La guerre des pigeons

La guerre des pigeons

Tu te souviens peut être que je t’avais raconté l’achat de notre appartement et son réaménagement par une architecte d’intérieur ? Ledit appartement comporte un petit balcon, que nous avons aménagé lors du premier confinement, à l’aide de récup et d’achats neufs. Nous y avons également installé un Lombricomposteur. Cependant, l’année dernière, nous nous sommes absentés un mois entier durant l’été… et des intrus ont élu domicile sur notre balcon, le rendant inutilisable pour nous.

C’est ainsi qu’a débuté ce conflit d’une envergure étonnante, pire fléau de l’histoire de l’humanité : la guerre des pigeons. Je viens ici te raconter les grandes batailles de cet événement mémorable.

Première étape : l’assaut surprise (on n’était pas prêt)

Plein de soleil, de beaux moments en famille et de vigueur pour l’année à venir, nous réinvestissons notre nid douillet, avec un Petit Panda un peu mal en point à cause d’un eczéma particulièrement prononcé (je reviendrais peut être t’en parler). Nous jetons un oeil distrait sur le balcon, certains du carnage que nous allons découvrir, et effectivement, les plantes n’ont pas résisté à l’été. Bon, tant pis, c’est de notre faute, on n’a pas été assez prévoyants (j’espère ne plus commettre cette erreur grâce à la super vidéo d’Ophélie Ta mère Nature !!).

Au bout de quelques jours, nous trouvons que des pigeons se posent très (trop) souvent sur notre balcon. Ils avaient commencé à tourner autour avant notre départ, mais là quand même, c’est plus fréquent. Et ça devient franchement dérangeant, et dégoûtant, sur notre balcon ! Un jour, un doute affreux m’assaille : et s’il y avait un nid ???

Ni une, ni deux, l’inspection commence et là… c’est le drame. Dans le bas de notre meuble de balcon, pourtant encombré de tas de pots et donc supposé inoccupable de notre point de vue d’humains humano-centrés, il y a bien un nid. Pire, un nid avec un pigeon (une pigeonne ?) dessus ! Notre balcon est donc occupé officiellement par une famille de pigeons, qui entend bien couver quelques oeufs dessus et ainsi contribuer à la population déjà importantes de ces volatiles dans notre quartier.

Crédit photo : MabelAmber

Deuxième étape : la résignation

Sous-titre : comment la flemme l’emporte sur l’urgence. En voyant cette situation, au lieu de prendre des mesures draconiennes et immédiates, nous nous sommes laissés attendrir. Pauvres bestioles, chassées tout le temps de partout. Et elles avaient pondu en plus ! Un petit bébé pigeon allait sortir de cet oeuf, en tant que nouveaux parents ne devons-nous pas être solidaires (moque toi, tu auras bien raison…) ?

Toutes ces fausses excuses nous ont en fait servi à dissimuler le coeur du problème : le travail à effectuer sur notre balcon pour le reconquérir nous apparaissait monstrueux. Surtout avec un bébé (grandissant, certes, mais ne faisant pas encore ses nuits à cette époque), car il aurait fallu pouvoir y consacrer de longues heures d’affilée. Nettoyer les dalles, les rebords, les murs des fientes, renettoyer le Lombricomposteur, empêcher l’accès au nid, le jeter… tout ça se dressait sur notre route telle une montagne infranchissable.

Nous avons donc procrastiné, cherché des idées pour régler la question plus vite, acheté ou emprunté de quoi s’en occuper, craqué à nouveau en voyant arriver une deuxième couvée (qui est allée jusqu’au bout, celle-ci) et repoussé, repoussé, repoussé encore le jour où nous nous chargerions du nettoyage du balcon.

Troisième étape : la reconquête

Un énième jour que nous nous lamentions devant mes parents de l’état de notre balcon, ma maman s’est effrayée de la situation. Ni une ni deux, elle m’a demandé un sac poubelle, et malgré mes protestations que ça allait bientôt changer, et qu’elle n’avait pas à le faire, elle a jeté le nid avec ses nouveaux oeufs et poussé un carton devant pour empêcher les pigeons d’y revenir (ça ne les a pas empêchés, finalement, mais le geste était là).

Ce fut le début de notre revanche. Motivés par cette petite victoire, nous avons entrepris de récupérer par petits morceaux le balcon. Nous avons commencé… par la fenêtre de la cuisine (logique). En effet, les oiseaux s’y posaient régulièrement, et nous pensions que les priver de cette aire aurait un impact sur notre hospitalité. Ayant déjà acheté des pics anti-pigeons, nous avons nettoyé le bord, et collé le tout. Ensuite, nous avons profité d’un orage et d’un balcon tout mouillé pour récupérer le rebord, recouvert de fientes. Des pics sont aussi venus décorer le tout.

