Le tunnel du soir

Le tunnel du soir

17h. En théorie, c’est l’heure à laquelle je quitte mon travail. Evidemment, je finis ce que je suis en train de faire avant d’éteindre mon ordinateur. Et, surtout, je ne me presse pas. L’heure tourne. Je n’ai plus le choix, je vais être en retard. Je m’en vais. A contrecœur. Sur le chemin du retour, je flâne légèrement. Pianissimo. Je ne me rue pas. Je profite de mes dernières minutes paisibles. Je profite de mes derniers instants silencieux. Il est entre 17h30 et 18h. Chez nous, c’est l’heure à laquelle je récupère mes enfants. C’est le moment que je déteste dans ma journée.

Ne lis pas ce que je n’écris pas. J’aime mes enfants, profondément. Mais quand je suis fatiguée de ma journée, je n’ai pas la patience que j’aimerais avoir. Quand ils sont fatigués de leur journée, ils n’ont pas le calme que je voudrais qu’ils aient. Quand la maison a été vide toute la journée, les tâches ménagères ne sont pas faites. Et donc, ma deuxième journée commence. Celle qui ne dure qu’une heure et trente minutes et qui me semble si éreintante.

Tout commence sur le chemin pour rentrer. Toujours un qui pleure, pour une broutille de préférence. Un dessin un peu déchiré, une parole coupée, une tâche sur le pantalon… il y a toujours un prétexte. Plus il est futile, meilleur il est. Nous rentrons toujours trop tard à mon goût. Alors je veux lancer le bain, vite, pour ne pas qu’ils mangent trop tard – et donc se couchent trop tard. Eux ne sont jamais d’accord. Ils viennent de rentrer chez eux, ils veulent jouer. Tous avec le même jeu. Une dispute, des cris, à nouveau des pleurs. Je me sens usée. Il est à peine 18h30.

Je négocie, promets Cornebidouille en lecture du soir. J’arrive à en mettre deux sur trois dans le bain. Gustave est toujours le réfractaire. Je ne me bats pas. Moins de risque d’inondation. Je laisse les portes ouvertes et m’en vais préparer le repas. J’entends des rires joyeux. Le bruit de l’eau qui éclabousse. J’accours. Le tapis de bain est trempé, la porte et le carrelage également. Je demande aux enfants de sortir. Ils ricanent. Ils n’ont absolument pas l’intention d’obéir. Je vide le bain de force, excédée. Alphonse et Ernestine pleurent. Promis maman, on ne recommence plus. Gustave pleure aussi. Finalement, il voulait prendre son bain, lui aussi. Il exige de refaire couler un bain. Je m’y oppose. Un bain par soir c’est suffisant. Maintenant c’est douche. Mon mal de tête, sournois, s’installe doucement. Gustave hurle maintenant. Un acteur né, comme tous les enfants de 2 ans. Je le laisse seul dans la salle de bain et aide les deux grands, qui se sont enfin calmés, à enfiler leur pyjama.

19h10, je demande de l’aide pour mettre la table. Ils me dédaignent. Fataliste, je le fais. Si je veux qu’ils ne mangent pas trop tard, ce n’est plus le moment de batailler. Je fais chauffer des pâtes. Simple, efficace, rapide. 19h20, je mets tout le monde à table. Gustave hurle toujours, il n’est pas lavé. Ernestine s’offusque que j’aie osé choisir son assiette et ses couverts à sa place. Evidemment, ce sont pas ceux qu’elle voulait. Mon mal de crâne prend ses aises.

J’entends la clé dans la serrure. C’est enfin l’heure des papas chez nous. Je passe le relais le temps de regarder les infos sur mon téléphone. Juste cinq petites minutes, SANS enfant, dont j’ai grandement besoin.

Je hais les soirs de semaine, seule à gérer mes trois terreurs.

