Etre fan de Disney

Etre Fan de Disney

Comme certains ont une passion pour l’automobile, la peinture ou le football, moi j’en ai une pour l’Univers Disney (oui avec un U majuscule).

Bien souvent, lorsqu’on parle de Disney, on pense aux dessins animés. Les films d’animation Disney ont bercé notre enfance, et je suis persuadée que si je te dis Disney tu penses d’abord au roi lion ou à la reine des neiges. Pourtant, l’univers Disney s’étend bien au-delà du monde de l’animation (qui ne représente pas une si grande part finalement). A bien y regarder Disney est un céphalopode dont les bras s’étendent dans bien des domaines. La souris aux grandes oreilles ne possède pas moins de douze parcs à thèmes, huit studios de cinéma, six labels de disques, et onze chaines de télévision (entre autre). Rien que ça.  The Walt Disney Company est un véritable empire dont l’histoire s’avère passionnante quand on commence à creuser.

Crédit photo : photo personnelle

Il était une fois

Comme bien des gens, j’ai d’abord découvert Disney par les films d’animation. Le premier que j’ai vu étant la petite sirène. On peut sans équivoque dire qu’il m’a marqué car j’ai fait une fixation ensuite sur Ariel. A l’époque, on fonctionnait encore avec des cassettes vidéo enregistrées, et je me souviens que directement après la petite sirène, il y avait la publicité pour Eurodisney. On y voyait des enfants monter dans un ballon en forme de tête de Mickey, découvrir le château de la belle au bois dormant, et même rencontrer Michael Jackson (oui oui, en personne, bien sûr). J’étais émerveillée à chaque fois que je la voyais.

Un peu plus tard, j’ai eu la chance de rencontrer Mickey et Minnie dans mon centre de rééducation. Je me souviens que j’avais reçu un autographe de Minnie ce jour-là, et qu’il faisait partie alors de mes trésors les plus chers (avec une feuille morte, relativité de l’enfance).  

En venant m’installer en France, j’ai enfin pu découvrir Disneyland Paris, le parc d’attraction européen de la firme. En toute honnêteté, je ne savais pas très bien à quoi m’attendre. Il s’est avéré que j’y ai eu un véritable coup de foudre. En plus des attractions, on pouvait y rencontrer tous les personnages phares, y  voir des spectacles et des parades. Mais ce qui m’avait surtout marqué, c’était le souci du détail incroyable. J’ai découvert ainsi ce qu’était un « parc à thèmes » bien au-delà du simple parc d’attraction. Tout avait une logique, un fil conducteur. Chaque détail, chaque musique avait été réfléchi pour améliorer l’expérience visiteur.

 A l’issue de cette visite, j’ai voulu en savoir plus et je me suis penchée sur le personnage qu’était  Walter E. Disney, à l’origine de tout cela. J’ai beaucoup lu sur lui, sa vision des choses, son parcours parsemé d’embuches. Je me suis retrouvée dans beaucoup de ses discours, et sa détermination. Et doucement mais sûrement, une passion est née.

Mon affection pour la firme s’est décuplée en constatant toutes les choses qu’ils mettaient en œuvres pour soutenir des causes importantes à mes yeux. De la lutte contre l’homophobie à la défense de la faune et la flore, en passant par l’insertion des handicapés, c’est une entreprise qui se modernise et soutient des valeurs fortes, en passant des messages dans leurs productions. Je trouve ça particulièrement intéressant par exemple d’observer l’évolution de la femme dans les films d’animation. En 80 ans, on passe d’une fillette toute guillerette réduite aux tâches ménagères à une héroïne qui se bat seule pour trouver sa voie et décider de ce que sera sa vie. C’est quand même un symbole fort de l’évolution de la femme, et qui permet d’ouvrir la discussion avec les enfants quand ils sont un peu plus grands et en âge de (se) poser des questions.

« Si tu peux le rêver, tu peux le faire »

Le côté rêveur associé à Disney ne m’a jamais laissée de glace, mais il y a une autre phrase qui m’a particulièrement impacté : « Faire rêver est un métier ».

