Emmener son enfant chez un psy ?

Emmener son enfant chez un psy ?

« Je pense qu’il y a un petit souci avec Sangohan, il ne sait pas dénombrer. » Voici ce que m’annonce la maîtresse un matin d’octobre alors que je lui demande comment se passe ce début d’année scolaire avec ma progéniture. Il a intégré sa nouvelle école depuis la rentrée scolaire et semble plus épanoui qu’en petite section. Il se plaint moins de s’ennuyer. J’ai suivi la scolarité de Sangohan durant le confinement et j’ai lu attentivement les évaluations de son ancienne maîtresse, je suis sûre d’une chose : mon fils sait dénombrer.

Le soir, mon petit monstre d’amour a donc droit à un interrogatoire serré (huuuum, tu le vois le côté CPE qui prend le dessus ?) et il finit par avouer : « comme les autres enfants ne reconnaissent pas bien les quantités, je préfère ne pas montrer que je sais faire, je veux être comme les autres et puis ça m’évite de m’ennuyer ». Je ne comprends pas toute la logique mais j’en discute avec mon mari et nous décidons de prendre un rdv chez une psy pour déterminer si notre fils est haut potentiel.

Comment se passe le rdv chez la psy ?

Sangohan a rendez-vous un mercredi matin chez une neuropsychologue pour un test de QI – bilan psychométrique. Elle pratique le test de Wechsler qui est reconnu par l’Education Nationale (c’était important pour moi). Durant la première partie de l’entretien, nous sommes présents tous les deux. Elle s’intéresse aux raisons qui nous ont amené dans son cabinet et me pose quelques questions sur le comportement de Sangohan : sociabilisation, tolérance aux bruits, aux odeurs, rapidité d’apprentissage (a-t-il sauté des étapes lorsqu’il a appris à marcher, à parler etc… ? A-t-il rencontré des difficultés pour acquérir certaines compétences du quotidien ?). Elle m’interroge aussi sur ma propre enfance et ma scolarité. Elle conclue par « En gros, vous êtes convaincue que votre fils est haut potentiel, on va donc voir ce que dira le test ». Ensuite, je fais un gros bisous à mon fils, je lui dis de bien s’amuser et je vais m’installer dans la salle d’attente.

cabinet médical, salle d'attente
Crédit photo : DanielCubas

J’avais emmené ma liseuse pour occuper ce moment mais je suis incapable de me concentrer. À toi je l’avoue, j’ai tenté de m’approcher de la porte pour écouter (je voulais être sûre que Sangohan avait décidé de s’impliquer dans les exercices proposés). Finalement, j’ai été raisonnable et je me suis dit que c’était son jardin secret et qu’il me raconterait ce qu’il avait envie de partager avec moi. Et puis aussi, j’ai eu peur que la porte s’ouvre sur moi en train d’écouter : quel exemple j’aurais donné à mon fils ?

Je suis donc restée tranquillement assise sur ma chaise et j’ai repensé à tout ce qui nous a amené à consulter cette neuropsychologue (j’ai mis de côté ma liseuse car j’étais incapable de me concentrer). Bébé, Sangohan était très vif et légèrement en avance mais surtout il donnait l’impression de débloquer des apprentissages d’un coup sans passer par les étapes (il s’est levé d’un coup, il a marché sans ramper ou faire de quatre pattes, il a dit des mots distinctement sans passer par le parler « bébé »). C’était assez étrange parce qu’il faisait cela dans tous les domaines et notre entourage le remarquait. A 18 mois, son pédiatre s’était posé la question d’une éventuelle précocité car il faisait des phrases complètes, maniait la première personne (il n’a jamais dit : « Sangohan a faim » par exemple) et reconnaissait déjà certaines lettres qu’il associait aux prénoms de son entourage. A ce moment là, j’ai pensé que c’était aussi parce que nous passions beaucoup de temps avec lui et que nous le stimulions peut-être trop. L’année de petite section a été très difficile, il attendait beaucoup de l’école mais s’est très vite ennuyé, avait dû mal à s’intégrer et était en colère envers sa maîtresse qui ne le stimulait pas. J’ai souvent dit que mon fils était un peu précieux : au parc, si un enfant ne parlait pas assez bien (selon ses critères) il préférait le snober plutôt que de jouer avec lui, à l’école, il a eu un peu tendance à faire cela, ce qui a probablement nui à son intégration.

