Enfant unique

Enfant unique

Quand nous avons envisagé de devenir parents, la question du nombre d’enfants qu’on souhaitait s’est forcément posée. Je ne crois pas avoir jamais eu de certitude à ce sujet. Par défaut, je disais deux, parce que c’est le schéma familial classique, mais sans conviction particulière. Ryo, de son côté, était (et est toujours) le pragmatisme incarné. Il voulait déjà voir comment on allait s’en sortir avec un enfant. On s’est donc lancé dans cette grande aventure avec une idée en tête : on verra ! Et tu l’auras compris avec le titre de cet article, on s’est arrêté à un enfant. Si c’est un choix mûrement réfléchi et assumé de notre part, il n’est pas exempt de doutes et incertitudes. Alors je voulais aujourd’hui faire le point sur la situation, comment on la gère en tant que parents, mais aussi du point de vue de Chaton.

Photo de Kaboompics.com

Les raisons

Je pourrais te parler d’écologie, de surpopulation mais ça serait carrément du flan. La raison principale, c’est qu’on n’a pas de raison d’avoir un autre enfant ! Notre fils, on l’a voulu, on l’a attendu et espéré pendant près d’un an et demi. Mais on n’a pas du tout d’envie viscérale d’agrandir la famille, on est très bien à trois. Les seuls arguments pour un deuxième tournent tous autour de Chaton : pour qu’il ait quelqu’un avec qui jouer, qu’il ne soit pas seul quand on ne sera plus là… Ce deuxième serait donc essentiellement désiré pour le bien-être de son grand frère. De notre point de vue, c’est un peu injuste et lourd comme poids à mettre sur une personne en devenir.

Plus le temps passe et plus notre choix nous semble évident. Nous n’avons pas vraiment apprécié la période de toute petite enfance, et c’est d’ailleurs un sujet que j’ai eu du mal à assumer. Maintenant que la phase couches-biberons-réveils nocturnes est loin derrière nous, on se sent beaucoup plus épanouis dans notre parentalité. On partage plein de choses avec Chaton et on ne se voit vraiment pas revenir en arrière avec un deuxième bébé. On vieillit aussi, et on sait très bien qu’on aurait bien plus de mal à gérer la fatigue.

Et puis, la logistique est beaucoup plus simple avec un enfant unique. On peut l’amener à toutes ses activités sans contraintes, facilement se dégager du temps personnel sans reporter trop de charge sur le conjoint et il est beaucoup plus aisé de faire garder Chaton quand on a besoin de temps à deux. C’est probablement égoïste comme façon de raisonner, mais pour nous c’est une condition essentielle à notre bien-être et, par extension, à l’équilibre familial.

Le cas des fratries

Nous avons tous les deux des frères et sœurs. Et pour chacun, cela a joué dans nos envies de schéma familial, à l’encontre de ce qu’on a vécu.

Ryo a un frère, ils ont plus de 5 ans d’écart. Ils n’étaient pas proches petits, jouaient peu ensemble. Ils le sont encore moins à l’âge adulte et ont des personnalités complètement opposées. Pour lui, il était donc important, si on voulait plus d’un enfant, qu’ils soient rapprochés en âge (2 – 3 ans d’écart grand maximum), afin d’avoir des liens plus étroits dans l’enfance.

De mon côté, j’ai toujours été sûre que je ne voulais pas reproduire la famille dans laquelle j’ai grandi, avec trois enfants. Parce que 3, c’est aussi 2 + 1. Et comme (tu me vois venir) j’étais le + 1, je n’ai pas toujours bien vécu mes relations avec mon adelphie. Aujourd’hui nous ne nous entendons pas mal, mais nous ne sommes pas particulièrement proches non plus.