Crédit photo : Craig Adderley

Chez Disney, les ingénieurs s’appellent des Imagineers et les employés sont des Cast Members. Les clients portent le doux nom d’invités, et lorsque que tu rentres dans un parc, un hôtel ou un bateau tu es accueilli par un « bienvenu à la maison ».  Autant te dire que tout est fait pour que tu en aies pour ton argent, et que tu oublies un maximum ton quotidien. Et ils y arrivent pas trop mal la plupart du temps.

J’ai eu la chance de pouvoir expérimenter sous la forme de job de vacances pendant mes études le rôle de Cast member. Passer de l’autre côté de la scène m’a permis d’en voir un peu plus, de comprendre encore plus l’esprit de cette entreprise. L’implication des employés pour leur métier m’a énormément touchée. Pour beaucoup, venir travailler était un réel plaisir, un moyen de partager leur passion avec les autres, les aider à passer un moment magique. Comme toute grosse entreprise, tout n’est pas rose tu t’en doutes, mais je peux t’assurer que voir les yeux des enfants briller quand ils te disent qu’ils viennent de voir un de leur personnage préféré, ça adoucit les choses. C’était un véritable plaisir pour moi, une bulle de liberté.

Au-delà de cet aspect, Disney occupe une place centrale dans ma vie. Il m’a permis de rencontrer des personnes qui me sont aujourd’hui indispensables, à commencer par mon époux. Des chansons comme « Partir là-bas » (la petite sirène), « Ne m’oublie pas » (Coco), ou plus récemment « The next right thing » (la reine des neiges 2) ont eu un impact incroyable sur moi pour m’aider à avancer dans la vie à des moments où tout me semblait trop dur et insurmontable. C’est aussi grâce à Disney que j’ai fais mon premier pas dans le monde du travail car ils ont été les premiers (et seul à l’époque) a offrir une chance à la jeune sans aucune expérience que j’étais. Je leur dois beaucoup car si je suis celle que je suis aujourd’hui, c’est en partie grâce à eux.

Beaucoup ne comprennent pas quand nous disons « pour nous, être dans un parc Disney, c’est être à la maison », et encore moins le réel besoin pour nous d’y aller aussi souvent, ni le fait que nous sommes prêts à économiser de longues années pour juste passer quelques jours dans un parc à thème. Oui c’est vrai que c’est une passion qui coûte cher, car il faut l’avouer, la souris est friande de dollars. Nous sommes conscients du privilège que nous avons de pouvoir nous permettre de profiter et vivre pleinement notre passion au prix d’années d’économies. Et de la même façon que nous ne jugeons pas ceux qui dépensent tous les mois pour des chaussures ou du sport, nous ne voyons pas pourquoi nous devrions nous justifier et nous priver de ce que nous aimons, parce que dans l’inconscient collectif, Disney c’est pour les enfants.  

Disney pour nous, c’est bien plus que cela. C’est une philosophie qui nous correspond, une parenthèse dans la rudesse de la vie. On ne s’en lasse pas et nous sommes heureux d’être des fans Disney. Tu l’auras compris, ce sujet me tient à cœur, alors, je reviendrai régulièrement partager avec toi mes réflexions dessus que j’ai juste survolées ici et j’espère que cette série te plaira.


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14 commentaires sur “Etre fan de Disney

  1. La chanson phare de notre mariage ayant été « ce rêve bleu », ma fille de 3 ans chantant « hakuna matata » ou les chansons d’Olaf, tu auras compris que la série d’articles sera suivie ici 😉

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    1. Bonjour Virg,

      Effectivement, j’ai brièvement abordé le sujet des chansons, mais ce sont tellement des vecteurs de bonne humeur :). J’ai hate de developper tout ça plus en profondeur.

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      1. Je suis un peu surprise de lire en comm que l’on réduit 80 ans de l’histoire d’une entreprise à ses dernières années. Cela me paraît un peu réducteur, j’ai compris que la série d’articles donnerait une perspective plus longue que celle des années deux mille.

