Notre déménagement express

NOTRE DÉMÉNAGEMENT EXPRESS

La dernière fois, je te racontais qu’après le premier épisode de confinement à cinq dans une maison trop petite, nous nous étions résolus à mettre en vente notre maison adorée pour chercher plus grand et plus vert. Entre la première estimation de son prix de vente et notre arrivée dans notre nouveau logement, il ne s’est passé que 4 petits mois : à peine le temps de tout organiser pour réussir ce déménagement express !

La vente de notre tiny house

Ne sachant pas combien de temps nous allions mettre à trouver des acheteurs, nous avions envisagé de finir l’année scolaire dans notre tiny house, en priant fort pour ne pas connaître un nouvel épisode de confinement strict.

Notre agente immobilier, celle qui nous avait vendu la maison 4 ans plus tôt, nous a proposé de partir sur un prix dans la fourchette haute, un prix coup de cœur, et de tenter de voir si nous décrochions des visites, quitte à accepter de négocier voire même à baisser le prix de l’annonce d’ici deux ou trois semaines si rien ne se passait.

Deux jours plus tard, nous avions les premières visites en off, avant même la parution de l’annonce sur le site de l’agence. Et dès la deuxième visite, nous avions une offre au prix !

Nous n’en revenions pas, nous étions sous le choc de cette bonne nouvelle, synonyme d’un changement radical à court terme. Clairement, nous avions bénéficié de l’effet confinement, et cette maison qui nous paraissait trop petite avec nos trois enfants en bas âge, cette maison avec un petit coin de verdure à proximité de Paris et de son métro, était devenu un bien très recherché par de nombreux acheteurs parisiens.

Jardin Colombe - photo personnelle
Crédit photo : photo personnelle
Le tiny jardin de Colombe

L’achat de notre perle rare (dans son jus)

La vente de notre tiny house avait été si rapide, que notre timing initial tombait à l’eau : il n’y avait pas de temps à perdre, puisque d’ici trois mois, nous serions à la rue, avec toute notre marmaille ! Parce que oui, tout aurait été bien plus simple si nous avions pu faire un prêt relais, mais étant donné le peu d’années passées dans notre tiny house, nous n’avions pas cette possibilité… et la seule solution pour avoir une capacité d’achat suffisante, c’était de vendre d’abord notre bien actuel.

À partir de ce moment-là, nous avions deux solutions : trouver rapidement notre nouvelle maison ou envisager une parenthèse locative.

carton clé déménagement
Crédit photo : congerdesign de Pixabay

Cette deuxième option nous paraissait d’autant moins attrayante en période de pandémie : confinement + logement petit = combo pour de belles explosions familiales en perspective ! Mais nous étions conscients que nous n’aurions peut-être pas le choix, et que la pression financière, allégée par la belle vente de notre tiny house, nous permettait d’envisager sereinement cette parenthèse collés-serrés.

Pour autant, ce n’était pas notre premier choix, et nous avons donc mis les bouchées doubles pour pouvoir trouver notre perle rare. Je t’en ai déjà parlé la dernière fois : nous avions repéré une petite ville qui remplissait nos critères principaux de verdure et de proximité de nos boulots, et nous avons rapidement trouvé notre perle rare dans son jus, pudiquement qualifiée dans le jargon des agents immobiliers, de bien original à fort potentiel (tu imagines tout à fait, j’en suis sûre !).

Une fois la décision prise, il a fallu jouer finement pour négocier une date de vente et d’achat unique, auprès respectivement de nos acquéreurs et de nos vendeurs. Heureusement que les premiers ont été patients, parce qu’on peut dire que les seconds ne nous ont pas facilité la tâche.

Mais nous avons fini par nous retrouver, un beau jour de janvier, à vendre notre tiny house adorée dans la matinée, avant d’acheter dans la foulée notre perle rare dans son jus. Nous avons donc été officiellement sans domicile fixe mais très riches pendant quelques heures ! 😉

L’organisation du déménagement

Alors sur le papier, tout ça paraissait parfait, mais dans les faits, au mois de décembre dernier, nous étions en période de confinement (plus ou moins strict, mais quand même) et donc pas dans la situation la plus facile pour demander de l’aide aux copains ou à nos familles pour le déménagement.

En plus, la date étant restée incertaine jusqu’à moins d’une semaine avant le jour J, c’était impossible de solliciter nos proches. Nous avons donc dû faire appel à une société de déménagement.