C’est une réalité à prendre en compte : non, les frangin.es ne sont pas forcément des meilleur.es ami.es, des allié.es pour la vie. Parfois c’est le cas, et j’admire (je jalouse) secrètement ces belles relations. Mais souvent, ces liens sont plus complexes, et peuvent s’accompagner d’amertume, de rancœurs, de manque d’affinités, de blessures d’enfance. Ça peut sembler dur, mais le fait est que nos relations avec nos frères et sœurs respectifs ne sont pas épanouissantes au point de nous faire vouloir une fratrie pour notre fils et ça a joué dans notre décision. D’autant plus maintenant qu’il va sur ses 6 ans, et que l’écart d’âge nous semble trop grand.

Du point de vue de Chaton

Alors je parle de nous, mais pour notre fils, comment ça se passe ?

C’est un petit garçon épanoui et sociable. Il a pleins de copains/copines, est invité presque tous les week-ends à un anniversaire, va facilement vers les autres (pas comme sa sauvage de mère).

Bien sûr, le sujet revient sur le tapis de temps à autres. Ils sont très peu dans son entourage à être enfant unique, alors forcément ça le questionne. Au début, il nous a demandé à avoir une grande sœur (ça va être compliqué ça, mon petit chou…). Maintenant, il cherche à comprendre pourquoi il n’a pas le droit, lui, d’être grand frère. On lui a expliqué du mieux qu’on pouvait, avec des mots adaptés à son âge, en lui disant que nous n’avions pas assez d’amour à donner à un autre enfant. Nos raisons restent quand même très abstraites pour lui, et je pense que toute notre vie, on doutera. Est-ce qu’il va nous le reprocher un jour ? Est-ce qu’il lui manquera quelque chose ? Difficile d’avoir les réponses, et je ne pense pas qu’il y en ait de bonnes. Alors c’est à nous de faire en sorte que notre décision l’impacte le moins possible.

Des idées

Pour éviter toute entrave à son épanouissement, on a mis en place quelques trucs. Des choses toutes simples et qui peuvent paraître évidentes mais qu’on pense importantes pour son bien-être.

On joue souvent avec lui, mais dès petit on lui a appris à jouer seul. Il y arrive maintenant très bien et peut facilement passer de longues minutes voire heures à inventer des histoires avec ses Lego ou à regarder des livres. Il a beaucoup d’imagination, et même s’il aime passer du temps avec nous, il a aussi parfois besoin d’avoir ses moments à lui.

Maintenant qu’il est plus âgé, on invite régulièrement ses camarades à venir jouer à la maison le week-end ou pendant les congés. Généralement pour une heure ou deux, et puis plus il va grandir, plus les durées vont s’allonger. Le but étant d’amener plus tard un copain/copine avec nous en vacances. On lui proposera également de partir en colonie quand il aura l’âge. Et on va fréquemment voir nos amis qui ont des enfants avec qui il s’entend bien. Les parents passent un aussi bon moment que les bambins, c’est gagnant-gagnant !

Au final, bien sûr qu’il y a des doutes, des hésitations, des « et si ? ». On s’est posé plusieurs fois la question, pour vérifier qu’on était toujours alignés. Mais l’envie d’agrandir la famille n’a jamais vraiment été là. Alors aujourd’hui notre décision reste ferme, et le temps passant la conforte de jour en jour. On essaye toujours d’être à l’écoute des besoins de notre fils, d’être patient avec ses questions même si j’avoue parfois me trouver un peu démunie. L’idée d’un animal de compagnie nous a aussi traversé l’esprit. Alors probablement qu’un jour on craquera et on offrira à Chaton un compagnon de jeu, mais du genre félin !

Et pour toi, le schéma familial a été évident dès le début ?

16 commentaires sur “Enfant unique

  1. Nous avons eu 2 enfans. Pour les raisons que tu cites, principalement pour notre aîné, parce que que je n’imagine pas ma vie sans ma soeur chérie et que je rêve de la mëme chose pour mes enfants.

    Par contre , on s’était donné un écart d’êge maximum entre nos enfants en se disant que si ca ne marchait pas avant qu’ils aient 3 ans d’écart, notre âiné serait fils unique. Nous ne voulions pas rester dans la petite enfance toute notre vie et que nous pensons que les enfants uniques peuvent vivre dans des familles épanouies.

    On a tous nos idées et nos envie. Et je pense que tous les schémas familiaux voulus sont les bons.

