Le mode de garde de Petite Pieuvre – Partie 1

Le mode de garde de Petite Pieuvre – Partie 1

Aujourd’hui, je viens te raconter comment nous nous sommes organisés pour faire garder Petite Pieuvre.

Deux salles, deux ambiances

Pour Petit Viking, quelques années auparavant, le choix du mode de garde avait été assez simple. Nous vivions dans une ville sans crèche municipale et nous avions trouvé rapidement une nounou (qui s’était révélée absolument incroyable). Nous nous étions rencontrés alors que j’étais enceinte et nous avions signé le contrat avec elle dans la foulée : quelques mois avant même la naissance de Petit Viking, tout était réglé. Nous avions commencé l’adaptation quelques semaines avant la fin de mon congé maternité et Petit Viking est resté chez Super Nounou jusqu’à son entrée à l’école.

Autant te dire que pour Petite Pieuvre, les choses ont été légèrement (euphémisme) plus compliquées 🤣

En effet, le contexte était complètement différent. Pendant la grossesse, BAE et moi n’habitions pas ensemble et nous étions dans deux villes différentes. Nous avions déjà comme objectif de déménager mais sans savoir à l’avance dans quelle ville nous allions atterrir. Côté professionnel, c’était aussi le grand flou : j’avais été gentiment mise au placard avant la grossesse, sans mission réelle ni fiche de poste, et donc sans grande envie de reprendre au même endroit après mon congé maternité.

Nous ne savions donc ni où nous allions habiter, ni quand j’allais reprendre le travail, ni où j’allais travailler. Bref, plus de questions que de réponses et un terrain bien moins stable pour prendre des décisions sereinement.

Avant la naissance

Avant la naissance, nous avons tout de même commencé des démarches pour une inscription en crèche. C’est BAE qui a impulsé le mouvement : Petit Renard avait été accueilli en crèche municipale dans sa ville, ils avaient à l’époque obtenu une place rapidement et l’expérience avait été très positive. Nous avons donc rempli un dossier mais faire une demande quand on est en couple, qu’on n’habite pas ensemble, avec deux adresses, deux déclarations d’impôts et deux numéros CAF… on a bien senti que ce n’était pas la configuration la plus classique. Et clairement, ça n’a pas joué en notre faveur.

Nous avons déposé le dossier en avril (j’étais enceinte de deux mois) pour une commission fin novembre. BAE était extrêmement confiant, absolument certain que nous aurions une place. Je me suis laissée porter par cette assurance alors qu’avec le recul, déposer un seul dossier sans plan B était assez inconscient. Nous aurions dû au moins déposer aussi un dossier dans la ville où j’habitais.

Novembre est arrivé. Petite Pieuvre aussi. Et nous avons été refusés par la commission (sans dec ;)). Nous nous sommes quand même réinscrits pour la commission suivante, en avril. À ce moment-là, ce n’était pas dramatique de ne pas avoir de mode de garde : je n’avais pas d’impératif immédiat de reprise du travail. Une part de moi était même soulagée d’avoir eu une réponse négative car je ne me sentais pas de laisser Petite Pieuvre si tôt et j’ai donc profité de mon tout petit bébé pendant les premiers mois.

Mais la dépression post-partum s’est invitée, la logistique à cinq, la perspective du déménagement, un bébé qui pleure souvent, longtemps, parfois pendant des heures… J’ai commencé à mal vivre cette période. Je sentais que j’avais besoin de passer le relais, au moins un petit peu.

Image Canva

Un début de solution

Il semblait compliqué de trouver une nounou pour une période aussi courte. J’ai donc tenté des demandes en crèches privées, en accueil occasionnel. À défaut d’une place fixe, cela me permettrait d’avoir quelques jours par-ci, par-là. J’ai envoyé de nombreuses demandes aux structures autour de moi (privées, publiques et associatives…) et j’ai finalement reçu une réponse pour une crèche privée dans le centre de Lille au mois d’avril. Petite Pieuvre avait alors cinq mois.

Dès le premier rendez-vous, j’ai eu un vrai coup de cœur pour la crèche. Je me souviens du premier rendez-vous où je suis arrivée en retard, les larmes aux yeux, avec mon bébé koala scotchée à moi : la directrice a été d’une douceur et d’une bienveillance incroyable. Ça m’a fait énormément de bien. Nous avons commencé l’adaptation dans la foulée. L’équipe était incroyable avec Petite Pieuvre, les référentes étaient vraiment très à l’écoute, elle l’accompagnait dans le sommeil quand elle en avait besoin en la gardant dans les bras si nécessaire. J’ai pu continuer mon allaitement maternel sereinement. J’ai vraiment eu un coup de cœur pour cette crèche et j’étais très sereine pour laisser mon bébé.

Le principe de l’accueil occasionnel c’est que Petite Pieuvre pouvait être accueillie quand d’autres enfants étaient absents (congés ou maladie). Dans les faits, elle y allait entre un et trois jours par semaine.

Mais… (et oui parce qu’il faut bien un mais) cette crèche si parfaite était loin ! En théorie 15 minutes seulement mais qui dit centre-ville, dit stationnement compliqué et payant, bouchons aux heures de pointe, etc. Résultat : le matin, en horaires décalés, je mettais une heure porte à porte pour la déposer. BAE mettait quasiment autant de temps, voire plus, le soir pour la récupérer. Malgré tout, nous n’avions pas vraiment d’alternative. Nous avons été refusés une deuxième fois par la crèche municipale, et nous ne pouvions pas déposer une troisième demande puisque nous n’allions bientôt plus habiter dans la même ville.

Mais, entre-temps, nous avions trouvé notre maison et nous allions donc pouvoir nous mettre à la recherche d’autres solutions. Je viendrai te raconter tout ça dans le deuxième épisode !

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