du moment que je peux bouger en France.

Malheureusement, je sais que cela ne va pas durer, que dans les prochains mois je vais devoir reprendre cette vie d’avant qui ne me plait pas, entre le manque de sommeil, les bouchons le matin, les réunions inutiles, les gens qui te collent à la caisse et le manque de temps pour moi. Et j’angoisse déjà à cette idée.

Alors pour le moment, j’évite de trop y penser, et je profite chaque instant de ma meilleure vie.

9 commentaires sur “Une parenthèse enchantée

  1. Je fais partie de ceux que le covid noie sous le travail, pour lesquels les conditions d’exercice de leur métier se sont en plus dégradées, et maman d’un jeune enfant, je « trinque » plus que je n’apprécie ce qui aurait effectivement pu être une parenthèse plutôt cool. J’aurais pu écrire cet article, je comprends tout à fait, surtout que je télétravaille déjà en partie. Je ne fais donc jamais mes courses aux heures de pointe, je prends mes rdv médicaux et autres en semaine (quand ça arrive, je finis plus tard et c’est tout) et je ne me déprime pas dans les bouchons ou les transports en commun quotidiennement. Introvertie aussi, ça ne me gêne pas de ne pas parler à quelqu’un pendant une journée. En revanche, ce qui m’a pesée, ce sont les attestations de sortie. Ce petit formulaire n’a l’air de rien mais je l’ai vraiment vécu comme liberticide à devoir justifier que je vais chercher ma fille à l’école ou acheter une baguette. Peut-être justement suis-je trop habituée à une liberté d’organiser mon temps et mes sorties quasi totale, seulement limitée par le boulot à faire.
    En revanche, je constate tout de même une propension des entreprises à conserver une certaine part de télétravail post Covid, tu n’auras pas cette possibilité si je comprends bien ? Je trouve que c’est un bon compromis quand on est salarié.

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    1. J’ai bien conscience que mon ressenti est aussi lié au fait que je n’ai pas d’enfants. Cela aurait sûrement été différent le cas échéant.
      Quant aux attestations et la « privation de liberté », je n’ai jamais considéré cela comme tel. C’est comme la ceinture de sécurité, c’est bien une privation mais c’est tellement ancré dans nos reflexes et on a tous pris conscience du bénéfice qu’on ne le ressent plus comme ça. Pour moi l’attestation c’était ça, une « ceinture de sécurité » pour sortir de chez moi l’esprit tranquille.
      Je vais sûrement pouvoir continuer le télétravail au moins une fois par semaine, mais le problème c’est que le bénéfice que j’en tirais c’est parce que tout le monde était en télétravail. Le jour où certains sont au bureau, ça devient galère de travailler de chez soi car pour le coup je perds toute la communication « non officielle ».

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      1. Personnellement, j’ai vécu les attestations comme une charge mentale inutile dans une période bien assez compliquée sans ça (car oui ça peut être compliqué, surtout avec un forfait téléphone sans data et des enfants en bas âges). De quoi protégeaient-elles ? De rien du tout à part des amendes.
        Et pour le télétravail, un jour par semaine, je ne pense pas que ça coupe vraiment de la communication « non officielle ». En ce moment je retourne au bureau une fois par semaine, et j’ai l’impression de ne presque plus rien louper (avant j’étais à 100% en télétravail alors qu’une partie de mes collègues étaient en 100% présentiel et là s’était une autre histoire). Mais hélas, ça ne durera probablement, je suis dans une entreprise où le télétravail ne sera probablement pas conservé au delà de l’épidémie (bon, tant que les contraintes ne changent pas pour la restauration sur le lieu de travail, on a encore un peu de répit, ils ne pourront pas gérer l’effectif entier).

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  2. Je te comprends totalement pour ce qui est du plaisir d’avoir moins de monde dans les rues, les boutiques… et pour le fait de pouvoir télétravailler. J’ai fait le choix de quitter la région parisienne et j’adore avoir de l’espace ! Revenir me balader à Paris en slalomant entre les autres piétons ou coincer dans les bouchons me convainc à chaque fois que j’ai fait le bon choix.

    Par contre pour moi qui ait enchainé 1 an de congé parental avec le Covid (je suis retournée à mon bureau pour 10 jours avant d’être renvoyé à la maison), je me dis que ca me manque beaucoup de ne pas pouvoir voir mes collègues et amis physiquement. Je trouve pour mon travail qu’on était quand même bien plus efficace lors des réunions ensembles que celles par ordi interposées. Les pauses cafés et repas à discuter de tout et de rien me manquent beaucoup.
    Dans mon monde idéal, je télétravaillerai 1 à 2 jours par semaine.

    Avec le covid, ce qui m’a aussi beaucoup manqué ce sont les sorties que je faisais : la piscine, les restos en amoureux, les escapes games… et les voyages. Je rêvais de faire découvrir à mes enfants des lieux qui me sont chers et je dois repousser aux calendes grecques !
    Et je ne suis pas vraiment d’accord avec toi, d’accord la France est un pays magnifique et à plein de beaux endroits à visiter mais il y a plein de lieux dans le monde qui sont aussi magnifiques et qu’on ne retrouvera jamais en France (le salar d’uyuni, les pyramides d’Egytpe, Bryce Canyon, la fôret amazanonienne, la grande barrière de corail…).

    Comme Virg, je n’aime pas non plus voir nos libertés disparaître, perdre notre spontanéité et devoir se justifier tout le temps. Et que dire du fait que mon enfant connait principalement de ses grands parents leurs yeux. Mais il a du mal à les reconnaître en photo, sans le masque !

