Chronique d’une grossesse à haut risque (3) : une histoire de sexe

Chronique d’une grossesse à haut risque (3) : une histoire de Sexe

Lorsque nous avons décidé d’avoir un second enfant, nous n’avions pas vraiment de préférence quant à son sexe. 

Puisque nous voulions surtout avoir une fille et que le hasard a bien voulu nous l’accorder pour notre premier enfant, nous n’avions pas vraiment de pression.

Photo de J U N E provenant de Pexels

Se laisser la surprise, ou savoir ?

Au fil des mois, nous avons quand même commencé à nous projeter surtout avec une seconde petite fille. Il faut dire que même si nous avions des difficultés avec petit koala, elle nous comblait vraiment de bonheur. Mon mari adorait avoir sa « fille à papa » et voulait volontiers endosser à nouveau ce rôle, et moi j’aimais vraiment avoir cette mini-moi qui me ressemblait tant. D’un point de vue pratique également, nous ne cracherions pas sur réutiliser la garde-robe complète de petit koala, très fournie en robe et jupe.

Outre ce point précis, personnellement je ressentais énormément d’angoisse lorsque je m’imaginais avec un petit garçon. Je trouve qu’il y a plus de pression aujourd’hui dans l’éducation d’un garçon par rapport à celle d’une petite fille. Il y avait aussi le fait que plus jeune, la période adolescente de mon frère m’avait littéralement traumatisée tant il en a fait voir de toutes les couleurs à mes parents. Je me souviens nettement par exemple que la première fois où j’ai vu ma mère pleurer, c’était après une de ses énièmes frasques. Cela m’a choqué au point où je m’étais dit que jamais je n’aurais de garçon.

Après mes fausses-couches, évidemment, cette spécificité est passée en second plan. Le principal pour moi était que ce bébé aille bien. Aussi j’ai un temps voulu garder la surprise du sexe de mini 2 jusqu’au bout. Mais rapidement, j’ai du me rendre à l’évidence que pour mieux accepter ma grossesse et sa progression, connaître le sexe était préférable. Cela m’aiderait à me projeter plus facilement et aussi à créer un lien avec ce bébé.

Pour mon époux également, il a été vite vu qu’il ne tiendrait pas jusqu’au bout. Il tenait plus que moi à avoir une seconde fille et il craignait de renvoyer une réaction négative s’il s’avérait à la naissance qu’il s’agissait d’un garçon.

Par rapport à notre fille, nous trouvions aussi qu’il était mieux de savoir. Son orthophoniste nous a convaincu en nous disant que ça l’aiderait à mieux se projeter en mettant un vrai mot fixe sur « le bébé ».

Nous avons donc décidé de demander à connaître le sexe.

La révélation

Avec le Covid, mon mari n’a pas pu assister à toutes les échographies, notamment celle du 4eme mois où justement le gynécologue pouvait nous donner le sexe avec certitude. Nous voulions absolument le découvrir ensemble, et avons donc demandé à ce qu’il soit noté sur un papier pour qu’on l’ouvre ensemble. Pour plus de précautions, mon gynécologue m’a fait fermer les yeux au moment où il regardait et écrivait sur le papier. Nous avons ainsi découvert dans l’intimité de notre salon que notre second enfant était…

Photo de Luis Quintero provenant de Pexels

Un petit garçon. Je ne fus absolument pas surprise, à vrai dire, j’en étais même sûre. Plusieurs indices m’avaient mis la puce à l’oreille. Nos chats étaient très câlins avec moi, contrairement à la grossesse de ma fille où ils me fuyaient, et j’avais ce pressentiment. En plus, j’avais entrevue à l’échographie du 1er trimestre que c’était un garçon, même si mon gynécologue n’a pas voulu s’avancer à ce moment là.

