Le suivi médical de l’Élu à la naissance

le suivi médical de l’élu à la naissance

Il y a quelques semaines, je te racontais notre sortie précoce de la maternité à la naissance de l’Élu. En effet, nous étions de retour à la maison avec lui à peine quelques heures après sa naissance. Il avait toutefois vu une des pédiatres de la maternité avant de sortir, mais cela n’empêchait pas de mettre en place plusieurs rendez-vous pour son suivi médical.

Crédit Photo : Solen Feyissa

A la maison, avec la sage-femme

Les premiers suivis ont été effectués par notre sage-femme à domicile. Contrôle du poids journalier, surveillance de la cicatrisation du cordon ombilical, mesure du taux de bilirubine. Si les deux premiers actes n’ont posé aucun souci, le taux de bilirubine nous a rapidement inquiété et notre sage-femme a été particulièrement vigilante car le taux était en constante augmentation. Ce taux est surveillé afin de prévenir l’ictère du nourrisson, ou plus familièrement la fameuse jaunisse. La pédiatre nous avait avertis, à la sortie, qu’il risquait de faire un ictère suite à sa naissance avec la ventouse. En effet, il avait un hématome à la tête, et quand ce dernier allait se résorber, le taux de globules rouges allait augmenter…

Un petit tour en pédiatrie

Et donc, malheureusement, l’Élu n’a pas échappé à la jaunisse. Au départ, j’étais un peu dans le déni, niant son teint de plus en plus jaune. Ce n’est d’ailleurs qu’après l’hospitalisation que j’ai vu la différence. C’est lors d’un contrôle à J3 à la maison de naissance que la décision de faire une prise de sang, suite au dernier « flash » pour le taux de bilirubine, a été prise. Malheureusement, elle n’a fait que confirmer le diagnostic et il nous a été proposé de monter immédiatement en pédiatrie où l’Élu a été hospitalisé de 19h30 au lendemain midi. Il a eu deux sessions de « tunnel » à UV, qui devaient chacune durer 4h. Sauf que la première a duré toute la nuit car il a très mal supporté et a passé son temps à pleurer (et donc l’auxiliaire a passé son temps à arrêter la séance pour tenter qu’il s’apaise). Je reviendrai peut-être sur ce blog sur cette hospitalisation qui ne s’est pas très bien passée et que j’ai mal vécu. En tout cas, grâce au suivi quotidien de notre sage-femme à la maison, nous avons pu rentrer avec notre bébé et en quelques jours la jaunisse était derrière nous !

Les dépistages du nourrisson

Malgré notre retour anticipé à la maison, notre bébé a pu bénéficier des dépistages réalisés en maternité. Ce sont là aussi les sages-femmes de la maison de naissance qui les réalisent. Pour le test de Guthrie, qui permet de dépister 5 maladies rares, il a été réalisé à J3, par la sage-femme, et nous avons envoyé nous même le prélèvement. Si pas de nouvelles, cela voulait dire que tout allait bien, et heureusement, ce fut le cas. La sage-femme a d’ailleurs profité du test de Guthrie pour faire en même temps la prise de sang pour la jaunisse, afin de ne pas avoir à piquer l’Élu plusieurs fois. J’ai apprécié !

Quant au test auditif, qui est également proposé à la maternité, nous avons pu le faire passer à notre enfant vers 15 jours de vie. La maison de naissance où j’étais suivie organise une à deux fois par mois des permanences de dépistage, la maternité partenaire leur prêtant justement le matériel nécessaire pour cela.

L’examen médical dans les 8 premiers jours de vie

Dans le cadre d’un séjour classique à la maternité, les bébés sont vus à la sortie par un pédiatre. C’est un rendez-vous primordial afin de s’assurer de la bonne santé du nouveau-né mais aussi pour échanger avec le médecin autour de nos interrogations de jeunes parents. En accouchant en Maison de Naissance et avec un retour précoce, l’examen médical doit se faire avec un médecin généraliste ou pédiatre de ville. Et pour nous, c’est là que les galères ont commencé. Nous ne voulions pas que notre généraliste prenne en charge notre bébé car sur le point de prendre sa retraite et nous n’avions pas un super feeling lors des dernières consultations. Nous avions connaissance d’une super généraliste à côté de chez nous, mais malheureusement, elle ne prenait plus aucun nouveau patient. J’ai fini par trouver une pédiatre – la seule de notre secteur – mais quand j’ai expliqué la situation à sa secrétaire, elle m’a dit qu’il ne serait pas possible d’avoir un rendez-vous aussi rapide au moment de la naissance. Je suis donc repartie à la recherche d’un médecin. J’en ai trouvé une sur Doctolib, qui se disait « médecin généraliste, spécialisée en pédiatrie », à deux pas de la maison. Miracle !