Là encore, dans une optique d’économie, nous avons fait nous-même les cartons et nous avons dormi jusqu’au dernier jour dans notre tiny house : concrètement, on a vécu pendant plus d’un mois au milieu de piles de cartons de plus en plus hautes, nous avons fêté Noël dans notre salon en repoussant les cartons le long des murs, et la veille du déménagement, nous avons campé dans notre maison vide. Les enfants étaient ravis de cette soirée de fête avec le duo gagnant McDo & pyjama party !

carton déménagement
Crédit photo : Cottonbro provenant de Pexels

La veille du jour J, les déménageurs sont venus emporter meubles et cartons, et les ont stockés pendant la nuit dans leur entrepôt.

Le jour J, après avoir emmené nos filles à l’école et notre fils chez sa nounou, nous avons retrouvé nos acquéreurs dès 9h chez le notaire afin de signer la vente de notre tiny house. Ils ont donc pu faire la visite de signature dans une maison vide et propre.

À 11h, nos vendeurs nous ont rejoint chez notre notaire et nous avons connu quelques minutes inconfortables de flottement puisque le notaire de nos vendeurs a tardé à envoyer la confirmation de paiement de nos acquéreurs… mais nous avons finalisé notre achat dans la foulée de la vente ! Ouf !

À partir de là, nous avons pu donner le go aux déménageurs pour foncer vers notre nouvelle maison et commencer à décharger meubles et cartons, histoire qu’à la fin de la journée, nos trois enfants puissent arriver dans un logement habitable et passer leur première nuit dans leur nouvelle maison !

Le bilan

Alors certes, cette organisation a été éprouvante, pleine de stress et d’incertitudes, et nous arrivons dans une maison dans laquelle nous souhaitons effectuer de nombreux travaux, sans avoir pu les anticiper (ou encore mieux, les faire faire en amont). Cela n’aide pas à se projeter, de savoir que l’on veut modifier tant de choses (on parle de murs à abattre, d’extensions à créer, pas uniquement de tapisseries à décoller ou de murs à repeindre).

Mais nous avons réussi à épargner à nos enfants une transition supplémentaire (le marché locatif étant tellement tendu dans notre coin, nous aurions probablement dû envisager deux changements d’école successifs !). Et eux, ils se moquent bien de la tapisserie vieillotte ou du carrelage salissant !

Du coup, le prochain challenge familial pour nous, c’est travaux !

15 commentaires sur “Notre déménagement express

  1. Bravo pour cette belle organisation !
    Du coup tes enfants ont changé d’école en cours d’année ? Ça a été ? Je me pose la question car on s’interroge sur le fait de vendre un jour notre petit appartement parisien pour (je rêve !) une petite maison avec jardin en banlieue et arriver à concilier achat / vente / rentrée scolaire ça semble être le combo impossible !

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    1. Oui, tout à fait ! Nos filles ont changé d’école en cours d’année, mi-janvier, et cela s’est extrêmement bien passé pour toutes les deux. Pourtant, elles sont chacune dans des classes clés (petite section et CP), mais leurs maîtresses ont été adorables, nous ont donné plein d’infos en amont, ont fait en sorte de leur trouver un petit temps seule à seule le premier jour, avant l’arrivée des autres élèves, etc…. Au final, même si ce n’était pas forcément choisi, je trouve que ce timing était idéal pour leur scolarité.
      Donc si vous ne trouvez pas la date parfaite pour votre déménagement, c’est peut-être pas si grave…. à voir ! 😉

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  2. Je vis également la même situation sauf que nous quittons la campagne pour une petite ville. Notre maison a été vendu au prix à la 1er visite, 2 jours après sa mise sur le marché. Nous avons trouvé la nouvelle 7 jours après, le coup de cœur juste à côté de l’école des enfants (pour y aller à pieds comme ils le souhaitaient). Par contre, on a un petit battement avec un passage par la location, le temps de réceptionner les clés de la nouvelle et de faire les travaux dans la nouvelle (de la déco principalement + cuisine et 2 salles de bain). C’est du stress de tout enchaîner mais je suis contente de pouvoir souffler un peu pendant la location. Tu m’épates à avoir réussi à tout enchaîner comme ça et à garder l’énergie d’enchaîner sur les travaux !!! Hâte de voir tes « avant » « après » !

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    1. Ahaha ! Pour l’énergie, on repassera : PetitOurson ayant décidé de continuer à faire des nuits de hibou pendant encore de bien trop longues semaines après le déménagement ! 😉
      De mon côté, je t’envie de pouvoir faire faire les travaux en avance de phase : ici j’avoue qu’on passe par des phases de découragement régulièrement.