Tout cela tourne à toute allure dans ma tête, j’essaie de me rassurer. En fait, j’ai un peu peur d’être prétentieuse et que la psy pense que je suis fière d’exhiber les connaissances de mon fils. J’espère qu’elle n’imagine pas que je le sur-stimule alors que j’essaie juste de répondre à sa soif de connaissance. Je sais qu’avoir un enfant Haut Potentiel ce n’est pas facile tous les jours, que la façon de penser de ces enfants est différente et demande beaucoup d’adaptation. Je sais que si je ne me suis pas trompée, nous allons devoir être particulièrement attentifs à ses besoins et à sa scolarité.

Bref, durant toute cette attente, je suis dans mes pensées, je débats avec moi-même. Je n’entends même pas la psy venir me chercher. C’est passé vite finalement !

attente, femme assise
Crédit photo : Free-Photos

Le verdict et l’après…

Normalement, nous devions avoir un deuxième rdv pour la restitution des résultats mais la psy m’annonce immédiatement qu’elle va me donner les résultats le jour même. En quelques secondes je passe par toutes les émotions et j’ai déjà élaboré toutes les hypothèses possibles au sujet de cette annonce anticipée, je pense qu’elle s’en rend compte et elle enchaîne très vite : « Sangohan est Haut Potentiel, il a fini le test beaucoup plus vite que ce que je prévois c’est pour cela que je vous restitue les résultats maintenant ». Le verdict est plutôt positif, Sangohan a un profil plutôt complet sans trouble(s) associé(s). Sur les cinq domaines évalués, mon fils est très nettement au-dessus des attentes pour trois d’entre eux et dans la moyenne pour les deux autres. La psychologue m’explique que cette différence est assez normale à son âge car il a laissé de côté les exercices qui l’intéressaient moins. S’il avait décidé de faire les exercices jusqu’au bout, les résultats auraient probablement été les mêmes dans tous les domaines. Sangohan a tendance à s’auto-réguler et peut arrêter de faire quelque chose lorsqu’il considère qu’il répond à l’attente, elle pense donc qu’on ne connaît pas encore ses capacités. Cela aussi est normal pour un enfant de son âge. Il faudra probablement faire un nouveau test lorsqu’il aura 7-8 ans. Sangohan assiste à toute la restitution et cela nous a permis d’en discuter avec lui après. La psychologue m’explique que mon fils est épanoui et que nous gérons plutôt bien la situation, il faut que nous évitions de rire de certaines de ses remarques un peu trop perspicaces et l’encourager à passer par les différentes étapes d’un apprentissage. Elle pense également qu’il faut éviter qu’il s’ennuie à l’école et le note sur le bilan.

Par la suite, nous avons pris un rdv avec la maîtresse de notre fils qui a décidé de, petit à petit, l’intégrer à la classe de GS (Sangohan est en double niveau MS/GS). Cela s’est très bien passé et Sangohan s’est complètement épanoui à l’école à tel point qu’il a officiellement rejoint le groupe des GS et s’est très bien intégré. La maîtresse l’a trouvé vraiment changé et il est devenu un des enfants moteur de la classe. Elle individualise les apprentissages et nourrit Sangohan en fonction de ses besoins. A ce jour, il s’éclate car il lit, additionne, multiplie etc… sa maîtresse dit qu’il est complet car il est à l’aise dans les différents domaines. Il a hâte d’entrer en CP.

J’ai tendance à dire que Sangohan est un enfant comme les autres mais dont le système de pensée est plus complexe. Je prends souvent l’exemple de la visite médicale pour ses 4 ans. Il devait passer un test de vision et le pédiatre lui a demandé de lui indiquer ce qu’il voyait sur les images. La première image représentait un oiseau et mon fils a commencé à bloquer et à se murer dans le silence. Lorsque je l’ai interrogé, il a fini par expliquer qu’il ne savait pas quel était l’oiseau sur l’image et donc qu’il ne savait pas quoi répondre. Il a donc fallu lui expliquer qu’on ne lui demandait pas de d’être précis mais juste de désigner ce qu’il voyait par le nom global. Il pense également en arborescence ce qui demande un accompagnement et beaucoup d’écoute. Lorsqu’il pose une question, je réfléchis toujours aux différentes questions qui peuvent en découler afin de pouvoir lui consacrer le temps dont il aura besoin. Parfois, je lui explique qu’on discutera d’un sujet plus tard quand je pourrais être attentive à ses questions.

