Bribes d’idées – Avril 2026

Bribes d’idées – Avril 2026

Tous les mois, tes chroniqueuses préférées te proposent un article avec ce qui nous a inspirées ces dernières semaines. Au programme de ce mois d’avril : un podcast qui fait du bien, une expo engagée, une recette qui sent bon la nostalgie et, pour finir en beauté, un peu de tricot !

Une idée podcast par Albertine

Image par Jay Pea de Pixabay

S’il y a un type de podcast que j’affectionne plus particulièrement ce sont ceux qui arrivent à prendre des préoccupations quotidiennes, intimes, personnelles et à les décortiquer pour les inscrire dans une logique beaucoup plus vaste. C’est le cas de mon dernier coup de coeur : le podcast Vivons heureux avant la fin du monde, écrit et animé par Delphine Saltel et produit par ARTE Radio.

Chaque mois, Vivons heureux pose des questions de société : comment s’habiller, échanger, voyager, s’aimer dans les années 2020 ? Pour se bricoler une morale minimale en des temps de crises sociale, écologique et sanitaire, Delphine Saltel explore nos incohérences et les solutions possibles.

Les épisodes abordent des sujets très pragmatiques (parentalité, séparation, relations familiales, etc.) avec un éclairage sociologique particulièrement riche, nourri par de nombreuses interviews de chercheurs et d’experts. Certains m’ont particulièrement parlé comme ceux sur la garde alternée ou les relations entre frères et sœurs. D’autres m’ont éclairée comme ceux sur le yoga ou le racisme.

Ce que je trouve vraiment fort, c’est cette capacité à montrer que nos difficultés individuelles s’inscrivent souvent dans des dynamiques collectives. Ce qu’on pense intime est, en réalité, très politique. C’est un podcast qui m’a fait du bien, qui m’a aidée à prendre du recul, et que je recommande sincèrement.

Une idée sortie par Marguerite

En ce moment, mes élèves de 3e sont en train de préparer les sujets pour les oraux du brevet. J’ai un peu consulté leurs choix et certains ont choisi de s’intéresser à Lee Miller (qui pour moi était un nom lointain). Cela m’a interpellée, d’autant plus que je me suis rendue compte, en parallèle, qu’il y avait une exposition à son sujet au musée d’art moderne de Paris en ce moment. Donc, ni une ni deux, j’ai foncé, bille en tête, et j’ai pris des billets pour toute la famille pour l’exposition. C’est un peu joueur, car si Lee Miller était à ses débuts une mannequin et prenait des photos en lien avec le surréalisme mais aussi des « stars » de l’époque, elle a aussi été correspondante de guerre. Et mes enfants ont 6 et 10 ans. Je crois, d’ailleurs que c’étaient les plus jeunes enfants ce jour-là.

J’ai beaucoup aimé cette exposition, qui était un magnifique voyage entre les différentes facettes de Lee Miller. C’est un véritable témoignage de plusieurs époques avec des portraits de Colette ou encore Picasso qui font vibrer la littéraire et l’artiste en moi, mais aussi des photographies inédites des bombardements, des camps de concentration et de l’après-guerre. Les clichés sont des originaux en grande partie et ont été censurés pour certains. Et puis, il y a son œuvre célèbre où elle pose dans la baignoire d’Hitler et voir cette photographie, en vrai, ça fait frissonner.

Couette-Couette, six ans, qui aime généralement bien les expositions n’a pas été très réceptive. Je pensais que la partie « mode » lui plairait mais c’était trop loin de son monde. Pour le reste elle est passée très vite. Sangohan, dix ans, a eu beaucoup de mal avec le début de l’exposition mais était très intéressé lorsque le témoignage sur la guerre a commencé. Il n’est pas entré dans la salle qui montre des photographies de Dachau. Trop émouvant, de mon point de vue.

Pour l’aspect technique, je te conseille de prendre tes billets à l’avance car c’est rapidement complet. Les billets sont gratuits pour les – de 18 ans et je trouve que ça se tente avec les enfants même s’ils ne comprennent pas tout. Essaie de miser sur une entrée vers 11h30 /12h, il y aura moins de monde et tu en as pour 1h / 1h15 donc c’est jouable pour déjeuner après. Le musée est à côté de la Tour Eiffel, c’est un bon moyen de se changer les idées après.

Photos personnelles

Une idée recette par Madame Sans Chaussettes

Quand j’étais petite, on avait une voisine qui s’appelait Nicette. Une toute petite mamie qui cuisinait des super bonnes quiches (et tartes). La pâte, notamment. Croustillante. Et la recette est restée dans la famille, sous le nom de pâte Nicette. C’est un genre de pâte feuilletée rapide (je la fais en 4 minutes montre en main avec le bébé sous le bras, à condition que les ingrédients soient déjà sortis et pesés. Oui, j’ai chronométré un jour).

Il te faut :
– Du beurre
– De la farine. Poids de la farine = 2 x poids du beurre
– Un peu d’eau, juste assez pour que ça se tienne.

Tu coupes ton beurre en petits cubes. Tu le mets dans la farine avec un peu de sel. Tu mélanges grossièrement (elle faisait ça à la fourchette, moi avec une baguette en bois) avec juste assez d’eau pour que ça se tienne à peu près. Tu fais une boule, tu la mets sur un plan de travail bien fariné. S’il y a des miettes, tu mets avec. À ce stade, ça ressemble à rien, c’est normal.

Puis, comme pour une pâte feuilletée, tu étales, plies en trois. Tourne d’un quart de tour, étale, plie en trois. Tourne d’un quart de tour, étale, plie en trois. Hésite pas à fariner si ça colle. Après trois pliages, ça ressemble à une belle pâte. Tu peux l’utiliser de suite ou la coller au frais. Tu peux aussi lui donner un ou deux tours de plus si tu as le courage.


Bonus : cette pâte se fait très bien à la margarine, voire à l’huile de coco (plus galère à étaler) si, comme moi, tous tes enfants ont la bonne idée d’être APLV 😅.

Une idée tricot par Ysée

Il y a 3 ans, on m’a offert des pelotes d’un joli bleu turquoise très estival… et depuis je ne sais pas quoi en faire. Jusqu’à ce qu’une autre chroniqueuse nous parle tricot d’été, et que j’apprenne entre temps que la laine mérinos a des vertus thermorégulatrices. Il n’en fallait pas plus pour que je me lance dans une recherche effrénée sur Ravelry et Instagram, et que je transforme mes pelotes en un formidable Dylan by La Poule.

Dylan c’est le tee-shirt d’été / mi-saison parfait. En lin il sera nickel pour une canicule, en mérinos j’attends que le blocage se termine pour l’enfiler en vitesse et partir pour une balade à vélo sous le soleil.

Tricoté d’une seule pièce avec ce qu’il faut de dentelle pour qu’on ne s’ennuie pas trop, avec une bordure en jersey double qui termine joliment l’encolure et les emmanchures, c’était mon projet parfait pour les mois de mars et avril. Je l’ai tricoté en T2 pour mon 38 habituel, j’aurais pu envisager la T3 si j’avais voulu une coupe plus loose, mais je l’aime juste comme il est.

Et maintenant que j’ai tricoté mon premier patron de La Poule et mon premier tricot d’été, j’ai déjà envie de me lancer dans un Linearis de Marie Amélie Designs pour cet été, et dans un Mel by La Poule pour la rentrée.

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On espère que cette sélection t’a plu et on te donne rendez-vous le mois prochain pour de nouvelles idées !

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