Crédit photo : Caissie

Mais en fait, ça, c’était avant. Avant quoi ? Je ne sais pas exactement. Avant que mes enfants grandissent, je suppose. J’ai pris conscience que ce fameux tunnel du soir avait disparu. C’est maintenant le cœur léger que je quitte mon travail en fin de journée et que je vais à l’école. En grandissant, mes enfants se sont apaisés. Ils ont appris – et continuent d’apprendre – à mieux gérer leur fatigue et leur frustration. Et ils commencent à comprendre que leurs pleurs et leurs cris, les premiers que ça embête, c’est eux ! Evidemment, il y a des soirs plus faciles que d’autres. Gustave est encore très (trop) régulièrement pénible. Il y a toujours des cris et des disputes. Mais nos soirées sont définitivement plus harmonieuses. Je prends plaisir à m’occuper d’eux. Même si, il faut bien l’avouer, je suis toujours aussi contente quand j’entends la clé de mon mari dans la serrure et qu’il vient en renfort : je n’ai toujours que deux bras !


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31 commentaires sur “Le tunnel du soir

  1. C’est un très joli article ! Ici la configuration est un peu différente mais comme toi je sens qu’ on « sort du pire » depuis six mois environ. Ce qui a surtout vraiment changé, c’est que mes enfants jouent ensemble seuls désormais ce qui me laisse pas mal de temps pour faire des choses, je suis moins sollicitée.

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    1. Pareil… pour certains soirs ici ! Quand ils sont fatigués, les disputes sont vite là. Mais je pense qu’ils ont compris que si je leur demande de se laver / manger / se coucher, c’était avant tout pour eux. Et ça change tout 🙂

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  2. Tout dans ton article me parle, et la fin me laisse entrevoir un espoir. Ici on est encore clairement dans le tunnel du soir, même si les enfants grandissent et qu’il est moins difficile à gérer qu’avant. Ça reste un créneau que je n’aime pas : trop de tension et de fatigue de tous les côtés.

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    1. Je pense qu’il parle à toutes les mamans, à fortiori aux mamans de plusieurs enfants rapprochés 😉 Mais oui, bientôt, toi aussi tu trouveras la majorité des soirs pas si dure. Et même certains soirs seront agréables, promis ❤

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  3. Tunnel du matin, tunnel du soir, tu abandonnes ton enfant le matin genre SPA et le soir tu le kidnappes parce qu’il ne veut pas rentrer… on a toutes nos astuces mais c’est vrai que c’est usant. Surtout, je pensais que le coucher serait un moment plaisant, on se lave les dents ensemble, histoire systématique, câlin puis dodo. En réalité, ma fille faisant tout pour faire traîner les choses, on finit toujours par se fâcher. Du coup, on fait chacun son tour parce qu’on n’a plus envie de le gérer. C’est décevant. Alors quand mon mari rentre tard, tunnel du matin, tunnel du soir et coucher, j’ai intérêt à être opérationnelle !
    La fin me donne de l’espoir : il arrivera donc un moment où nous apprécierons les moments passés ensemble la semaine ? Merci !

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    1. Courage ! Oui, promis, ce temps viendra !!! Et en attendant, force et patience. Je ne sais pas pourquoi les enfants s’excitent toujours au moment de se coucher…

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  4. Je me dis souvent que je ne sais pas comment j’aurais géré si j’avais eu plusieurs enfants !

    À l’époque où je bossais en CDD à la Poste, j’étais parfois de fermeture (19h15). Le temps qu’on ferme et qu’on compte les caisses sécurisées, il était facilement la demie.

    Il fallait ensuite que je courre choper mon bus (je ne pouvais pas venir bosser en voiture : il n’y avait pas de parking pour les « simples » guichetiers…) pour aller chez la nounou chercher ma fille (heureusement qu’elle était lavée et nourrie chez elle…).

    Ensuite je la ramenais souvent à pied avec la poussette car attendre le bus aurait été moins rapide, et une fois à la maison, il me fallait me préparer à manger. Je ne pouvais pas coucher la petite tout de suite : elle était trop « énervée » pour dormir après le trajet…

    Donc je mangeais dans le salon pour avoir un œil sur elle pendant qu’elle jouait, puis je la mettais au lit et là, enfin je pouvais souffler…
    Mon homme étant en horaires décalés, il ne rentrait pas avant… pfiou ! 22h30 voire plus !