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  2. Je peux comprendre qu’on soit fan de l’univers mais un peu moins de ce groupe économique tentaculaire qui ne cherche qu’a faire le plus de profit. Humainement, Disney, n’a jamais été reconnu pour être tendre avec ses employés et avec la pandémie ça a bien empiré : ils ont essayé de se débarrasser de tous leurs intermittents du spectacle coté parc. Et côté animation, ils ont juste simplement annulé des contrats passés avec des boites de prod françaises, les mettant complètement sur le carreau… Bref, rien de bien admirable de ce côté là…

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    1. Bonjour Shiri,

      je comprends ton point de vue, mais il faut aussi avoir conscience que comme tous les groupes de divertissement et d’amusement touchés par la crise liée au Covid, la firme a du effectuer des coupes budgétaires et des choix pas facile pour essayer de survivre. En France finalement, Disneyland Paris est moins impacté que les filiales américaines qui elles subissent toujours en ce moment des coupes drastiques à tous les niveaux. C’est malheureux pour les intermittents du spectacles, mais il faut avoir en tête que le groupe tourne à perte en ce moment et comme n’importe laquelle des entreprises, essaye de se sauver. Et malheureusement, nous savons tous qu’un des points les plus couteux est la masse salariale.
      Ensuite, je pense que comme toute multinationale, il y a des dérives et des choses pour lesquelles on ne va pas les saluer. Pour autant, j’estime (et c’est mon point de vue, comme je l’avais dit concernant le mouvement Black lives matters) que ce n’est pas une raison pour nier et rejeter le travail exceptionnel qu’ils font pour soutenir des causes importantes, et ce partout dans le monde.

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      1. Je suis d’accord avec ce tu dis. Mais il y a une manière de le faire, et Disney est très loin de le faire de manière classe et honnête. C’est facile de faire de jolis coups de com’ pour soutenir des causes importantes, dommage qu’en interne ils fassent tout le contraire…

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    2. Ma meilleure amie est un peu comme vous. Je l’appele la groupie. Dès qu’elle apprécie quelque chose ce est pas dans la demie-mesure: allez voir Florence Foresti 3 soirs de suite au 2eme rang, un A/R de 4 jours à Las Vegas pour un concert etc…Même si bcp de personnes sont étonnés, ce n’est pas parce qu’elle est originale sur ce point qu’elle a tort de le faire. C’est son argent, sa vie!
      De mon côté, du fait de mon passé, je suis assez frileuse sur les addictions et c’est un peu comme cela que je perçois la manière dont tu décris votre passion avec ton mari.
      Mais j’ai hâte d’en savoir plus justement sur toutes les facettes que tu évoques !

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      1. Bonjour Marie-Amélie,

        C’est intéressant que tu parles d’addiction, je ne l’avais jamais vu sous cet angle.
        Personnellement je n’irai pas jusqu’à dire que nous sommes addicts. Par exemple, nous ne nous sommes pas rué à Disneyland Paris dès sa réouverture cet été ou nous ne faisons pas coute que coute les grandes dates comme etre sur le parc pour les gros anniversaires (25-30ans etc.), et clairement, on n’accepte pas tout les yeux les fermés. Mais je comprends tout à fait qu’après m’avoir lu tu le perçoives comme ça. J’ai dans mon entourage des gens qui pour le coup sont vraiment addicts (à aller tous les ans en floride par exemple) et je me sens un peu en décalage car il n’arrive pas à avoir un regard critique quand il le faut.