Surréaliste

C’est le mot qui nous est venu à l’esprit en sortant du cabinet médical de cette femme. Nous avons eu une consultation totalement folle, surréaliste, flippante même. Si on passe sur le côté très léger de l’hygiène au sein même du cabinet (un tapis pour chien au pied d’un lavabo sale, pour ne citer que ça), cette généraliste ne savait absolument pas comment examiner notre nourrisson. Elle l’a mesuré avec une toise cassée, n’avait pas de balance pour le peser et s’est juste émerveillée de mon allaitement en me disant que je devais beaucoup boire. A peine de retour dans notre voiture, avec mon mari, on a dit en même temps : « on ne retournera plus la voir ! »

Trouver un pédiatre

L’examen des 8 jours étant passé, nous avons rappelé la seule pédiatre du secteur pour prendre le rendez-vous du premier mois. Nous avions un peu de temps devant nous cette fois donc la prise de rendez-vous a été possible. C’est elle qui va suivre l’Élu jusqu’à ses 2 ans. Si les premiers rendez-vous nous ont convenu, nous nous sommes cependant rapidement aperçus qu’elle ne pouvait jamais voir notre enfant « en urgence », c’est à dire malade. Et cela posera par la suite de gros problèmes dans le suivi de la santé de l’Élu. Nous avons donc alterné les rendez-vous mensuels avec cette pédiatre, certes sympathique mais pas toujours consciencieuse, et les consultations en urgence à la maison des consultants à 25 kilomètres de chez nous.

Avec du recul, je regrette de ne pas avoir trouvé un médecin généraliste dès le départ, disponible et à l’écoute, qui ne minimise pas nos inquiétudes de parents et qui n’hésite pas à nous envoyer voir des spécialistes si nécessaire. C’est ce que nous avons finalement fait après ses 2 ans, je te le raconterai plus tard en t’expliquant les raisons qui nous ont poussés à aller voir un autre médecin pour la santé de nos enfants.

Et toi, tes enfants sont suivis par un pédiatre ou un généraliste ? Tu as galéré comme moi à trouver quelqu’un de confiance ?

12 commentaires sur “Le suivi médical de l’Élu à la naissance

  1. C’est tellement génial de pouvoir rentrer tôt ! Pour ma deuxième, nous sommes sortis de la maternité à moins de 48h, ce qui se fait peu par ici. Mais j’avais demandé à partir au plus vite, tout se passait bien… et ils manquaient de place !!! C’est ma sage femme qui a fait le suivi à la maison, je me sentais dans un cocon, dans mon élément, j’avais mon mari et mes deux enfants avec moi, bien loin de la solitude que j’ai ressenti pour mon premier !
    J’avais très mal vécu mon premier séjour pour plein de raisons et de pouvoir rentrer à moins de 48h cette fois-ci, c’était le bonheur !!!

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  2. Nos 2 enfants ont été suivis dès la sortie de la maternité par notre super médecin généraliste. En effet, je ne me voyais pas aller chez un pédiatre pour leur suivi mensuel avec des délais de rdv d’au moins 1 semaine et courrir chez notre généraliste qui ne les connaîtrais pas très bien à chaque rhume. Et nous ne regrettons pas, nous avons eu un super suivi de nos bébés, envoyés chez les spécialistes si besoin. J’ai juste pris rendez-vous en pmi avec le pédiatre quand j’avais besoin d’être rassurée sur leur développement global.

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    1. Bonne idée le médecin de PMI si besoin ! Je garde cela en tête pour un petit troisième bébé 🙂
      Et en effet, c’est désormais notre généraliste qui gère la santé de la famille et c’est vraiment génial !

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  3. C est vrai que c est compliqué le suivi de santé. Je n ose pas imaginer dans les déserts médicaux. Nous alternons aussi entre le généraliste (maladies « bénignes »…) et la pédiatre pour le suivi du développement. Par contre elle réserve des créneaux d urgence chaque jour ce qui est bien pratique quand la maladie me semble plus importante et que je préfère la consulter.

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    1. C’est intelligent de sa part de réserver de vrais créneaux d’urgences !
      Dans notre secteur, il n’y a qu’un pédiatre pour plus de 30 communes… c’est dingue !
      Heureusement, maintenant nous avons une super généraliste disponible !