    Et comme toi, je connais plein de famille où les frateries ne s’entendent pas du tout.

    Mon aîné m’a déjà dit qu’il préfererait être fils unique, mon cadet qu’il préfèrerait avoir une grande soeur (ou un tigre :-). Les enfants rêvent souvent de ce qu’ils ne peuvent pas avoir.

    Par contre, si tu veux faire un article pour expliquer comment tu « as »lui a appris à jouer seul », ca m’intéresse beaucoup.

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    1. Merci pour ton message Laura. Effectivement, chacun a ses projections de schéma familial en fonction de son vécu, je pense aussi qu’il n’y a pas de bon ou de mauvais choix.
      En ce qui concerne l’apprentissage à jouer seul, ton commentaire est flatteur mais je ne pense pas qu’il y ait matière à faire un article entier 😉
      Au début on restait à côté en faisant autre chose, puis on l’a laissé petit à petit en autonomie. On a choisi aussi des jouets pour se créer des histoires, type playmobil et duplo/lego. Là c’est surtout mon mari qui a pris le lead : il lui a créé des histoires avec les jouets, puis lui a montré comment jouer avec les histoires et enfin et comment s’en inventer.
      On a instauré un temps calme en remplacement de la sieste, où il écoute des histoires sur sa lunii ou regarde des livres dans sa chambre. La lunii fonctionne très bien pour lui et il a le droit à de nouvelles histoires en « récompense » de bons comportements ou dans les bons moments.
      Il faut parfois l’inciter un peu à rester en autonomie mais une fois qu’il commence à jouer il se débrouille ensuite seul. Et maintenant il va jouer seul de lui même.
      Je pense quand même qu’il y a une forte notion de caractère de l’enfant et que certains n’auront jamais cette propension, on est assez chanceux pour ça !

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  2. Pour, peut-être, te rassurer un peu pour le vécu potentiel de ton fils : je suis fille unique et j’ai adoré ça ! Ma relation avec mes parents n’aurait pas été la même si on avait été plusieurs, et je trouve qu’il n’y a rien de mieux dans la vie que de pouvoir choisir les gens avec qui on passe du temps ; les copain-ne-s, si on ne s’entend plus, on arrête de se voir, alors que les frères et sœurs… Et puis ça simplifie les héritages 😅

    Après, j’ai un peu comme vous des exemples pas très positifs d’adelphies dans ma famille et celle de mon mari (autre fils unique), ça va de celles qui s’ignorent poliment à celles qui se détestent. Donc ça nous a fait décider de n’avoir nous aussi qu’un seul enfant (et de toute façon, vu la tornade que c’est et comme je n’ai pas trop aimé les premières années, je n’aurais pas eu l’energie d’en avoir deux), et on n’a absolument aucun regret 🙂

    Elle non plus ne s’en plaint pas du tout, de toute façon on est tellement certains de notre choix que peut-être on lui a répondu assez catégoriquement pour que ça la convainque (et puis bon, on parle en connaissance de cause, ce qui a aussi peut-être aidé), mais après avoir réclamé deux ou trois fois un grand frère (tiens, y a un truc 🤣) vers 4-5 ans, maintenant à 7 ans elle n’en parle plus du tout.

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    1. Merci beaucoup Mathilde ! Effectivement c’est rassurant de lire ce genre de témoignage.
      Ayant nous même des frères et sœurs, on parle beaucoup moins en connaissance de cause. Chaton nous en parle par période, il est encore à l’âge où ses copains ont souvent des petits frères / sœurs donc ça doit le questionner. J’espère qu’avec le temps il aura le même ressenti que toi !