Tu as peut-être reconnu des traits de ton enfant, mais mon article n’a pas pour vocation de décrire un enfant Haut Potentiel car je sais qu’ils sont tous très différents les uns des autres. Au contraire, si tu as un doute, je t’engage plutôt à prendre conseil auprès d’un spécialiste, qui pourra répondre à tes questions, te diriger vers d’autres spécialistes et te conseiller sur la façon d’accompagner ton enfant.

20 commentaires sur “Emmener son enfant chez un psy ?

  1. J’ai lu un article qui expliquait que les parents d’aujourd’hui était beaucoup plus attentifs au bien être et à l’apprentissage de leurs enfants, raison en partie pour laquelle on note une baisse de la natalité en France notamment. Grosso modo, on ne fait plus plein d’enfants parce qu’on veut avoir des moments de qualité avec nos enfants. Un autre disait que la puberté arrivait plus tôt à cause en partie de cette stimulation intellectuelle précoce. Je ne pense pas que ma fille soit Haut Potentiel mais je suis hyper étonnée de ses acquis en première section, qui est normalement surtout une classe de sociabilisation. Je pense que cela a été facilité par une classe 4 niveaux, donc PS à CP.
    Tout ça pour dire que je me questionne : est-ce qu’on leur demande trop trop vite ? Parce que du coup on rentre dans le jeu, on a acheté des cahiers de vacances qu’elle finissait parfois dans la journée. Leur laisse-t-on bien le temps de l’enfance ? Comment équilibrer ?
    Je te pose la question car pour toi le cas est inverse, c’est ton enfant qui dès le départ passe les étapes « trop » vite et de lui-même. Du coup, j’imagine que le défi des parents d’un enfant Haut Potentiel est d’ajuster entre ce que j’appelle l’intelligence de la connaissance et l’intelligence du coeur, la maturité sociale en quelque sorte. Vous a-t-on donné des pistes sur ce sujet stp ?

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    1. « est-ce qu’on leur demande trop trop vite ?  » Peut être aussi que l’on a sous-estimé les capacités des enfants pendant très longtemps…. Tant que l’on ne « force » pas je pense que c’est ok de répondre aux besoins et demandes d’un enfant en terme d’apprentissage.

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    2. Virg,
      Effectivement, je trouve que tu mets le doigt sur le défi en terme d’éducation avec un enfant haut potentiel. On essaie sans arrêt de ne pas oublier son âge réel et on ramène aussi beaucoup les adultes et les autres enfants à ce fait car certaines de ses réactions peuvent sembler bizarre.
      L’autre défi est de faire « redescendre la cocotte » régulièrement. Quand ses pensées vont trop vite / trop loin, il éclate et c’est parfois compliqué à gérer. Pour les conseils, nous nous adressons beaucoup à sa maîtresse, notamment lorsqu’on perçoit des nouvelles acquisitions, je vois avec elle si il a caché ou non et si on peut l’aider ou si on laisse faire. Nous avons notamment eu une période un peu difficile lorsqu’il a commencé à savoir lire car ça n’allait pas assez vite selon ses critères. Bref c’est beaucoup d’ajustements mais comme pour tous les parents. Je trouve ça très délicat quand ça touche aux apprentissages car on a toujours peur de « mal faire ».
      J’ai aussi la chance de travailler dans l’éducation nationale et d’avoir les Psy-En sous la main en cas de doute 😉

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  2. Cet article tombe à point nommé, on a rdv demain pour la restitution du bilan de notre fils (qui a à peu près l’âge de Sangohan) mais au vu des résultats chiffrés qu’on a déjà reçu par courrier, il est a priori « haut potentiel » voire « très haut potentiel ».
    Je m’interroge beaucoup sur comment l’accompagner au mieux. Si jamais vous avez des lectures à conseiller, je suis preneuse…
    Et moi aussi pendant le passage du test je passais en boucle les « indices » et j’appréhendais !
    Si jamais vous vouliez échanger, je suis disponible.
    En tout cas, j’ai l’impression que vous accompagnez bien Sangohan et il semble épanoui (et c’est tout ce qui compte) !

