Un petit troisième ?

Un petit troisième ?

Si tu as suivi mes aventures de maternité sur DMT, tu sais peut-être que je n’ai jamais caché notre envie d’avoir trois enfants avec Mr Solex.

Moi, pour le troisième, je voulais attendre un peu. En effet, Crapouillou et P’tit Matelot n’ont que 20 mois d’écart et la première année de P’tit Matelot a été plus que sportive. Épuisante. Aujourd’hui je ne regrette rien : ils ont une belle complicité, ils sont « élevés ensemble » et maintenant qu’ils ont 3,5 ans et 5 ans, on voit beaucoup d’avantages au quotidien. Mais avant d’envisager un troisième enfant j’avais besoin de me retaper un peu, de retrouver mon corps qui n’avait eu aucun répit pendant trois ans et demi entre grossesse – allaitement – grossesse – allaitement. Et je voulais attendre aussi que P’tit Matelot soit à l’école au moment de l’arrivée du dernier enfant de la fratrie, histoire de vivre un « vrai » congé maternité et de pouvoir me consacrer un tant soit peu au nouveau bébé. 

Crédit photo : photo personnelle
En rando l’été dernier. Comme tu le vois, il me reste une main de libre !

Lorsqu’à l’automne 2019 j’en reparle un peu sérieusement à Mr Solex, il me dit que finalement, il nous sent bien comme ça, et qu’il pourrait s’arrêter à deux enfants. Lui qui en voulait quatre quand je l’ai rencontré ! Il a un peu la flemme de retourner dans les couches, les pleurs, les nuits hachées, la fatigue intense, le rythme des siestes, etc. Je le comprends, moi aussi ça me fait un peu peur et ça me freine un peu.

Mais je ne peux retirer de ma tête que notre famille n’est pas au complet et qu’il lui manque un membre. Nous nous mettons finalement d’accord pour que j’aille faire enlever mon DIU vers le mois de novembre.

Je vais à mon rendez-vous chez la sage-femme un peu fébrile, surtout à cause de ce que j’ai vécu vis-à-vis de ce DIU et lors de la pause ratée après la naissance de P’tit Matelot. J’ai peur d’avoir mal. Et j’ai peur des éventuelles conséquences sur une grossesse de ce qui s’est passé presque trois ans plus tôt. Le rendez-vous se passe très bien et la sage-femme se veut rassurante. Elle me conseille tout de même de laisser passer un cycle complet et de prendre rendez-vous avec un ostéopathe pour préparer mon utérus à une nouvelle grossesse. La suite nous prendra de court et je n’aurai pas le temps d’appliquer ses conseils…

Noël, le temps des vacances et de la fête, de la messe de Noël et du passage du Père Noël. Le temps des fêtes de familles. Le temps aussi de mon ovulation.

Dans les jours qui suivent, j’ai comme un pressentiment. Mais je ne veux pas m’emballer. Et puis, ça me plaît, cette incertitude. Tant qu’on ne sait pas, le temps est comme suspendu. Et j’apprécie de vivre ces quelques jours de doute. À tel point que je n’achète pas tout de suite de test de grossesse, et j’attendrai plus de trois semaines après la date supposée de mon ovulation pour passer en pharmacie, soit avec presque 10 jours de retard de règle.

Je fais le test un matin de janvier, un matin de semaine où c’est le rush pour se préparer, emmener les deux loustics et être à l’heure pour mon train. Pas d’annonce particulière à Mr Solex. Le test affiche positif, je suis à la fois surprise et pas surprise. Le suspens a pris fin, mais j’ai envie de rester dans cette bulle d’incertitude. Un peu comme un déni finalement… ce troisième bébé nous le désirons autant qu’il nous fait peur !

enceinte coeur découverte
Crédit photo : Alicia Petresc

Je laisse passer tout le mois de janvier, et finis par appeler une sage-femme pour prendre un premier rendez-vous. Je suis un peu déboussolée, car nous ne sommes plus dans la même ville ni le même département que pour mes deux premières grossesses. Et je ne sais pas à qui m’adresser, je ne connais pas les praticiens, je n’ai plus mes repères. Cela me stresse un peu. Et tu verras que je n’ai pas fini de stresser à cause de ça tout au long de ma grossesse !

Mi-janvier j’ai quand même les premiers symptômes qui apparaissent. Notamment des nausées, des dégoûts alimentaires et de la fatigue. Ces 3 principaux symptômes (en plus du grossissement des seins et du ventre) vont s’intensifier au fil du temps et me faire vivre des moments très difficiles jusqu’à début mars. J’aurai une accalmie pendant trois semaines, avant la « semaine de l’enfer » fin mars, qui correspondra à ma dernière semaine de mon troisième mois. Je t’en reparle plus tard.

Début février j’ai donc mon premier rendez-vous avec une sage-femme, qui créée mon dossier de suivi de maternité, me pose plein de questions sur mes précédentes grossesses et accouchements, et qui me prescrit une prise de sang avec plein d’analyses à faire, notamment le dosage Béta-HCG pour confirmer la grossesse. Elle me fait également les papiers pour la 1ère échographie à réaliser début mars.