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  3. Je suis fille unique, mon mari est fils unique et notre fils de bientôt 9 ans est et restera enfant unique 😀

    Je me suis beaucoup reconnue dans le début de ton article qui est assez proche de notre vécu. Nous aussi avec beaucoup de pragmatisme, on s’est dit qu’on voulait 1 enfant et qu’on verra après pour un 2ème. L’envie était viscérale des 2 côtés pour notre fils. Pour le 2ème, ma peur était viscérale d’avoir un autre enfant… j’ai vécu un début de maternité extrêmement angoissée ++, j’avais peur de tout pour lui, je ne me reconnaissais plus (avec le recul je ne devais pas être loin de la dépression post partum)

    j’ai repris pieds petit à petit quand il a grandi avec le soutien de mon mari. Puis on a abordé la question du 2ème et j’ai développé des angoisses terribles de tomber enceinte, j’avais une vision très noire d’un possible avenir à 4… mon mari voulait un 2ème simplement parce qu’on avait les moyens matériels d’en avoir un, pas d’envie viscérale pour lui alors on a fait le choix de rester à 3! Un choix définitif pour ma part car j’ai subi une salpingectomie en septembre pour retrouver de la sérénité dans ma vie de couple.

    Et mon fils ne souffre absolument pas de notre choix! C’est un petit garçon vif, intelligent, curieux et pleins d’imagination! Il est très sociable avec des enfants de tous âges.

    Nous avons à peu près mis en place les mêmes choses que toi! Nous mettons aussi un point d’honneur à l’inscrire chaque année dans le club sportif de son choix pour diversifier ses relations en plus de l’école et des enfants de nos amis.

    Nous avons plusieurs fois discuter avec lui sur son ressenti d’être enfant unique et du haut de ses presque 9 ans, il ne voudrait pour rien au monde être grand frère. Il aime sa vie comme elle est!

    Pour le principal argument qu’on nous sort contre l’enfance unique: non nous ne sommes pas seuls à l’âge adulte! Que ce soit mon mari ou moi, nous sommes entourés d’amis fidèles depuis plus de 20 ans et on est aussi là l’un pour l’autre! Et ce sont des relations désirées et non forcées par les liens du sang.

    Nous avons construit et choisi notre famille et notre fils nous lui souhaitons de pouvoir faire la même chose à l’âge adulte mais il ne sera pas seul ^^

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    1. Merci Sandrine ! Les débuts avec un enfant sont effectivement difficiles…
      Mon fils ressemble beaucoup à la description que tu fais du tien !
      Et je suis complètement d’accord avec toi que les liens du sang ne font pas tout, et qu’on peut faire famille autrement avec des amis proches et choisis.

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  4. Merci pour ton partage, c’est chouette de montrer qu’on peut bien sûr avoir une super enfance quelle que soit la fratrie ! Nous on s’est (super tôt) lancés dans un deuxième, entre autre pour le cas (pas certain, c’est sûr) où ils auraient la chance d’avoir une cool relation fraternelle et pour ne pas qu’il soit seul à devoir gérer notre vieillesse/décès (mais à nouveau, rien n’est certain), mais aussi et surtout parce que j’avais peur de vouloir « quand meme une fratrie » quelques années plus tard et du coup de devoir retomber dans la petite enfance une fois sortis des couches. Enfant, j’ai vécu ce fameux 2+1 dont tu parles et je rêvais d’être fille unique ^^

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    1. Merci Raphaelle. Il y a tellement de schémas : des fratries soudées, des adelphies qui se déchirent, des enfants uniques très heureux et d’autres qui en ont souffert…
      J’espère que tes deux enfants auront une belle relation.

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  5. Merci pour ton témoignage, ainsi que pour tous les commentaires.

    Ma fille est et restera fille unique. Elle a 7 ans et est par contre extrêmement réservée (comme son père).

    Le choix d’un enfant unique n’était pas évident pour moi. J’adore les bébés même si les premiers mois (années) ont été très dures (sommeil et prise de poids sont toujours des sujets à 7 ans). Et je suis issue d’une adelphie de 3 sans laquelle je ne sais pas comment j’aurais survécu à l’enfance.

    Mon mari est lui fils unique et n’aurait jamais voulu que ce soit autrement.

