La première rentrée des petits bribelets 2019

La première rentrée des petits bribelets 2019

Cette année, plusieurs enfants de chroniqueuses – les bribelets – faisaient leur première rentrée en ce jeudi 1er septembre 2022 ; la fournée des bribelets de 2019, et Pirlouit pour qui l’école est une grande première suite à son arrivée en France au printemps de cette année. Voici donc les récits de rentrée de ces nouveaux écoliers par leurs mamans.

école maternelle rentrée scolaire
Crédit photo : Engin_Akyurt sur Pixabay

La chouette rentrée de Couette-Couette, la princesse de Marguerite.

Dans les rangs des 2019 qui font leur première rentrée, je demande Couette-Couette (je profite de l’article pour modifier son surnom et étant donné son caractère de cochon, il lui sied à ravir !). Moi, je n’étais pas trop prête, mais elle, elle nous rebat les oreilles au sujet de sa future entrée à l’école depuis le mois de juin. Nous avons entendu tout l’été « je suis une grande fille moi ! ». Je la soupçonne un peu d’avoir attendu ce jour avec impatience parce que je lui avais promis des boucles d’oreilles à la rentrée. Et oui, Couette-Couette est une brute déguisée en princesse ! Bon, sur le papier, elle était prête mais dans les faits, il y avait encore un hic : une semaine avant la rentrée, elle n’était toujours pas propre. Et pourtant, chaque fois qu’elle allait aux toilettes (mais de façon occasionnelle), elle applaudissait et nous disait « elle va être contente maîtresse A ». Couette-couette vénère maîtresse A ! Le problème de la propreté s’est quasiment réglé dans la semaine qui a précédé la rentrée. Le jeudi 1er septembre, nous sommes arrivés en force pour la rentrée de Sangohan et Couette-Couette. En effet, Papi et Mamie étaient en vacances chez nous et sont donc venus assister à ce grand jour pour les enfants. Couette-Couette était détendue jusqu’à ce qu’on se gare. Et puis, elle s’est agrippée à nous. On a dû la laisser en pleurs dans les bras de maîtresse A. Elle a fait sa journée complète (cantine comprise) et je suis allée la chercher le soir. Elle était tout sourire, me parlait de ses « pocains », était heureuse de retrouver son frère et avait envie de retourner à l’école. Ah oui, elle a fait sa rentrée en couche car on ne voulait pas la stresser. Couche, qui est revenue sèche parce que les petites toilettes, c’est trop bien ! Le vendredi, tout s’est bien passé et le samedi matin en se levant, elle a demandé à aller à l’école. Et puis, ce jour-là, elle a eu un beau cadeau, on l’a emmenée se faire percer les oreilles !

La rentrée mi figue mi raisin de Bidou, le fils de Mélinda

Pas facile la rentrée pour Bidou. Tout s’annonçait bien : il a 3 ans et demi révolus, il va à la crèche 4 jours par semaine, il a visité l’école en fin d’année dernière et il se balade partout avec son sac sur le dos. On le pensait prêt. Cerise sur le gâteau, sa sœur est dans la classe jouxtant la sienne. Il connaît déjà quelques enfants. Il joue avec eux à la récréation. La Loupinette l’a amené à son ATSEM lorsqu’il est tombé pour qu’elle lui pose un pansement. Bref, il n’est pas seul. De fait, la rentrée le jour J s’est bien passée. J’ai pu l’accompagner dans sa classe et nous avons fait le tour des lieux ensemble. Il ne voulait pas que je m’en aille mais a continué à jouer quand je suis partie. Le vendredi s’est passé sans histoire. Pendant le week-end, il a dit à plusieurs reprises qu’il ne voulait pas retourner à l’école. Et le lundi : patatras. Refus d’entrer dans la classe, hurlements quand je l’ai déposé… Mardi, son papa s’est occupé de lui et l’a laissé, pleurant à chaudes larmes dans les bras de sa maîtresse. On suppose que c’est un cap à passer. En attendant, on va essayer de trouver des astuces pour le rassurer au maximum le temps qu’il s’habitue. On va dire qu’on a un peu l’habitude : la Loupinette a pleuré tous les matins pendant 2 mois la première année et a commencé à parler en avril (et en grande section, 2ème jour : « elle bavarde beaucoup cette petite ! » « Hum… »). Bon, et moi je suis blasée, mais ce n’est toujours pas la joie cette classe de petite section-moyenne section. La Loupinette l’a fréquentée pendant 2 ans, c’est au tour de son frère. Elle est toujours aussi petite et encombrée. Cette année, ils sont 30 enfants, et une maîtresse et un maître se partagent la semaine (Bidou n’a pas compris qui était cette maîtresse inconnue le lundi…) alors que toutes les autres classes ont un enseignant qui fait toute la semaine. Pour des tout-petits, nous aurions préféré qu’ils aient leurs repères avec un seul enseignant. Voyons le positif : la maîtresse a l’air très bien, et le maître a une guitare… Ah non, il a déjà été remplacé par une autre maîtresse !