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    1. Sangohan relève aussi plus probablement du « très haut potentiel ». Il paraît (dixit la psy) que c’est plus facile à gérer. Je n’ai pas vraiment lu sur le sujet (je n’arrive pas encore à me décider si il faut lire ou y aller à l’instinct. Par contre, j’ai la chance d’avoir des personnes ressources dans mon milieu professionnel. Nous avons aussi une super maîtresse qui individualise les apprentissages et communique hyper bien.
      N’hésitez pas à laisser un mail sur notre adresse générale, je récupérerai votre contact et j’échangerai avec vous avec plaisir.
      Quel a été le retour de la psy de votre côté ?

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  3. Je trouve remarquable la réaction de la maîtresse, et surtout le succès des mesures prises. Je vous souhaite que Sangohan continuera à se sentir aussi à l’aise à l’école. Mes quelques lectures sur le sujet évoquaient plutôt des échecs.

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  4. Merci pour votre article qui complète ce que nous vivons en ce moment avec notre fils.
    Notre aîné s’ennuyait en entrant en MS en septembre dernier, et pour lui : qui dit ennui dit bêtises. Ce qui en faisait un élément perturbateur de sa classe.
    Au fil des mois nous avons découvert qu’en le « nourrissant » il était bcp plus attentif et intéressé. Depuis la rentrée de janvier, il est maintenant chez les GS (merci les doubles classe MS/GS); et c’est pareil il en est devenu un élément moteur.
    Je ne pense pas qu’il soit haut potentiel, il est juste un peu plus curieux que les autres sur certains domaines (quand quelque chose ne l’intéresse pas, type l’écriture, il prends sa chaise et demande à retourner chez les MS le temps de cet exercice !). Mais malgré tout, il est content de ses nouvelles activités « de grand » et à hâte également d’entrer au CP l’an prochain.
    Nous ne forçons rien non plus à la maison, on ne bûche pas le week-end pour acquérir de nouvelles compétences, mais nous nourrissons son envie et son besoin de savoir dans les domaines qui l’intéressent.

    Je me questionne beaucoup sur la façon de répartir les élèves dans les classes : la répartition par année civile est très inégale selon moi. Mon fils de début d’année aura un an d’avance, mais au final que 2 ou 3 mois d’écart avec les plus jeunes du niveau supérieur.
    A l’inverse, ma fille de fin d’année, devra bosser un peu plus pour atteindre le niveau de ses camarades nés en début d’année (tout du moins pour les années de maternelle)

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    1. La répartition par année civile est assez bizarre. Mon neveu est né prématuré en décembre au lieu de mars…
      Donc il est entré à l ecole un an plus tôt… donc il cumule les problèmes liés à la prématurité et être à l ecole une année plus tôt !
      Pour être logique, c est la date de conception qui devrait être prise en compte. Car là, s il « redouble », c est tout de suite plus difficile à gerer pour l estime…
      Ou alors la maternelle devrait être une sorte de socle d où les enfants sortent qd ils sont prêts. Peu importe leur âge !

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      1. J’habite dans un pays où la limite est le 30 septembre. Et le souci reste le même.
        Oui, tous les enfants ont 6ans avait de rentrer au CP…mais alors que mon fils aura a peine 6, celui de ma collègue aura 7 ans quelques jours après. On le voit bien qu’ils ne sont pas rendus au même stade de développement. Mais quelle limite prendre ?

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    2. Mon fils aussi est de début d’année et du coup, le saut de classe me paraît minime. Je ne pense pas que le mois de naissance joue tant que cela dans les apprentissages, y compris en maternelle. Selon moi, il y a plutôt un rythme propre à l’enfant. J’ai toujours été « en avance » et pourtant je suis de fin d’année. Par contre, mes parents n’ont jamais accepté le saut de classe proposé par l’école parce que justement j’étais de fin d’année.
      Sangohan aussi n’est pas un accroc de l’écriture, il sait faire ça lui suffit mai apprendre à bien former ses lettres l’ennuie un peu (je le comprends mais ça reste entre nous ;-))
      Je suis tellement d’accord avec ton commentaire sur les doubles classe : ça nous a sauvé l’année.