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    1. Même « conclusion » pour moi aussi concernant les voyages.. malgré ma conscience écolo je me suis rendue compte que je n’arrivais pas à me passer de voyages loin et d’avion.. c’est vraiment « le » truc qui m’a profondément manqué.. comme Lola j’ai peu d’amis, une famille qui vit loin, un job très faisable en télétravail (quand les crèches sont ouvertes on s’entend ;)) , j’ai aussi peu de loisirs types « sorties » vu que j’ai des enfants en bas âge donc pas tellement de changement au quotidien !.. par contre bizzarzmznt je dois dire que mes trajets à vélo vers le boulot m’ont un peu manqué !.. le stress d’être à l’heure après avoir deposer les enfants moins 😉

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    2. Même si ce n’est pas mon cas, je comprends que cela puisse peser de ne plus avoir de contact social. J’espère que tu pourras vite retrouver tes collègues !
      Quant aux voyages, je pars du principe que de toute façon on n’aura jamais assez d’une vie pour tout visiter, donc qu’on fait de toute façon des choix. Maintenant qu’est ce qui justifie qu’on préfère découvrir les paysages à l’autre bout du monde ? Sont-ils vraiment plus beaux parce qu’ils sont loin ? Est ce que l’impact écologique en vaut vraiment la peine ? A part un livre photo et un étalage vaniteux sur les réseaux sociaux, en sort-on grandi ? Je n’ai pas de réponse, mais je pense que la question mérite qu’on se la pose. Et sans l’impact écolo, c’est une « restriction » de 1-2 années, c’est pas comme si on nous supprimait les voyages à vie.
      Enfin pour répondre à ton dernier argument, si j’avais des enfants je pense que je préfèrerais que mes enfants ne reconnaissent pas leurs grands-parents pendant quelques mois (de toute façon qui se souvient de ses souvenirs en bas âge ?), plutôt qu’ils ne les connaissent pas du tout.

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      1. Pour les voyages ce n’est pas tant le côté réseaux sociaux (je n’y suis pas), mais plutôt le besoin de « dépaysement » au sens propre du terme : se confronter à une toute autre langue, culture, cuisine, architecture, religion, nature… Je suis loin de m’en venter (j’ai même un peu honte) mais je me suis rendue compte que c’était un besoin très profond pour moi.. j’admire pourtant beaucoup les gens qui sont fidèles à leurs principes et se sentent prêts à rester en France à l’avenir!

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      2. Ce que j’aime dans les paysages à l’autre bout du monde c’est soit le côté historique (des civilisations disparues qui ont eu un impact sur notre évolution !) soir le côté dépaysement extrême (on voit un paysage magnifique à perte de vue, on oublie la civilisation, je retrouve calme et sérénité). Et comme le dit Raphaëlle, ça n’a rien à voir avec les réseaux sociaux (je ne suis sur aucun), j’aime rencontrer des gens qui ont des cultures différentes, des rêves différents et me créer des souvenirs qui resteront. Et ca m’apprend à me débrouiller seule sans aide possible de ma famille (u bon moyen de grandir et de devenir adulte)! Mes grands voyages (1-2 mois dans un pays lointains) m’ont fait plus évoluer que tous mes courts (et très chouettes) voyages en France !
        Je trouve que c’est un peu comme certains de mes amis qui disent que comme ils habitent à Paris, ils ont assez de musées et de monuments sur place pour ne pas avoir besoin de quitter la capitale, de visiter d’autres villes et d’autres lieux.
        Après je ne parle pas de voyager à l’étranger tous les ans, il y aurait un problème de budget !

        Euh, bien sûr que je préfère que mes parents portent leur masque et connaissent leurs petits enfants. Mais je préféreraient encore plus qu’il n’y ait pas de pandémie et donc pas de masque, qu’on puisse tous se faire des câlins et partager un bon repas ensemble.
        Je disais juste pourquoi ce n’était pas une parenthèse enchantée pour moi cette période là. Mais je suis ravie que certains l’ait apprécié.

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  3. Je suis totalement comme toi. Je suis introvertie, je travaille loin de mon domicile. Pouvoir télétravailler (j’en rêvais !) est une bouffée d’air frais pour moi : je télétravail 50 % de mon temps, ce qui me convient bien et j’espère que cette disposition pourra être pérennisée (mais ma direction est très réticente, malgré les bons résultats de l’an dernier avec le télétravail). J’appréhende de devoir reprendre à temps presque plein (je suis à 80 %) en présentiel. Le fait de pouvoir télétravailler me permet de faire de vraies journées, les jours d’école (sinon, avec les contraintes horaires, je ne pouvais faire que 6h ce jour-là, et je constate qu’ajouter 1h30 sur ce temps-là change radicalement les choses pour faire des taches longues).

    J’ai conscience que je suis dans une situation privilégiée. Mon emploi n’a pas été impacté par le COVID, je peux télétravailler, ma mère a pu venir s’occuper de ma fille pour le 1er confinement (en étant confinée avec nous) (je suis maman solo, sans cela je n’aurais rien pu faire), je suis introvertie donc le confinement ne me gêne pas vraiment, personne n’a été touché gravement dans mon entourage. Pour moi, cette période est positive (⚠️ à mon échelle. Elle est dramatique au niveau santé globale, précarité, mortalité, santé mentale moyenne…).

    Concernant les voyages, je questionnais déjà le fait de partir loin (d’un point de vue écologique et décolonial). La seule chose qui me manque, c’est de pouvoir aller voir mon frère et la belle-soeur qui vivent en Allemagne.

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