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  4. Ici en Nouvelle Calédonie, les sages femmes ont une extension de compétences qui leur permet de suivre les enfants ( suivi staturo pondéral + vaccins) jusqu’à leurs 2 ans. Au début, cela m a surprise mais je me rends compte que c’est plutôt pas mal.

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  5. Ca a l’air detre6vraiment chaud pour faire un suivi médical des enfants par chez toi !
    Chez nous, on suit les enfants des 3mois. La plupart du temps les petits vont à l’équivalent belge de la PMI pour le suivi staturo-ponderal + vaccin et on fait un suivi global + maladies bénignes, quand les parents le souhaitent.
    J’avoue que je grimace un peu quand on m’amène un petit de 2 ans à 39.5 de fièvre, que j’ai jamais vu parce quil est suivi en pédiatrie mais que le pédiatre est pas dispo. Je trouve pas ça correct de la part d’un service de pédiatrie qu’il assure un suivi de médecine générale mais sans gérer les urgences inévitables. On se retrouve à prendre des décisions délicates parfois sans dossier ni relation de confiance.

    Du coup c’est vraiment idéal je trouve de dénicher un generaliste compétent avec qui le courant passe bien et qui hésite pas à référer aux pédiatres spécialisés si nécessaire 🙂

    Et sinon pour le retour précoce : au vu de tous les examens et intervenants qui doivent quand même défiler du coup c’est pas trop « intrusif » chez soi ? J’aurais peur d’être chez moi et pas chez moi en même temps je crois; et c’est vrai que le fait d’avoir tout rassemblé en 72h sur place m’avait semblé confortable :-). Apres c’est sur que rien ne vaut le confort de son chez soi…

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  6. Trouver un bon professionnel de santé peut être vraiment difficile…
    De mon côté je suis sortie à J2 pour ma fille mais ce n’était pas vraiment prévu ni anticipé. Ça m’allait d’un point de vue personnel, en revanche côté suivi ça a été la galère : pas de SF qui puisse venir me voir (la joie d’accoucher en août dans un coin peu pourvu), obligation de faire l’aller-retour à la maternité pour le test de Guthrie… En plus ma fille aussi a fait un ictère mais il s’est résorbé de lui-même au bout de quelques semaines.
    Bref, heureusement que c’était mon deuxième enfant, je l’aurais très mal vécu pour mon premier !

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  7. Après mon premier bébé, j’ai détesté chaque minute passé à la mater (4 jours post accouchement), la chambre partagée avec un bébé qui n’avait pas le même rythme que le mien et une maman en plein baby blues, les bruits de l’hôpital, les visites dans la chambre et surtout l’absence de mon mari qui me pesait énormément la nuit car je ne pouvait pas m’occuper de mon bébé seule. J’ai demandé tous les jours à rentrer chez moi. Malheureusement des complications lors de l’accouchement me faisaient rester à l’hôpital et je n’ai pas oser sortir en avance avec mon bébé contre l’avis des médecins.

    Pour la jaunisse, on a failli devoir retourner à l’hôpital aussi avec notre fils le lendemain de la sortie. J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps (pas parce que j’avais peur pour lui mais à l’idée de devoir redormir seule á l’hôpital). Heureusement le pédiatre super compréhensif nous a donné un jour de sursis et des conseils pour aider le bébé. Entre autre de le laisser en couche (et en peau á peau, pour ne pas qu’il ait froid) devant la fenêtre le plus longtemps possible car le soleil aide beaucoup. Ca nous a sauvé !

    Pour le deuxième, je rêve d’une sortie tôt. Chez nous c’est la procédure classique de sortir quelques heures après la naissance. Une SF et une puéricultrice passent 2 fois chacune à la maison pour nous aider dans les 2 premières semaines après la naissance.
    Je croise les doigts pour que ca soit possible.

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  8. On vient de déménager (dans un coin pommé), et j’avoue que j’angoisse déjà pour le suivi médical, même s’ils sont déjà plus grand (la dernière vient d’avoir 2 ans). Pour l’ainé, nous avions la chance d’avoir un généraliste qui nous avait été chaudement recommandé à 50m de chez nous. Il a fait tout le suivi de nos enfants (en dehors des premières visites à domicile par un maïeuticien pour l’ainé et par ma sage-femme pour les 2 autres). Même quand on a déménagé à quelques kilomètre de là, on a continué à lui amener les enfants car on était vraiment en confiance. J’espère qu’on va en trouver un aussi bien ici !

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