Si je mets autant de temps à y croire, à cette grossesse, c’est aussi que je ne suis pas la seule à ne pas y croire vraiment tant que la prise de sang n’aura pas parlé : la sage-femme, l’infirmière du labo, etc. Malgré l’absence de règle, malgré les symptômes, malgré mon ventre qui s’arrondit étrangement vite, personne n’a l’air vraiment convaincu du sérieux de la chose. Évidemment, la prise de sang est sans appel, et je trouve même le taux de Béta-HCG très élevé. Mais comme mon prochain rendez-vous chez la sage-femme n’est que mi-mars, j’ai encore de quoi prendre mon mal en patience !

Je n’arrive pas à m’enlever de la tête que cette grossesse ne sera pas un long fleuve tranquille tel que je l’avais imaginé. J’imagine le pire, j’imagine la fausse couche, j’ai l’impression d’avoir comme une épée de Damoclès au-dessus de la tête.

En attendant, j’arrive à caler un rendez-vous avec l’échographiste pile poil à la 12ème semaine d’aménorrhée, ce qui n’était pas gagné vu mon emploi du temps professionnel hyper chargé de cette période.

Je te raconte ce rendez-vous la prochaine fois !

21 commentaires sur “Un petit troisième ?

    1. Merci ! Le confinement s’est bien passé, car mon mari était là aussi donc il a pu s’occuper des enfants avec moi. Et on a la chance d’avoir un petit jardin.

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  1. Félicitations ! Hâte de savoir la suite ! N’y aurait-il pas des jumeaux qui se cachent ? (Référence aux béta HCG élévés). Perso c’est ma grande angoisse avant chaque première écho.
    Premier trimestre de grossesse sportif ici aussi, le confinement m’a aidé avec la présence de mon mari au quotidien.

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    1. Merci ! Oui pareil, mon mari était à la maison aussi pendant le confinement, ce qui m’a beaucoup soulagé ! C’est pour quand l’arrivée de ton bébé ?
      Des jumeaux, ça va pas ! ça n’arrive qu’aux autres ça !

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  2. Contente de lire tes aventures et hâte de lire la suite ! Je crois deviner qu’une surprise t’attend à l’écho du 1er trimestre 😉. Pour nous c’est tout pareil : on en a toujours voulu 3 mais après les 2 premières qui ont 21 mois d’écart il y a eu ce besoin de rattraper cette fatigue accumulée, retrouver un équilibre professionnel familial et de couple, avoir d’autres projets, avant de se lancer une dernière fois dans l’aventure. Cette fois ci la grossesse a mis quelques mois à s’installer mais finalement c’est parfait parce que le bébé arrivera en octobre quand la 2eme sera rentrée à l’école.

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      1. En gros, c’est une anomalie rare de la grossesse, où il n’y pas d’embryon (mais parfois si) où les cellules dégénèrent sans fin. Du coup le ventre grossit très vite, les taux de B-hcg décollent, on a des symptômes accentués type nausées etc. C’est un peu une cochonnerie pour utiliser un euphémisme.
        Quand arrive la première écho, généralement c’est le choc. C’est la façon dont l’article est rédigé qui m’y a fait penser : les jumeaux ne se signalent pas toujours par un taux de B-hcg élevé. En revanche, malheureusement, la môle est presque inconnue et j’ai connue une femme à qui c’est arrivé. Du coup ca me faisait encore plus peur qu’une grossesse géméllaire pour ma première grossesse.

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  3. Ohlala… des les 1ère lignes de ton article je me suis dit que j’aurais pu l’écrire ! La photo cest également moi ! Mes filles ont exactement le même écart que tes deux loulous…
    Je sors tout juste de la période nuits catastrophiques avec la 2ème. Je dors mieux, je m’épanouis davantage dans mon rôle de maman…et l’envie du 3e frappe très fort en ce moment… (surtout que ma 1e n’arrête pas de me demander ce qu’il y a dans mon ventre…euhhhh rien pour l’instant, merci ma puce !). Le bon timing serait à la rentrée à l’école de la 2e (qui va commencer non pas cette année mais à la prochaine rentrée) bref, je ronge mon frein et ne même temps je goute à nouveau à cette mini liberté un micro moment…mais pas dit qu’on tienne jusque là…

    Grrr, tu mets trop de suspens… tas intérêt à revenir très vite nous raconter la suite !!!!! 🙂 j’espère que tu vas bien en tour cas !

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    1. Merci pour ton commentaire !
      Ah oui pour moi le critère de l’entrée à l’école du 2eme était indispensable ! Et comme tu le vois, ça fera tout juste ! Ça te laisse un peu de temps pour profiter de votre famille à 4, de ton corps en pleine forme et de faire des choses que vous n’avez pas pu faire depuis longtemps 😉
      La suite arrivera en juillet (la productivité des chroniqueuses est remontée en flèche avec le nouveau blog !!)

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  4. Vu le flou que tu amènes, l’histoire du taux, forecememt moi aussi j’ai pensé aux jumeaux, voire aux triplés ou + 😀 …ou sinon, moi je me demande si ta grossesse ne serait pas plus avancée qu’imaginé ? 🙂

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