La découverte de l’école et la grande section pour Pirlouit, le fils de Mme Espoir

Pirlouit n’a jamais été à l’école dans son pays. Lors de notre rencontre, il savait à peine tenir un crayon. Nous étions donc anxieux pour cette grande étape.  Nous avons demandé à la directrice qu’il commence en douceur le matin seulement et qu’il soit scolarisé une classe en dessous de la sienne. Elle a accepté la première requête, refusé la seconde (qui ne dépend pas d’elle). L’école est petite et les classes n’ont pas beaucoup d’élèves : c’est idéal pour que notre petit ne soit pas trop perdu.  Nous lui avons lu beaucoup de livres sur l’école, montré les photos prises lors de la visite. Pirlouit ne voulait pas y aller. Et puis, 15 jours avant la rentrée, il a eu le déclic quand ses cousins ont montré leurs sacs et leurs affaires, ravis de retrouver leurs copains. Il s’est mis à en parler et on a senti son envie. Le jour J, il est impatient. Nous partons à pied avec son papa et arrivons juste avant que la maîtresse n’ouvre la porte. Il est le premier à être appelé. Je réclame un bisou mais j’ai droit à un « ben non » retentissant qui a fait rire tout le monde, moi y compris ! Quitter le petit cocon que nous avions créé à 3 depuis plusieurs mois ne lui a pas posé souci. Il était ravi de nous retrouver à midi : là nous avons eu droit à de gros câlins. Il était épuisé (et c’est pareil tous les midis). Pas d’angoisse de la séparation, sans doute parce qu’il avait eu pendant des semaines l’exemple de sa sœur que nous allions chercher chaque soir à l’école quand il est arrivé en France. Nous avons senti que nous allions pouvoir rapidement le scolariser à temps plein. Il voulait aller à l’école, voir les copains, écouter les histoires de loup, dessiner la plage… Et en une semaine il a déjà évolué de manière spectaculaire : quelle émotion pour moi de découvrir qu’il sait désormais écrire son prénom !