    Aujourd’hui je suis vraiment contente que cette période soit terminée : j’ai des horaires « de bureau », réguliers qui plus est, je peux aller bosser en voiture, quand je rentre mon homme n’est pas encore reparti bosser pour son service du soir, puis quand il part j’ai beaucoup plus de temps pour souffler. C’est vrai que souvent on se dit que nos enfants grandissent trop vite, mais n’empêche que c’est appréciable ! 😉

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    1. Tu as toute mon admiration ! Même avec un seul enfant, ça a du être très dur. Je suis ravie de lire que votre rythme est plus apaisé maintenant. Et je suis d’accord avec ta conclusion, il y a aussi des avantages à ce qu’ils grandissent 😉

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      1. Après nous c’est particulier car avant que j’aie mon CDI, j’enchaînais les CDD dans des boulots avec des horaires pas simples quand on est maman : caisses de magasins, Poste… Et mon conjoint a des horaires décalés…

        C’est là où on se rend compte que les horaires de bureau (fixes, qui plus est) sont quand même hyper appréciables !

        Enfin, toi avec 3 petiots c’était sport aussi ! lol
        Vive l’autonomie de nos enfants ! ^^

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  5. Chouette, je peux espérer que d’ici 2 ans les enfants soient un peu plus calmes le soir !
    Bon, après, je ne suis pas à plaindre, depuis la naissance de la troisième mon mari a changé de travail et il sort à 17h lui aussi (il a juste un peu plus de route que moi). En plus, cette année, avec l’entré à l’école du cadet, on n’a plus que 2 points de dépose/récupération. Du coup, 3 soirs dans la semaine, je ne récupère que la petite, et mon mari va chercher les 2 grands !

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    1. Plus calmes, je ne sais pas. Plus simples, oui 🙂 Et si ton mari peut beaucoup t’aider, effectivement tu as de la chance et bien raison d’en profiter 🙂

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      1. J’en profite d’autant plus que j’ai bien pu tester le tunnel du soir pendant ma troisième grossesse. J’étais déjà épuisée de ma journée à 17h, et il fallait récupérer le cadet à la crèche puis aller chercher l’ainé à l’école avec le petit dans la poussette, lui expliquer que non, il ne pouvait pas monter aussi dans la poussette, rentrer à la maison, essayer de passer un peu de temps avec chacun d’eux tout en lançant une lessive et en préparant le repas (le bain est réservé au mercredi où je ne travaille pas et au samedi), mettre tout le monde à table et prier pour que mon mari rentre avant 20h pour que je n’ai pas à les coucher toute seule alors que j’avais plus envie de dormir qu’eux (d’ailleurs, quand il n’était pas rentré avant le coucher, la plupart du temps je me couchais avec le cadet dans mon lit et je pense que je me suis souvent endormie avant lui).
        Quand mon mari a enfin donné sa démission pour prendre un poste moins bien payé mais au 35h, ça a été un soulagement immense !

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  6. Je trouve aussi que c’est un sacré rythme pour les enfants, pour nous, la course, le speed, le stress qui nous empêchent de profiter de ces instants. Souvent, je rêve d’une slow life, avec plus de sens, où on pourrait profiter davantage, prendre le temps, ne pas courir… C’est difficile de prendre en compte les besoins de chacun dans ces instants. On fait au mieux, avec les moyens que l’on dispose à l’instant T. J’essaie d’améliorer l’organisation, je les laisse jouer, un temps libre de décompression avant le bain. Ensuite diner, brossage des dents, histoire du soir et dodo qui peut trainer en longueur selon les soirs. C’est difficile parfois de se positionner entre fermeté et accompagnement jusqu’à endormissement. On est pas toujours d’accord dans le couple. Il y a le manque de nos enfants pendant la journée, la séparation peut être difficile suivant l’âge et l’enfant, les nombreuses sollicitations et apprentissages qu’ils ont rencontrés. J’aime être à l’écoute de leurs besoins. Et en même temps, on a aussi besoin de se reposer, prendre soin de soi pour pouvoir prendre soin des autres. C’est difficile, et chacun fais de son mieux. Je me dis aussi que là; ils sont petits ils ont 5 ans 3 ans et 7 mois, que l’on est dans la vague. Qu’en grandissant cela s’arrangera et ces instants parfois intenses nous manquerons. J’ai bien conscience aussi, que même si on retrouvera plus de temps pour nous, on pourra être confronté à d’autres problèmes. Le rôle de parent est intense, aussi fort en émotion qu’en challenge, et on apprend continuellement.

