Bribes d’été – Nos vacances d’enfants #3

Bribes d’été – Nos vacances d’enfants #3

Cet été, avec les Bribelettes, on t’emmène en vacances… autrement.

On a eu envie de remonter le fil de nos étés — de nos vacances d’enfance pleines de sable et de liberté, à celles de nos années ado un peu foutraques, jusqu’à nos escapades d’aujourd’hui, en couple ou en famille, souvent plus organisées… mais tout aussi précieuses. On t’embarque aussi dans nos envies d’ailleurs un peu différentes : ralentir, changer de rythme, repenser notre façon de partir — ou même de ne pas partir… Au fil des articles, on partagera avec toi nos coups de cœur aux quatre coins de la France, entre restos qu’on n’oublie pas, visites improbables qui nous ont marquées, et recettes d’été qui sentent bon les vacances, même à la maison

Bref, un été à notre façon… et on espère un peu à la tienne aussi.

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Aujourd’hui troisième et dernier article de notre série sur les souvenirs d’enfance avec les récits de Madame Sans Chaussettes et de Marguerite.

La Bretagne de Madame Sans Chaussettes

Petite, tous les ans, on partait en Bretagne. Chez Madame Quemener (enfin dans sa maison louée quoi). Avec mes grands-parents. Sans les parents. Et c’était un peu l’aventure parce que les Alpes – la Bretagne c’est pas le trajet le plus évident. Alors TGV, avion (on a même été surbookés un coup), la petite pochette autour du cou des enfants non accompagnés, on a tout essayé.

On restait deux semaines. Les premières années, juste moi, mon frère, ma sœur. Salades de riz rallongées tous les midis. Crêperie (L’épi d’or !). Kouign-Amann. Fest-Noz et cochon grillé. Sardines. La plage. Le sable dans la voiture de Papy qui le faisait râler. Le sentier des douaniers. Les cours d’optimist, puis de catamaran, puis de planche à voile. Les fringues qui ne sèchent jamais. Les bains de mer tous les jours.

Et puis les cousins sont arrivés. De trois petits-enfants on est passés à huit. Du bébé aux ados. La maison de Madame Quemener est devenue un peu petite alors on a bricolé : une tente dans le jardin, une autre location.

Et puis on est devenus adultes. On a passé le flambeau aux cousins, toujours avec Papy et Mamie. On a repassé une tête de temps en temps avec M. Sans Chaussettes. Toujours plage et crêpes au programme.

Quand la Poupette est arrivée, on l’y a emmenée pour son deuxième été. Toujours avec Papy et Mamie, maintenant promus Grand-Papy et Grand-Mamie. On lui a montré la plage. Les crêpes. Les repas dehors sous le parasol. Le garde-manger de Mamie toujours aussi organisé (et oui, on l’a retrouvée dans la cagette de prunes un coup).

Cet été, pour la première fois, Papy ne sera pas en Bretagne. Je crois que Mamie va y aller quand même. Mais l’énergie n’est plus la même et une Poupette et un Lutin c’est un peu trop de chaos. Alors on va créer nos souvenirs. On part à la mer aussi, pas tout à fait au même endroit. La transmission est enclenchée.

Honneur au Beaujolais, chez Marguerite

Par les hasards des mutations de ma maman, je suis née dans le Beaujolais. J’y suis restée dix-huit mois et j’étais gardée chez une nounou. Cette nounou, je la vois toujours et je l’appelle même mamie (son mari est décédé mais je l’appelais papi). Ce lien qui est resté très fort avec elle et toute sa famille, ses enfants et ses petites filles, c’est parce que j’y retournais tous les étés, à ma demande, jusqu’à mes 18 ans.

J’y passais une semaine à quinze jours selon les années, seule au début puis les petites filles sont arrivées et la dernière année, nous étions quatre dans la maison. C’était vivant !

Lorsque nous arrivions, le programme du séjour était déjà fixé avec nos incontournables : a minima le parc aux oiseaux, le lac des sapins et un tour à Lyon au Parc de la Tête d’Or. Nous passions toujours faire le plein de livres et de films à la médiathèque (on empruntait systématiquement Fantasia et A nous quatre). Le rituel du soir, c’était les programmes familiaux : La Carte au Trésor, Fort Boyard, Intervilles… avec un carré de chocolat. Nous passions tout le séjour à préparer un spectacle qui clôturait les vacances. Une année, nous avions eu un bac à sable géant dans le jardin. On a construit des cabanes tous les ans en s’appuyant sur le saule pleureur. On creusait le sol pour sortir de la glaise et faire des petites sculptures…

Image générée avec une IA

Je garde aussi en mémoire les repas simples mais toujours maison : la compotée d’abricot, les petits fromages (appelés pierres dorées) qu’on mangeait frais ou à un stade plus avancé, les quenelles, etc.

Le trajet du retour était toujours mouvementé, mon ancienne nounou et son mari nous ramenaient dans le Sud et selon les années, c’était voiture ou train. Les trajets en voiture se faisaient au son de Chantal Goya, Carlos et des Petits Chanteurs à La Croix de Bois. On quittait l’autoroute et on roulait à l’allure coccinelle (oui tu dois écouter Didier Barbelivien si tu n’as pas la réf.).

Le hasard géographique fait que pour couper la route, la réunion de copines d’enfance avec toute notre marmaille se fait tous les ans dans le Beaujolais durant un long week-end de mai. J’ai donc pu faire découvrir certains des lieux de mon enfance à Couette-Couette et Sangohan. Ceci dit, ils ont d’autres occasions d’aller dans le Beaujolais, la marraine de mon fils est une des petites-filles de ma Nounou donc on se voit encore. Et le Beaujolais, c’est festif, ne passons pas à côté d’une occasion de fêter les Conscrits !

Ce troisième et dernier épisode vient clôturer notre série sur les souvenirs d’enfance. N’hésite pas à nous partager les tiens en commentaires !

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