Sur la route du travail

Sur la route du travail

Matin et soir, je prends ma voiture pour aller travailler, et ce depuis 12 ans. Quarante-cinq minutes de route qui parfois me paraissent très longues et parfois très courtes. Je n’ai pas vraiment le choix : pas de transport en commun et pas de co-voiturage possible. Et malheureusement pour moi, un métier qui m’oblige à être 100% en présentiel sans télétravail possible.

Crédit photo : Photo personnelle

Conduire tous les jours

J’habite à 40 kilomètres de mon lieu de travail. Pas tout près donc. Néanmoins, la distance est assez relative. J’ai parfois vécu à moins de 10 kilomètres à vol d’oiseau de mon lieu de travail/d’études, et je mettais tout autant de temps à effectuer le trajet à cause des embouteillages. L’avantage actuellement, c’est que j’habite en ville et je travaille dans une petite ville au milieu de la campagne. Je n’ai donc presque jamais de bouchons car je vais en sens inverse des autres travailleurs que je croise matin et soir.

La circulation est assez intense en ville : il y a notamment un gros point noir qui consiste en un carrefour où c’est toujours la pagaille. Pour le reste, la route est bonne, avec de très longues lignes droites (les virages n’apparaissent qu’à 5 kilomètres de l’arrivée), une circulation qui n’est pas très dense et ô joie depuis quelques années, il y a un itinéraire qui détourne tous les poids lourds (ce qui me fait gagner en temps et en sérénité).

Quand je ne suis pas fatiguée, j’ai l’impression que la route passe à la vitesse de l’éclair. Cela me permet de décompresser, de laisser les soucis de boulot de côté, de commencer à réfléchir à ce qui m’attend à la maison. J’écoute de la musique (celle que j’aime et non pas celle que choisit M. Chéridamour), des émissions à la radio et depuis un ou deux ans, c’est aussi l’occasion de découvrir plein de podcast différents.

Crédit photo : Photos personnelles

Ce que je n’aime pas

Je n’ai que peu de villages à traverser. Mon seul souci, ce sont les travaux assez récurrents sur cet itinéraire : je suis devenue une pro des déviations plus courtes que celles proposées !

Et route de campagne oblige, je suis également tributaire des récoltes pour mon temps de trajet : tomber derrière un tracteur peut facilement devenir une galère. Par exemple, ce matin j’ai eu le combo gagnant : travaux avec grande déviation plus deux tracteurs. Soit 15 minutes de retard. Cela semble peu, mais quand on fait déjà 45 minutes de route, ce petit quart d’heure en plus est presque le quart d’heure en trop.

Il y a des périodes où la fatigue se fait vraiment sentir. Lors du passage à l’heure d’hiver, quand je conduis entre chien et loup et que je rentre à la nuit tombée, c’est assez difficile pour moi. La fatigue est présente et les trajets me semblent alors interminables. De même avec le mauvais temps d’hiver c’est très compliqué d’être concentrée pendant la conduite et je reviens à la maison complètement lessivée. Le pire étant les matins de verglas ou les jours d’alerte tempête ou de neige (heureusement très rares) : j’appréhende désormais énormément.

Ce que j’aime

Une semaine sur deux, je dépose Schtroumpfette au lycée, et auparavant c’était au collège. J’adore ce petit moment rien qu’à nous, à discuter de tout et de rien.

J’aime profiter des beaux levers ou couchers de soleil. J’adore quand le ciel est limpide, sans un nuage, et que l’on voit les traînées d’une dizaine d’avions (quoique avec la crise du Covid j’en vois nettement moins !) Je guette toujours les montagnes que j’aperçois au loin à un endroit bien précis de mon trajet. J’admire le passage des saisons, les feuilles des arbres en automne quand elles deviennent rouges, les fleurs au printemps, les tournesols qui sortent…

Je m’arrête parfois pour prendre une photo d’un point de vue que je trouve particulièrement beau. Ou pour cueillir un bouquet de fleurs sauvages pour la maison.