La rentrée énigmatique de l’Élu, le fils de Maman Bulle

L’Élu est de début d’année, à 3 ans et demi passés donc, il se disait depuis un moment prêt à aller à l’école, lassé de la crèche. Il en parlait beaucoup et attendait cela avec impatience. Les au revoirs à la crèche ont toutefois été émouvants car il n’allait pas revoir ses copains, scolarisés dans d’autres écoles. Le jour J, il semblait fier et heureux d’arriver à l’école, entouré de papa et maman. Mais dès que ce fut notre tour pour rentrer dans la classe, il resta muet face à l’ATSEM puis la maîtresse. Il lui faut toujours du temps pour se sentir à l’aise avec des inconnus donc son comportement ne m’a pas surprise. Nous avons eu la possibilité de rester avec lui dans la classe. Il s’est de suite installé autour d’un jeu de construction, très concentré sur ce qu’il faisait. Quand papa est parti travailler, il n’a même pas sourcillé. Mais quand j’ai voulu m’éclipser, il s’est accroché à moi comme une moule à son rocher. Je retrouvais alors mon petit garçon timide, hypersensible et impossible à raisonner. Heureusement, la maîtresse l’a attrapé au vol, je l’ai senti cadrante et donc rassurante, et je suis partie. A midi, la maîtresse m’a dit « super, top comme ça » et l’Elu est sorti avec le sourire. Il y a encore parfois quelques pleurs, mais je sais qu’il s’arrête vite de pleurer et qu’il aime être à l’école. Toutefois, il est quasiment impossible de savoir ce qu’il fait à l’école, qui sont ses copains et autres détails. A croire que comme le « Fight Club« , ce qui se passe à l’école, reste à l’école. De temps en temps, il échappe quelques informations mais dès qu’il s’aperçoit qu’il a parlé de l’école, il se ressaisit et se tait à nouveau. C’est drôle, lui qui me racontait en détail chaque journée passée à la crèche, faisant parfois la relève à la place de l’auxiliaire ou de l’éducatrice ! Et du coup, moi, je suis assez frustrée car je n’ai aucune idée de ce qu’il se passe en classe, ce qu’il fait, comment il se comporte. La maîtresse fait très peu de commentaires, le changement est brutal avec les relèves de la crèche où je connaissais presque jusqu’à la couleur du caca du jour de mon enfant ! Il me tarde que la réunion de rentrée se fasse pour en savoir un peu plus. Mais une semaine pile après le premier jour, j’ai eu droit à un scoop : le nom de ses 4 copains. Et sans grande surprise, ce sont des enfants plus âgés que lui, en moyenne et grande section !

Une séparation difficile pour Petite Dame de Léopoldine

Petite Dame est rentrée en petite section, elle était surexcitée. Lors de la visite de l’école, elle voulait rester jouer avec les enfants qui étaient au périscolaire et nous avons dû faire le forcing pour continuer la visite. Quand, sur la fin des vacances, nous avons fait le chemin de la maison jusqu’à l’école pour voir, elle a pleuré tout le chemin retour parce qu’elle voulait y rester. La rentrée est enfin arrivée, Petite Dame a un petit peu chouiné en arrivant à l’école mais la matinée s’est bien passée. Et puis le drame. Le vendredi matin, Petite Dame a pleuré sur tout le chemin de l’école. Et ça a continué de plus belle (et de plus en plus fort) la semaine qui a suivi. A l’heure où je t’écris, j’ai appris par l’ATSEM que Petite Dame pleure beaucoup pendant la classe et la dame du périscolaire de ce matin m’a dit qu’elle avait pleuré tout le mercredi matin… La nuit, Petite Dame se réveille beaucoup et demande à me rejoindre dans le lit. Le matin, la première chose qu’elle dit en se réveillant, c’est qu’elle ne veut pas aller à l’école (et je n’exagère pas en disant que c’est la première chose qu’elle dit…). Le soir, elle me raconte ce qu’elle a fait dans la journée mais elle me dit aussi qu’elle a pleuré « trop trop trop » parce qu’elle voulait Maman… Ça me fend le cœur, j’espère que ça passera rapidement… Je préfèrerais nettement qu’elle me dise qu’elle ne veut pas rentrer à la maison le soir, plutôt que de la voir pleurer toutes les larmes de son corps quand elle part à l’école et qu’elle me saute dans les bras comme si j’étais sa sauveuse, le soir…

Et toi, comment s’est passée la première rentrée de ton enfant ? As-tu droit aussi aux pleurs ou au mutisme sur ce qu’il fait de ses journées à l’école ?

