L’année de Sixième, un tournant… #1
Dans un précédent article, je te racontais que Sangohan est entré en 6ème lors de la rentrée 2025. Tout s’est précipité et nous n’avons pas eu le temps d’anticiper vraiment cette nouvelle année scolaire mais nous avons essayé de baliser pas mal de choses.
Depuis septembre 2024, j’ai changé de poste (j’ai réussi le concours de personnel de direction) et je travaille dans un collège, cela m’a aussi donné pas mal d’idées sur les points d’attention que nous devions avoir pour accompagner Sangohan. Aujourd’hui je vais essayer de croiser les regards entre les réflexions que je peux entendre au quotidien et comment, je peux y répondre professionnellement et ce qu’on a pu mettre en place à la maison pour tenter de ne pas se faire piéger.

On ne choisit pas son collège…
« C’est le collège de secteur, je n’ai pas choisi et en plus il est moche, trop grand, mal fréquenté et il y a des jeunes qui traînent devant. » C’est la version polie, pour dire que ni les parents, ni les enfants n’aiment ce nouvel établissement dans lequel l’enfant doit se rendre tous les jours.
Effectivement, il existe une sectorisation et le collège dont ton enfant dépend peut sembler un peu moche, ancien etc… Mais ce qui compte vraiment c’est d’avoir des équipes de professeurs actives avec des clubs, des projets et des options qui peuvent motiver ton enfant. Pour cela, essaie de te renseigner sur les journées portes ouvertes du collège (ça se fait de plus en plus même dans le public), et souvent les collèges font une visite en fin d’année pour les CM2, n’hésite pas à être parent accompagnateur.
Je ne trahis pas un secret en te disant que tu peux tout de même un peu choisir le collège de ton enfant. Tu peux aller voir dans le privé, ce n’est pas gage de meilleure qualité, mais le projet de l’établissement collera peut-être mieux à tes attentes. Ensuite, si tu es à la limite d’une sectorisation, tu peux demander une dérogation (qui ne passe pas à tous les coups, mais ça se tente) si l’autre collège te convient mieux. Enfin, certaines options peuvent te permettre d’obtenir une dérogation : certaines langues, classes musicales ou sections sportives (attention ce n’est pas systématique). Par contre, le choix d’une option doit être mûrement réfléchi car il engage généralement ton enfant pour quatre ans. Sache aussi que la sectorisation existe pour favoriser une meilleure mixité au sein des établissements. Un établissement REP avec des équipes jeunes peut être plus dynamique qu’un collège plus classique.
Je travaille pour l’Education Nationale donc je suis une convaincue du service public. Mais, pour Sangohan, nous étions convaincus par le collège de secteur : la section sportive qu’il voulait, un club échecs, un autre autour de l’environnement… De quoi le satisfaire.
Quand au reste, c’est un classique des collèges : il y a des jeunes qui trainent devant parce qu’ils dépendent des bus scolaires, parce que tout le monde ne commence pas et ne finit pas à la même heure. Mais les équipes veillent, on vérifie que tous nos élèves montent bien dans les bus ou rentrent bien à pied lorsque le dernier bus est parti. Attendre un peu devant le parvis, ça fait partie de la socialisation, c’est le moment où les élèves débriefent de la journée, rallument le téléphone etc… Le problème c’est que certains continuent après à errer un peu et ne rentrent pas tout de suite à la maison. Avec Sangohan, nous avons un accord de quinze minutes maximum avant de rentrer. Par contre, avec accord des parents, les copains peuvent s’arrêter à la maison et il peut aussi se rendre chez eux.
On prépare la rentrée en 6ème
L’entrée en 6ème ça fait un peu peur parce que notre enfant sort de l’enfance et nous ne sommes pas sûrs de le guider vers les bons choix pour qu’il ne soit pas trop différent des autres (on a tous peur des moqueries) tout en gardant son identité.
Un choix qui m’a paru très important c’est celui du sac à dos. Je trouve qu’il y a une vraie différence entre le style primaire et le collège. Je ne voulais surtout pas que Sangohan fasse bébé. Nous avions changé de sac à dos pour l’entrée en CM1 et j’avais prévu de le changer à l’entrée en 6ème sauf que Sangohan n’a pas fait de CM2 donc le sac à dos allait durer moins longtemps que prévu. Je voulais un sac à dos solide parce qu’il n’y a pas de casier dans son collège donc plutôt un Eastpak grand modèle et pas noir (parce que les élèves les confondent tout le temps). Sangohan a préféré gardé son sac qu’il trouvait confortable et assez neutre. Je lui avais donné la possibilité de changer de sac en cours d’année mais le sien lui a très bien convenu. Il pense même le garder en 5ème.

En primaire, je marquais toutes les affaires scolaires pour être sûre que ce que j’avais mis dans la réserve ne finisse pas je ne sais où dans les méandres de sa salle de classe. Face au nombre incalculable d’objets trouvés au collège, j’ai fait la même chose avant la rentrée en 6ème. J’ai tout étiqueté (avec un petit logo de ballon à côté pour le style) et il a trouvé cela pratique. J’ai aussi marqué les doudounes, les sweats, bonnets, écharpes, gants et casquettes, cela lui a permis de toujours retrouver ses affaires. Je te le conseille vivement car les collégiens ont beaucoup de choses à porter et au moment des mi-saisons avec les changements de températures, ils oublient la moitié de leurs affaires en salle de classe ou dans la cour. Avec les changements de salles, ce n’est pas toujours facile de se souvenir où tu as posé tes affaires.
Je suis une convaincue des cahiers de vacances : non pas pour prendre de l’avance (j’ai toujours pris exactement le niveau scolaire) mais pour garder des habitudes de travail, pour que le retour en classe soit moins contraignant. Sangohan a donc eu son cahier de vacances avant l’entrée en 6ème. Même si ton enfant est performant, cela me semble nécessaire pour l’obliger à s’asseoir, à s’appliquer un peu sur les tâches sur lesquelles il passe vite habituellement : le gros point noir chez nous c’est l’écriture et en 6ème c’est important de commencer à écrire vite. Nous avons aussi profité des vacances pour lui apprendre à se débrouiller sur un ordinateur (pas une tablette) parce que les évaluations nationales de 6ème se font sur ordinateur donc il faut connaître un peu le clavier. Mais aussi pour qu’il soit indépendant dans la consultation de ses mails, de son emploi du temps etc…. Et enfin, j’ai beaucoup insisté sur la lecture, il lisait ce qu’il voulait mais tous les jours et je m’assurais de la compréhension.
J’espère que ces petits conseils t’auront rassuré. Je reviens très vite te parler de l’année de 6ème et je te partage mes petites astuces pour accompagner ton enfant. Si toi aussi, tu as mis des choses en place avant la rentrée qui t’ont semblées indispensables, n’hésite pas à les partager ici.
