Ma première année de mère

ma première année de mère

Je suis donc devenue mère une nuit de janvier. Après plus de quatre années à attendre que ce jour arrive, j’ai enfin tenu mon tout-petit dans les bras, et une nouvelle vie a commencé.

Credit Photo (Creative Commons) : blankita_ua

Les premières semaines avec un nouveau-né

Avec mon mari, nous nous étions énormément préparés à devenir parents. Il faut dire qu’en plus de quatre ans d’attente, et également un parcours vers le chemin de l’adoption, nous avions eu le temps de lire les bouquins des professionnels qui nous parlaient, échanger avec nos amis déjà parents, nous mettre d’accord sur nos valeurs éducatives (je parle bien des valeurs, non des principes…). Nous nous sentions plutôt bien soutenus par notre entourage, et armés. Je dis armés, car on s’attendait à faire face à un tsunami, à de longues batailles. Et finalement, mon entrée dans la maternité a été plutôt un long fleuve tranquille. Les choses se sont mises en place assez naturellement, spontanément et dans la douceur. J’avais un bébé tranquille, mon allaitement était serein, malgré des petites galères mais très bien gérées grâce à tout le soutien que j’avais anticipé et mis en place autour de nous. Toutefois, j’ai expérimenté ce qu’était réellement le post-partum et j’y consacrerai un article à part entière. Parce que vraiment, je ne m’attendais pas à ça.

Un congé parental agréable

Credit Photo (Creative commons) : PublicDomainPictures

Dès le début de ma grossesse, je savais que je prendrais quelques mois de congé parental. J’ai eu la chance que cela soit financièrement possible. J’ai aussi eu la chance qu’il se passe dans les meilleures conditions. Cet hiver et le printemps qui a suivi la naissance de mon fils, il a fait très beau. C’est tout bête, mais quel bonheur de pouvoir sortir tous les jours se promener avec son bébé, prendre des bains de soleil, voir la nature s’éveiller autour de soi. Cela me donnait une force de me lever chaque matin. J’ai aussi eu la chance d’avoir deux copines qui sont devenues mères en même temps. Nos rencontres étaient des bouffées d’oxygène. Pouvoir échanger sur la maternité, les grands bonheurs mais aussi les petits tracas, les côtés moins sympas… Pouvoir souffler aussi, en posant mon petit bébé grandissant, pour le laisser jouer avec ses copains, pendant que moi, je parle à des copines, à des adultes, à d’autres femmes. Cela m’a permis d’avoir un équilibre rassurant durant cette pause professionnelle.

L’âge moins facile avec mon bébé

L’Élu était un bébé vraiment très zen, cool, calme. Je pouvais faire beaucoup de choses avec lui, tout bébé. Il dormait partout, tant qu’il était avec moi, sur moi, en portage. J’étais aussi dans une ambivalence qui ne m’a pas quitté depuis : la nostalgie de le voir grandir si vite et de vouloir qu’il reste le nouveau-né que j’ai découvert à sa naissance, et l’impatience de le voir grandir, s’épanouir, acquérir de l’autonomie. Et pour moi, c’est cette période de transition que j’ai trouvé éprouvante. Quand mon fils a commencé justement à s’éveiller, se développer, découvrir le monde activement, j’ai commencé à sentir mes batteries se vider un peu plus vite, mon réservoir émotionnel plus fragile et j’ai réalisé que j’avais besoin de ne plus être H24 avec lui. Moi qui avais rêvé d’une fusion totale, passant tout mon temps libre pour et avec mon enfant, Les nuits étaient moins reposantes avec beaucoup de tétées nocturnes, les journées pas toujours très épanouissantes. Il était temps que je retourne au travail. Coïncidence ou non, c’est justement à ce moment-là que je devais reprendre le travail.

Se séparer pour mieux se retrouver

Nous avons donc démarré l’adaptation à la crèche et j’ai apprécié ces courts temps de séparation. Je pensais toujours à lui, j’étais toujours sa maman, mais j’existais autrement quand il n’était pas là. J’ai ré-appris à vivre sans lui pendant quelques heures par jour. Plus tard, je me suis même accordée le droit de le laisser à la crèche un jour où je ne travaillais pas. Sans (trop) culpabiliser. Je suis donc devenue une autre maman, à son entrée à la crèche. Une maman qui fait confiance aux professionnelles qui s’occupent de lui la journée, prennent soin de lui et l’éveillent avec bienveillance. Une maman qui trouve son équilibre en n’étant pas « que maman ». Une maman qui se donne entièrement quand son bébé est avec elle. Et franchement, la crèche a marqué un tournant dans la vie de mon bébé. L’Élu était déjà bien éveillé, dégourdi et loin d’être en retard sur certains apprentissages, mais la crèche lui a fait prendre le train à grande vitesse en matière de développement.

Un an de vie de maman, ça passe si vite

C’est au final ce que je retiens de ma première année en tant que maman. C’est passé si vite. Trop vite. Même si parfois, j’avais la sensation d’avoir la tête dans le guidon et de ne pas voir le bout du tunnel, au final, tout passe, les côtés moins cool de la maternité comme les jolis moments. Alors cette année, j’ai essayé de profiter au maximum et de me faire plaisir. Pouponner, materner, autant que j’en avais envie. Et puis souffler, quand j’en ressentais le besoin. Surtout qu’au cours de ma première année de vie de maman, j’ai eu l’immense joie d’apprendre que j’allais devenir une deuxième fois maman.

Credit Photo (Creative Commons) : ykaiavu 

Ce que je retiens donc de cette première année, c’est une parenthèse enchantée, pleine de jolis souvenirs, de petits plaisirs qui prennent le dessus sur les moments où on se demande pourquoi on a voulu un enfant, pourquoi on a voulu l’allaiter, pourquoi on a voulu faire du co-dodo, pourquoi on a voulu se compliquer la vie et avoir moins de temps pour nous !

Et toi, tu te souviens de tes premiers pas de maman ? Comment as-tu ressenti les choses ? As-tu été surprise par certains aspects de la maternité ?

2 commentaires sur “Ma première année de mère

  1. Sortie de la maternité, je n’ai pas trouvé très compliqué de m’occuper de mon bébé. Par contre, j’avoue que je ne m’attendais pas à être aussi frustrée de ne rien pouvoir faire d’autre car mon petit amour de dormais pas en journée (à 1 mois de vie, 3 siestes de 40 min, à partir de 2 mois, les siestes étaient entrecoupées de pleurs). Et je ne trouvais pas ça passionnant de juste me balader seule ou de lui agiter sans fin des jouets sous le nez. J’ai préféré la période de l’éveil (à partir de 5-6 mois) et j’étais tellement impatiente de reprendre mon boulot vers ses 9 mois.
    Mon seule plaisir c’était d’essayer de rencontrer d’autres mamans avec qui discuter.
    Ca m’a beaucoup surprise car j’aimais bien les bébés et je pensais m’éclater à m’en occuper mais ce n’est pas la même chose quand il est 24h/24 avec toi. (Et tellement de copines m’avais dit « je passe des heures à le regarder dormir, bouger… » Bah pas moi !)
    Clairement pour un deuxième, je ne souhaite pas prendre un très long congé parental (mais mon mari aimerait bien prendre quelque mois !)

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