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  5. Bonjour,
    je me suis totalement et complètement reconnue dans le paragraphe au cours duquel vous décrivez ce que vous avez ressenti durant l’entretien de votre fils, pendant que vous attendiez dans la salle d’attente. Je suis passée par exactement les mêmes étapes ! 😀

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  6. Cet article est très intéressant. Par contre je me pose une question, il me semble que les tests pour détecter les hauts potentiels ne sont souvent réalisés qu’à partir de l’entrée au CP par l’école car si on souhaite le faire faire avant beaucoup d’établissements refusent et si les parents veulent vraiment le faire faire ils doivent débourser la somme de 600€ auprès d’un psychologue /neuropsychologue. Ce que me disait une psychologue, c’est que depuis une quelques années, beaucoup de parents veulent faire passer ce test à leurs progéniture pensant qu’ils sont HP et débourse ces 600€ pour finalement être parfois déçus des résultats et par la même occasion donner des faux espoirs à leurs enfants. Après ce n’est pas une généralité et tant mieux d’ailleurs car plus tôt ces petits zèbres sont détectés, plus tôt une prise en charge adaptée est prise par le corps enseignant et la famille. Il y a ce site qui est très intéressant pour les familles de HP : https://www.enfantsprecoces.info/les-signes-caracteristiques-chez-lenfant-precoce/ .

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    1. A ma connaissance et dans mon expérience perso, l’école propose rarement des tests pour voir si on est HPI et ce sont des tests rapides (moins d’1h) peu complets. (Je suppose que ca dépend des écoles et des psy scolaires…)
      Donc si on veut un vrai test avec une explication des résultats, il faut de toutes façons payer nous même.

      Pour ce qui est de le faire aussitôt, je pense qu’un problème peut être un manque de coopération de l’enfant (qui n’est pas dans une situation ou il est à l’aise, qui se désintéresse plus vite étant petit…). Donc il me semble que le résultat est plus clair quand l’enfant est en élémentaire ou après.
      Mais l’intérêt de le faire passer plutôt, ca peut être pour les parents de mieux comprendre leur enfant, de vérifier si il peut sauter une classe (voir de convaincre l’école qu’il peut sauter une classe), si son profil est homogène, s’il y a une hyper sensibilité ou un à côté à prendre en compte…

      Et oui, pour beaucoup de parents, leurs enfants sont forcément exceptionnels et je connais au moins deux familles où les tests n’étaient pas assez compliqués, complets, intéressants pour montrer le vrai potentiel de leur enfant. Tant pis pour le portefeuille des parents, j’espère juste que les enfants s’épanouiront.

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    2. Je n’ai pas déboursé 600 euros pour le test mais, effectivement il était à ma charge. Cependant, ce test existe pour les enfants dès l’âge de Sangohan et les parents peuvent tout à fait demander un rdv avec la psychologue de l’école pour le faire passer. Les délais sont plus longs qu’en passant par le privé. Dans le privé, il faut bien s’assurer que le test pratiqué soit celui de Wechsler.
      Comme tu le dis, plus on détecte tôt le fait que son enfant est haut potentiel, mieux on l’accompagne et c’est pour cela que je suis passée par la case « privé ».

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  7. Tu mentionnes au début de ton texte : »Je ne comprends pas toute la logique » quand ton fils fait semblant de ne pas savoir…
    Pourtant, si savoir plus de choses, avoir des bonnes notes est valorisé par les parents et les profs …ce n’est pas le cas parmi les enfants. Celui qui en sait trop est mis a l’écart. Que ce soit a la maternelle ou a l’université.
    Je comprends tout a fait ton fils (même si je trouve ça très triste).

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    1. Oui je comprends la logique « je cache ce que je sais  » même si j’essaie au maximum de lui expliquer qu’il a intérêt à montrer ce qu’il sait faire, il cache certaines choses pour être comme les autres ( c’est l’AVS d’un élève de sa classe qui a détecté (en même temps que nous) que Sangohan savait lire). Comme toi, je trouve ça triste. Je comprends un peu moins qu’il fasse semblant pour ne pas s’ennuyer mais là aussi on progresse bien grâce à la maîtresse qui le laisse faire du dessin quand il finit avant les autres et qui a instauré cela discrètement.

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  8. L’article est intéressant et le sujet est bien traité mais j’avoue que j’ai été un peu déboussolée/déçue par le titre.
    Là on ne parle que de faire tester le potentiel d’un enfant.

    Il y a 212 autres raisons valables d’aller chez le psy avec son enfant ou d’y envoyer son enfant seul. Et vu la réticence de plein de parents à emmener leurs enfants chez le psy, je m’attendais à un article plus général.

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    1. Oui j’aurais dû le personnaliser et mettre qqch comme « pourquoi j’ai emmené mon enfant chez un psy » mais je n’y ai pas pensé. Ceci dit un article général est une bonne idée, n’hésite pas à nous le soumettre, nous avons ouvert les témoignages 😉

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