    Il n’a jamais voulu de deuxième enfant. Et je n’en ai jamais ressenti l’envie au point que ça devienne problématique. Ma fille je l’ai voulue plus que tout. Quand il m’a dit qu’un deuxième n’était pas envisageable pour lui, ca ne m’a pas dérangée. Cependant je me demande souvent si ce choix n’est pas égoïste pour elle. J’ai exactement le même raisonnement que toi. Quel poids de faire un deuxième seulement pour que son aînée ne soit pas seule.

    Elle n’a encore jamais réclamé de petite sœur ou frère. Elle a des cousi.s et cousines de tous les âges et passent beaucoup de temps avec eux.

    J’espère qu’elle ne nous tiendra pas rigueur de notre choix. Et j’essaie de l’assumer de mon mieux.

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    1. Merci pour ton message Camille. On a beau être sûr de notre choix, comme toi il reste toujours au fond un doute. On fait le maximum pour que nos enfants soient heureux mais difficile de savoir ce qu’ils vont nous reprocher à l’âge adulte.

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  6. Bonjour,

    Merci pour ton témoignage, c’est un sujet qui me touche. Nous avons eu nous aussi un enfant unique par choix, il va bientôt avoir 10 ans.

    Comme vous notre choix du nombre d’enfant n’était pas arrêté, même si nous sentions au fond de nous avant même son arrivée qu’il y avait des chances pour qu’il soit unique.

    Mon conjoint et moi n’avons jamais raffolé des bébés ou enfants, notre patience est franchement limitée et nous avons tous les 2 besoin de temps pour nous, pour notre bien-être, nous sommes très investis dans nos vies professionnelles, nous pratiquons du sport, etc. Nous avons pris conscience assez rapidement que nous n’en aurions pas de deuxième. Pour autant et malgré notre certitude de faire le bon choix, cette décision est encore par moment difficile à assumer de mon côté.

    Comme toi mes doutes concernent mon fils : se sentira-t-il seul plus tard ? L’avons-nous égoïstement privé de quelque chose ? Aurait-il été plus heureux avec un petit frère ou une petite sœur ? D’autant qu’il a toujours adoré les bébés, chaque fois qu’il en côtoie un il ne peut s’empêcher de rester près de lui, de jouer avec lui, de prendre soin de lui… combien de fois j’ai entendu « il serait tellement heureux avec un petit frère ! » Des remarques qui ne faisaient qu’accentuer ma culpabilité de ne pas me sentir capable d’avoir un deuxième enfant, alors que tout le monde s’accordait à penser que ça le rendrait plus heureux.

    Quand il avait 5 ans, je suis tombée enceinte par accident. J’ai perdu mon stérilet sans m’en rendre (oui ça arrive). Je me suis tout de suite imaginé que c’était une sorte de signe du destin, que nous devions faire un deuxième enfant. Ça a été très dur, une véritable torture intérieure. Mais ni mon conjoint ni moi ne le désirions alors nous ne l’avons pas gardé… ça aurait été injuste pour lui, nous avions tellement désiré notre fils ! J’ai ensuite subi une salpingectomie pour ne plus jamais avoir à revivre ça. J’étais sûre de mon choix (je le suis toujours) mais me voilà 5 ans plus tard à taper encore dans google « enfant unique » donc oui je pense comme toi que toute ma vie je douterai (mon conjoint lui pas du tout lol)

    De son côté il ne nous a jamais questionné à ce sujet, c’est plutôt moi qui en ai parlé pour savoir ce qu’il ressentait vis-à-vis d’être enfant unique et il m’a répondu qu’il se sentait très bien comme ça. Nous avons une vie sociale bien rempli, il est très proche de son cousin (qui est unique aussi) nous voyons beaucoup de copains qui ont des enfants, il pratique un sport d’équipe. Par contre contrairement à ton fils il ne sait pas du tout s’occuper seul (sauf quand il y a un écran !) alors nous avons dû rater un truc à ce niveau là lol

    Désolée si j’ai été longue, je pourrais en parler pendant des heures tellement j’ai eu de réflexions et de questionnements sur le sujet, même si j’ai toujours été persuadée que j’avais eu raison de suivre mon instinct. Aujourd’hui j’ai le sentiment d’avoir trouvé l’équilibre parfait entre ma vie de femme, ma vie de mère et ma vie professionnelle, et ça me rend très heureuse 😊