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  3. Alors pour avoir dû opter pour la parenthèse locative, je t’annonce tout de suite que je t’envie 😉 sport mais plus simple au final, c’est top quand ça se goupille bien. Par contre, tu dis que les dates n’étaient pas sûres sûres jusqu’à 1 semaine avant, vous aviez un plan B ?

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    1. C’est sûr que le fait d’éviter un 2ème déménagement, avec toute la logistique que ça implique, c’était un point très positif. Après, ça veut aussi dire vivre dans les travaux pendant de longs (bien trop longs) mois !
      Quant au plan B, bah pas trop en fait : au pire, je pense qu’on aurait peut-être laissé nos filles pendant quelques jours chez leurs grands-parents, et squatté chez des amis avec le plus jeune…. mais ça aurait été vraiment compliqués. Après, si nous n’avions pas eu des vendeurs si pénibles, nous aurions pu nous éviter pas mal de stress, parce que théoriquement, nous aurions dû connaître bien plus tôt la date d’achat. Mais bon, tout est bien qui finit bien !

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      1. Pour la durée des travaux et pour l’avoir vécu maintes fois, le secret, c’est un projet après l’autre
        Surtout ne pas penser au global.

        Pour ma part, je préfère finalement vivre dedans avant de faire des gros travaux. Tant qu’on ne vit pas dedans, on ne voit pas tout et, plus vous allez vivre et prendre vos marques, plus votre besoin s’affinera. Il peut même arriver que ça te coûte moins cher que prévu.
        Allez haut les coeurs 😉

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        1. Oh merci pour le conseil ! C’est vrai, tu as raison : parfois, lorsque j’ai des bouffées de stress en me disant qu’on ne va jamais y arriver, j’en viens à ne plus savoir quoi prioriser. Alors qu’au contraire, lorsqu’on avance sur tel ou tel projet, de petits progrès deviennent vite gratifiants.
          Je vais essayer de me souvenir de ton conseil, mais j’avoue que pour le moment, on fait un peut tout en même temps (sachant qu’on a de toutes façons la grosse partie des travaux qui nécessitent un architecte et qui sera donc faite plus tard – cet automne j’espère ! – et uniquement par des professionnels – on vivre dans le chantier, mais on ne fera rien).
          Quant au fait de vivre dans la maison avant les travaux, j’étais contre parce que je voulais tout casser tout de suite, mais je n’ai pas eu le choix pour le timing, et en effet, même si nos choix n’ont pas changé, ils ont été confirmés et on en est d’autant plus certains à présent ! 🙂

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  4. Je reste complètement admirative de votre courage (coup de folie? :p).
    J’imagine à quel point cela doit être décourageant de vivre dans une maison vraiment dans son jus mais d’ici quelques mois (oui oui je suis optimiste pour vous) j’imagine que vous serez tellement bien dans votre coin de paradis… Par contre il me semble que tu avais parlé de 5 chambres … Et maintenant une extension ??? (team curieuses) :p

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    1. Oui, c’est un peu un coup de folie ! 😉
      Et oui, en effet, on a déjà beaucoup (trop ? 😉 ) de chambres : 4 sur le même palier (ce qui était un critère important pour nous et difficile à trouver), une grande mezzanine qui peut servir de chambre, et une extension qui peut devenir un mini-logement autonome pour accueillir nos familles. Mais l’extension que l’on souhaite faire permettrait d’avoir la cuisine dans la continuité du salon, ouverte sur le jardin (plutôt qu’à l’autre bout de la maison).

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    1. Ahah ! Oui, en effet, c’était (et c’est encore !) une période bien dense ! Heureusement, les enfants ne le vivent pas comme ça, et profitent simplement du plus grand jardin et de leur grande maison.
      Quant aux travaux, non, malheureusement : nous avons eu la bien mauvaise surprise de nous faire planter par notre architecte, donc on doit tout recommencer avec un autre…. 😦 On espère pouvoir au moins lancer la demande de permis de construire à l’automne pour envisager les travaux rapidement !

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  5. Félicitations d’avoir mené tout ça en si peu de temps. On signe cet après midi chez le notaire pour vendre la notre, 3 mois et 10 jours après la mise en vente. Mais contrairement à vous, pas de maison derrière, mais le nomadisme temporaire !
    Bon courage pour les travaux !

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  6. Camping car ! Et les enfants le vivent bien pour le moment. Goyave a bien compris. Kiwi parle régulièrement de sa maison et n’a pas l’air d’avoir saisi que c’était définitif. Et Litchi difficile de savoir ce qu’il comprend mais en tout cas il va bien !

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