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  3. La suite la suite la suite 😀 je me sens moins seule après avoir lu ton article ^^ Disney pour moi c’est toute mon enfance, mon rituel d’anniversaire avec mes parents c’était d’aller voir le dernier film au cinéma (je suis née en Décembre) et d’aller au resto après. Dès l’ouverture en 92 j’ai foulé le sol de DLP (mes parents doivent encore avoir une photo de moi à 6 ans tout sourire sur le MollyBrown avec ma casquette Daisy avec son bec de canard en plastique et son gros noeud en satin rose et une peluche Minnie dans les bras). Qd nous sommes partis au Japon, j’ai traîné mon mari à Tokyo disney sea 😀 mon fils de 4 ans est aussi fan que sa maman! j’aurais bientôt disney dans la peau car pour mes 35 ans je m’offre un tatouage (enfin si la pandémie me le permet) pour me récompenser et me souvenir du combat que j’ai mené pendant 2 ans pour perdre 40 kg et mon motif sera Mushu ^^ mon personnage préféré depuis mon enfance! Prochaine étape, quand ce sera possible et sûr, emmener mon fils à DisneyWorld pour vivre une expérience magique!!!
    Et oui, je n’oublie pas que Disney c’est d’abord une entreprise multinationale qui aux USA a mis à mal ses employés mais ce sera pire si nous n’y retournons pas! Et en France, Disneyland Paris a fait dont d’énormément d’EPI aux hôpitaux du coin, de nourritures aux restos du coeur, de jouets aux enfants hospitalisés etc… et moi dans tout ce bordel (je bosse à l’hôpital, mon mari aussi) j’ai besoin de ma dose de Mickey pour avancer!
    merci

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    1. Bonjour Sandrine,

      Déjà, j’espère que ça va pour ton mari et toi avec tout ce qu’il se passe sanitairement en ce moment. Ce ne doit pas être facile du tout pour vous, merci pour votre travail.
      Félicitation également pour ta perte de poids, c’est formidable que tu sois arrivée à réaliser un tel objectif.
      Et effectivement je vois que tu as quand même une bonne connaissance du sujet Disney. J’espère du coup les sujets que j’aborderai te plairont.

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  4. Merci pour cet article qui verbalise tellement bien la passion que je partage également avec mon mari (et mes enfants!). 10 ans de notre couple et 10 ans qui sont rythmés par nos voyages dans les parcs, nos pass annuels (le graal ^^) à Disneyland Paris, la demande en mariage au pieds du lac de l’hôtel Newport Bay, notre ouverture de bal sur « let it go », le tatouage Zip en plein milieu de mon avant bras … Mais bien entendu, notre passion va au delà des parcs, nous sommes fans du travail des imagineers, de la bienveillance des cast members, de cet état d’esprit autour de cet univers.

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  5. J’aime beaucoup l’univers de Disney (mais je suis moins fan de parcs d’attractions) et je reconnais qu’ils évoluent avec la société. Et je ne pense pas que Disney ne soit que pour les enfants !

    Mais comme Shiri, je trouve que tu appuis bien sur les aspects positifs sans vraiment parler des aspects négatifs.
    Et il me parait assez difficile de justifier les licenciements de 2020 par la mauvaise année qui se fait. On parle d’une entreprise qui a fait (si je ne me trompe pas) plus de 12 milliards de dollars de bénéfices en 2018 et en 2019 ! Et ils n’ont jamais pensé à avoir une réserve pour les coups durs ?! Sachant qu’ils ont quand même versé les dividendes à leurs actionnaires (1,5milliards de dollars) et les bonus aux grands dirigeants.
    Certes ils ne sont pas les seuls mais ça reste inadmissible !

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    1. Bonjour Laura,

      c’est évidement un parti pris de ma part d’avoir abordé que des aspect positifs dans mon article puisqu’il cible ce qui m’a fait aimé la WDC. Je pourrais en faire tout autant d’un article qui parlerait de pourquoi je suis une cliente et consommatrice d’Amazon malgré la crise actuelle et tout ce qu’on sait sur leur mode de fonctionnement. Cela n’efface pas pour autant les mauvais cotés.

      Pour le reste, c’est une fois de plus une question de point de vue, d’analyse de la situation, et de conviction personnelle. A l’heure actuelle je ne blâmerai aucune entreprise, quelque soit sa taille et son rayonnement mondiale, par rapport à ses choix pour passer la crise. On a chacun nos raisons personnelles d’être ou non d’accord/choqué, et ce que toi tu trouves inadmissible ne l’est pas pour moi C’est un choix que j’assume totalement .

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