Crédit photo : Photos personnelles

Je m’estime plutôt chanceuse par rapport à d’autres qui ont énormément de temps de trajet au quotidien, dans des conditions bien moins agréables que les miennes. Et j’avoue qu’aimer son travail et avoir des collègues que l’on apprécie aide également beaucoup : je préfère avoir un peu de route et être bien dans mon travail que travailler juste à côté de chez moi mais partir au boulot avec la boule au ventre.

Néanmoins l’un de mes objectifs pour les années qui viennent est de me rapprocher de ma maison. Et de vivre le rêve de M. Chéridamour : être à moins de 10 minutes de mon lieu de travail !

6 commentaires sur “Sur la route du travail

  1. Tes photos sont magnifiques 😀
    En effet c’est un chouette trajet, rien à voir avec une autoroute ou les bouchons d’une ville… J’habite pour ma part dans la « grande » ville de la région, du coup comme c’est bien desservi je prends plutôt le train (je déteste conduire la nuit (vive la myopie), et les autoroutes de la région sont des énormes machins bondés et stressants), par contre pour mon travail je me rends fréquemment dans des petites communes, et là je le fais en voiture, généralement avec un-e collègue. Et ça j’aime beaucoup, en effet on a souvent des vues incroyables, et on a le temps d’écouter des émissions de radio ou de discuter (je me souviens d’une fois où, coincées derrière un tracteur, on s’est raconté nos adolescences avec ma collègue, et une autre où j’ai passé un bout de temps à chanter toute seule derrière puis au milieu d’une colonne de chars de l’armée, sans compter les fois où on se perd haha).
    En plus j’ai de la chance, on va aussi souvent dans des coins touristiques ou hyper beaux, et ça c’est ce que je préfère (d’ailleurs là j’écris depuis mon trajet vers un village de montagne en train panoramique avec une vue incroyable et toujours des animaux sauvages à voir en chemin, j’adore ce trajet <3)

    J’aime

  2. Pour ma part, autant les trajets voiture pour aller travailler ne me dérangent pas (habituée peut-être ? pas d’horaire, pas de trajet fixe, j’y suis obligée) pourtant avec les bouchons en IDF, il m’arrive de faire 6 heures de route dans la journée, autant le luxe de pouvoir tout faire à pied à titre perso m’est de plus en plus indispensable. Je pense que j’associe voiture avec boulot. C’est comme ça que, lorsque nous avons acheté notre maison, mon premier critère était : ville/village avec commerces de proximité + école à pied au moins jusqu’au collège. De cette manière, je ne prends ma voiture que pour les grosses courses et pour amener ma fille au centre le mercredi (ma ville n’en propose pas), tout ça étant à 5km ou 15 km de chez moi.
    J’adhère assez toutefois au stress du verglas et de la neige mais je pense que c’est dû au fait que je n’y suis pas habituée (3 ou 4 fois dans l’année). Et aussi aux paysages changeant avec les saisons 😉

    J’aime

  3. Je fais partie de celles qui n ont que 11km mais 45 à 50min de route car en Île de France. Je ne peux pas prendre les transports car je dépose et récupère mes enfants à l école située dans la commune d à côté (pas accessible à pieds). Mais finalement après quelques années de RER je préfère largement le temps dans ma voiture sauf les jours d extrêmes embouteillages ou là je peste tout le trajet.
    Tu te vois donc changer de travail au risque qu il soit moins bien mais plus prêt?

    J’aime

    1. Un changement de poste est quelque chose que j’envisage depuis déjà quelques années. J’aimerais le concrétiser car avec l’arrivée de Pirlouit car je souhaite passer moins de temps en trajet et plus de temps à la maison. De plus, je ne travaille pas dans la même académie que celle où j’habite : les vacances sont donc décalées en hiver et au printemps, ce qui n’est vraiment pas pratique !

      J’aime

Répondre à Virg Annuler la réponse.

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s