5 commentaires sur “La première rentrée des petits bribelets 2019

  1. Je compatis grandement @Léopoldine, j’ai eu le même modèle. Après, ma fille ne pleurait plus quand j’étais partie mais j’avais l’impression de l’abandonner chaque matin. Le soir, dès qu’elle me voyait, elle courait chercher ses affaires puis dans mes bras. Ça a duré comme ça jusqu’à février. Ça me fendait le coeur, j’ai tenu parce que tout le monde à l’école me certifiait qu’elle ne pleurait pas du tour, participait sans problème, jouait, etc. D’ailleurs, j’en voyais la preuve dans la rue quand des enfants lançaient « bonjour » avec son prénom. Haut les coeurs les mam’s, c’est un très mauvais moment à passer…

    @madame Espoir, contente de lire que le petiot s’adapte bien 🙂

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  2. Courage à toutes celles qui ont une rentrée difficile ! Et bravo à tous les bribelets !

    Nous avons eu des problèmes avec la séparation à la crèche/école, alors quelques astuces qui ont aidé:
    – multiplier les jeux de cache-cache (avec eux, avec leur doudou, vêtements, brosse à dent…) pour leur montrer que l’on ne disparait jamais totalement
    – essayer de leur expliquer simplement quand on reviendra les chercher (après la récréation, avant le repas, quand la petite aiguille sera sur le …) et de les projeter dans ce qu’on fera après (et ensemble on ira au parc , faire des courses, préparer le repas…)
    – leur proposer des moyens de se souvenir de nous et de se sentir moins seul pendant la journée: mettre une photo de la famille dans leur poche, qu’ils emmènent leur dessin de la famille, leur faire des petits coeurs sur la main, qu’ils emmènent des gommettes coeurs/bisous à se coller dessus quand ils sont tristes, qu’ils mettent notre parfum…
    Et surtout rester fort(e)s. Généralement même si ils ont dû mal à nous laisser, ils adorent l’école !

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  3. Trop chouette ces petites rentrées ! Moi mon aîné était hyper excité de sa première rentrée à l’école (on l’avait bien sur-motivé avec pleins de livres !). Arrivé sur place en dansant et puis au moment de quitter les parents c’était « yeux pleins de larmes + accrochage désespéré ». Cela dit la maîtresse était super mignonne je me disais que ça allait aller. Au bout de quelques jours le matin était moins « accroché  » jusqu’à être hyper fluide et enthousiaste, avec pleins de « petites histoires d’enfants » le soir! Par contre les premiers retour de la maîtresse (au bout de quelques semaines) : « il regarde tout et observe tout mais refuse de participer aux activités et ne parle jamais! :-O » heureusement c’est rentré dans l’ordre au bout de quelques mois mais j’avoue que ça m’avait surprise/attristé !

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  4. Ma fille a pleuré tous les matins pendant 9 mois à son entrée en petite section (alors qu’elle avait déjà fait une toute petite section et que la séparation du matin se passait bien), mais c’était vraiment le temps que je parte, après ça se passait très bien. Voilà quelques idées en vrac :
    – avant de partir, on jouait à déposer son doudou à la « garderie des doudous » (le bord de la fenêtre où il restait pour la journée, elle a un doudou spécial pour l’école) : on disait au revoir au doudou, bisou, et doudou faisait sa routine du matin à la garderie (lavage des mains puis jeux). Ça nous a aidés à dédramatiser la séparation. Et évidemment doudou était ravi de retrouver ma fille au retour de l’école 😉
    – clairement, ça dépendait des animatrices qui étaient présentes quand je déposais ma fille. Pour peu que l’animatrice arrive à la faire rire ou penser à autre chose, ça se passait bien ! Et surtout ne pas s’éterniser, plus je partais vite, mieux ça se passait.

    En tout cas je compatis avec toutes celles qui laissent des ptits loups en pleurs le matin. Le seul point rassurant est que ça finit par passer. Peu à peu ça s’est amélioré, ma fille ne pleurait plus systématiquement, puis plus du tout. Et cette année aucun souci, en 3 minutes je suis repartie de la garderie et ma fille va toute seule dans sa salle comme une grande ! Bon courage

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