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    1. Bonjour Stephanie, et merci pour ce (long 😉) message !
      Je suis pas mal alignée avec tout ce que tu dis, et je pense aussi que s’il devait y avoir un « accident », on ne le garderait pas. Si je ne pense qu’à moi, je suis certaine de mon choix, mais comme tu le soulignes, si je pense à mon fils je ne suis plus aussi sûre. Ça me fend toujours le cœur quand il me dit que lui il aurait assez d’amour à donner à son petit frère ou sa petite sœur.
      C’est vrai aussi que la société n’est pas tendre : on a pas d’enfant qu’il en faudrait un, on en a un qu’il en faudrait deux, on en a deux qu’il en faudrait trois, et on en a trois qu’on en a trop…
      Je suis contente en tout cas de lire que tu as trouvé l’équilibre parfait, je pense sincèrement qu’un parent épanoui est une des meilleures choses à donner à son enfant.

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      1. Oui c’est clair, c’est difficile de s’affranchir du jugement des autres, par moments je l’ai très mal vécu mais maintenant que notre fils a 10 ans on ne nous embête plus trop avec ça… et si nous avions fait le choix d’en avoir un autre maintenant on aurait certainement eu droit à des remarques du style « ça ne sert plus à rien il y aura trop d’écart d’âge ! » Il y aura toujours quelqu’un pour vous juger, nous le faisons tous c’est humain, il faut se faire confiance et suivre son instinct 😉

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  7. Bonjour Esperluette,

    Merci beaucoup pour cet article. J’ai 33 ans, et mon conjoint et moi avons enfin décidé que oui, nous voulons un enfant. Lui est assez pragmatique, comme ton compagnon, et me dit: on en fait un, on verra comment ça se passe. Mon conjoint et moi aimons beaucoup nos temps de solitude et je supporte mal le bruit.

    J’ai tendance à toujours trop anticiper et j’angoisse déjà de vivre avec une espèce de culpabilité de me ‘satisfaire’ d’un enfant, et de ne pas donner de frère ou soeur à mon enfant.

    Bien entendu, il faut encore qu’on arrive à avoir un enfant, mais cette question du deuxième est quelque chose qui me tient éveillée la nuit, littéralement. Peut-être aussi parce que autour de nous, tout le monde a deux enfants, et ceux qui en ont un disent qu’ils pensent déjà au deuxième. Mon frère vient d’être papa, et pour lui et sa compagne c’est un acte de cruauté de n’avoir qu’un enfant par choix.

    Donc merci pour cet article.

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    1. Bonjour Anne,
      Merci pour ton commentaire.
      Nous sommes en minorité dans notre entourage avec un enfant unique et on a aussi eu des réflexions un peu culpabilisantes, surtout de personnes plus âgées. À l’inverse, des copains de notre âge avec deux enfants nous disent qu’ils nous comprennent et qu’à refaire, ils s’arrêteraient aussi probablement à un…
      Ce n’est pas un choix évident, et on a beau être sûr de nous, on a toujours des moments de doute.
      Je vous souhaite en tout cas une parentalité apaisée et sans culpabilité !

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    2. J’ai deux enfants que j’adore (même si à refaire, je n’en aurais probablement pas eu du tout). J’ai une sœur que j’adore aussi. Je suis contente d’avoir eu 2 enfants car je trouve ca plus facile.

      Mais c’est aussi génial d’avoir du temps seul avec un enfant, de ne pas avoir à partager, de ne pas le forcer à adapter son rythme à un ainé ou à un cadet, de ne pas multiplier les couts par deux, de pouvoir faire plus d’activités, d’avoir plus de patience…

      Il y a plein de bonnes raisons de n’avoir qu’un enfant ! Ce n’est pas plus ou moins égoïste d’en avoir un deux ou dix… Ou même pas du tout.

      Ce qu’il faut surtout c’est des parents épanouie et une famille heureuse !

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