Ces deux escarmouches ont pourtant suffit pour donner à la bataille un tournant décisif. L’atterrissage de pigeons s’est fait rare. L’ultime bataille aura lieu bientôt : nous avons posé une journée pour pouvoir lessiver à fond le sol et remette notre balcon en état d’accueillir nos pieds… Et éventuellement ceux de Petit Panda (qui marchera bientôt !). La motivation est là, et le soleil qui s’est invité ces dernières semaines nous encourage d’autant plus à achever la guerre pour pouvoir profiter du terrain reconquis, un jus à la main.

Bilan de la guerre : 1 mort (côté pigeon… mais on n’a vraiment pas fait exprès), sans compter les oeufs (certains se sont détruits « tout seul » si je puis dire), beaucoup de soupirs et de pensées désagréables de notre côté, et un épouvantail et quelques CDs sans réelle utilité dans l’histoire…

Je te dirai dans les commentaires si nous avons pu reprendre entièrement possession de nos 4m2 !! Et si tu as des astuces pour être sûr que les pigeons enregistrent un endroit comme « terra non grata« , je suis preneuse…

13 commentaires sur “La guerre des pigeons

    1. Moi non plus, pour tout te dire ^^ je ne pensais pas qu’un endroit aussi proche de fenêtres, et donc de mouvements humains, pouvait avoir des attraits à leurs yeux !
      Oui, ce n’était pas facile, surtout de se rendre compte une fois pour toute que c’était impossible de fractionner le travail en multiples étapes. Il fallait faire tout d’un coup, ou rien.

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  1. Je pense que si vous fréquentez souvent votre balcon, ils ne viendront plus. Après, je vous conseille de les surveiller du coin de l’oeil, dès qu’ils semblent construire, retirez les brindilles qu’ils rapportent. C’est possible que ça vous arrive au printemps prochain car les pigeons sont fidèles à leur lieux de ponte. Mais au final ils se lasseront.

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    1. Nous allons être très vigilants ! Pour l’instant, certains pigeons essaient de se poser sur les rambardes, encore, mais aucun n’a eu de velléité de construction. On espère que notre absence estivale n’aboutira pas à une nouvelle année de galère !

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  2. Ici aussi on galère avec les pigeons. Mais c’est plus dur qu’avec un balcon : nous avons une maison et un jardin. Ce matin, j’en ai compté plus d’une cinquantaine sur le poteau électrique devant la maison 😡 Impossible de les enlever du toit car on ne peut pas y accéder. Et le pire c’est que la voisine les nourrit 2 fois par jour… C’est normalement interdit mais on n’ose trop rien dire, c’est une dame très âgée. Et tous ce que nous avons tenté pour l’instant (CD, bruit…) n’y a rien fait.

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    1. Olalalalah, une CINQUANTAINE ????? C’est sûr que c’est lié à la nourriture donnée par la voisine. Je pense qu’elle ne se rend pas compte, ou qu’elle s’en fiche, parce que clairement, ça risque d’endommager les toitures avoisinantes, toutes ces fientes (c’est assez acide).

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  3. Ah ça me rappelle des souvenirs… Enceinte et victime d’insomnies, à l’époque nous vivions au dernier étage d’une maison de ville avec chambre soir les toits. Je m’endormais vers 3h de matin, réveillée à 5h30 par les pigeons sur le toit, dans les gouttières… J’en ai pleuré de rage et d’épuisement !
    Ils ne sont jamais partis mais après l’accouchement j’étais tellement fatiguée que finalement j’arrivais à dormir quand même !!!

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  4. Je déteste les pigeons, je les hais de tout mon coeur, c’est à peu près la seule chose ou entité qui me donne une réaction aussi viscérale de rage et de dégoût à la fois. Alors, merci à toi pour cette bataille gagné contre mon ennemi juré ! Pan dans les plumes !

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      1. Ahaha ^^ Je ne dirais pas que je les déteste, en vrai. Je déteste les araignées et les moustiques, oui, ça c’est clair. Mais les pigeons, je n’ai contre, spécialement, juste, j’aimerais qu’ils cohabitent avec nous en restant civils 😉 Et ch*** sur notre balcon, c’est vraiment incivil XD

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