En toute honnêteté, j’ai eu un vrai pic de stress en lisant « garçon » sur le papier. Très vite de nombreuses questions ont commencés à fuser dans ma tête. Est-ce qu’on va être à la hauteur, est-ce que petit koala va bien l’accepter, comment on fait avec un garçon ? Et pour autant, très vite, j’ai aussi ressenti une sorte de zénitude, et je me suis même vite dit « c’est trop chouette, on va avoir un petit gars ». Pour mon mari, la douche a été un peu plus froide et il a ressenti un peu de déception car il était vraiment persuadé qu’on aurait une seconde petite fille. Il lui a fallut un peu plus de temps pour se faire à l’idée, surtout qu’il craignait de reproduire le schéma éducatif manqué de son propre père. Mais une fois la nouvelle assimilée, la joie l’emporta. 

On a commencé à véritablement se projeter et à l’annoncer autour de nous à ce moment là, mais comme pour petit koala nous avons gardé secret le sexe du bébé jusqu’au bout, à l’exception de quelques rares personnes. Bien évidement, nous avons eu droit à un lot innombrable de « choix du roi ! », chose qui il faut l’avouer, nous agaçait un poil.

La prochaine grande étape était de réussir à trouver un prénom à ce bébé.

3 commentaires sur “Chronique d’une grossesse à haut risque (3) : une histoire de sexe

  1. Comme je vous comprends… Enceinte de mon premier j’étais certaine en regardant mon test que c’était un garçon. Pour nous avoir un enfant c’était en fait… avoir une fille. Je n’avais même jamais imaginé avoir un petit gars. Le choc a été un peu plus rude pour mon mari que pour moi, mais à la naissance tout cela était un lointain souvenir… notre petit doux était là. Lorsque nous avons conçu numéro 2, pas de doute c’était une fille! Elle avait déjà un nom et d’ailleurs numéro un qui avait 2 ans et demi et ne savait rien de la grossesse (hum) est venu me voir pour me dire « ze fais un câlin à ma petite sœur » en me caressant le ventre… à la première écho (celle des 3 mois) c’était tôt mais c’était une évidence…. deuxième garçon! Pour le coup ça a été rude!!! Je n’aurais donc jamais de fille c’est la vie. Le choix du prénom a été vraiment un moment fondateur pour que je puisse enfin me projeter dans cette maternité. Évidement aucun aucun aucun regret depuis la naissance de mon petit prince! Je suis fière et comblée par mes deux garçons ( et je me rattrape sur les robes avec leur cousine !)

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  2. Wow je crois qu’on a vraiment tous et toutes des préférences, et bien souvent c’est en lien avec nos expériences de vies. Pour ma part c’était le désir fort d’avoir un petit garçon. J’avoue avoir été déçue à deux reprises pour mes aînées lors des annonces du sexe! Pour mon 3e je n’y ai pas cru jusqu’au jour J…et ce fut un petit prince. Des fois je m’en veux car j’ai eut plusieurs coups de mous durant mes grossesses en repensant au sexe pour mes filles. Biensur plus la date approchait, plus l’excitation arrivait et l’envie de rencontrer mes filles était la. Je me dis d’ailleurs que je ne sais pas comment j’aurais fait avec 3 filles… ça m’aurais fair un sacré coup, même si j’aime énormément mes filles, je pense que j’aurais pu ressentir de la jalousie pour les autres mamans de petits garçons… ça ne s’explique pas vraiment.

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  3. Ici nous n’avions vraiment aucune préférence, pour l’aînée comme pour le second que j’attend actuellement, nous sommes juste trop curieux ! Par contre, autant pour ma fille nous avons dit a tout ceux qui nous le demandait que c’était une fille, autant cette fois nous avons décidé de ne partager le sexe du bébé avec personne (même pas notre grande qui à 3 ans le répéterai a tout le monde !) Donc nous disons que nous ne savons pas (mensonge… mais tant pis !) pas envie d’entendre des réflexions style « quelle chance le choix du roi ! » Ou « oh une 2e fille, le papa n’est pas trop déçu ? » On y aura déjà droit à la naissance alors pour le moment on s’épargne un peu !

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