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    1. C’est difficile et chacun fait de son mieux : c’est exactement ça ! Mes enfants ont le même écart d’âge que les tiens mais ils sont un peu plus vieux (7, 5 et 3 ans) et je suis bien contente d’avoir passé cette vague !

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  7. Meilleur conseil repris d’une nanny anglaise: faire diner les enfants tôt pour que l’hypoglycémie qui les rend irritable disparaisse. Ici c’est donc 18:00 max (elle conseille 17:30) et après seulement, on se lave etc… Ça m’a changé la vie!

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    1. Wow 18h c’est l’heure à laquelle je les récupère à l’école !! Mais chacun(e) son truc, l’important c’est arriver de profiter (un peu) de ses soirées 😉

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  8. J’avoue que cet article me fait peur car si tout va bien maintenant, je ne sais pas trop si ça va continuer.
    Ce qui nous sauve pour le moment:
    – on le récupère à 16h (papa du matin, moi du soir et on alterne tous les 2 jours environ) et il ne se couche qu’à 20h30, on a donc du temps pour jouer ensemble, faire des courses ou autre;
    – on limite les tâches compliquées : un bain/douche tous les 2 jours (à part s’il est sale bien sûr, mais j’ai la version qui n’aime pas la boue ni le sable !), dîner express (reste de la veille ou pâtes, pomme de terre sautées… + fromage et fruits );
    – le deuxième conjoint est généralement là pour 18h30
    – le coucher est pour le moment très simple, il dort peu mais aime ça
    Pourvu que ca dure !

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    1. Je suis désolée si mon article t’a effrayé, ce n’était vraiment pas le but 😦
      Mais si vous pouvez le récupérer à 16h, c’est une vraie chance et vous avez bien raison d’en profiter !!! Et je te souhaite que ça dure, évidemment !

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      1. Je me doute que ce n’était pas le but. Si je viens sur ce site, c’est pour avoir des infos sur la vraie vie, pas celle des magasines !
        Alors merci de témoigner et de dire que tout n’est pas toujours rose.

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  9. Oui, manger très tôt (ce qui suppose que le repas soit préparé en amont) ou alors carrément « les plateaux repas dans le bain ». Les enfants adorent et franchement à l’âge où il faut nettoyer la cuisine après, ça fait gagner encore plus de temps. Le bain, le jeu et le dîner ainsi combinés, On se presse/stress moins. Mais ça fait peut être mauvaise mère 😉 ? Je ne l’admet en société que pour le goûter.

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    1. Alors là ca ne m’était juste jamais passé par la tête ! Ca peut être une idée pratique !
      Par contre, ils ne font pas tomber la nourriture dans le bain? Et l’assiette est posée sur quoi ?

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      1. Sur un tabouret placé contre la baignoire. Oui, la nourriture tombe dans l’eau autant que sur le sol de la cuisine, mais les coquillettes flottent 😂.. et sinon c’est le dernier jeux du bain de pêcher tout ce qui n’est pas tombé dans l’estomac 😉

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    2. Plateau repas dans le bain ?! Je n’y aurai jamais pensé 😀
      ça ne fait pas mauvaise mère. La seule mauvaise mère que je connaisse est celle qui maltraite son enfant 😉 (et heureusement, je n’en connais pas personnellement !)

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  10. J’assume une grande partie des soirées/couchers seule car chez nous M. amène les enfants le matin et c’est moi qui les récupère le soir.
    Lorsque je suis trop crevée je laisse tomber le bain du soir. Une toilette fait amplement l’affaire. J’ai congé le mercredi. Du coup la plupart des mercredis les bains se font le matin. Ils prennent leurs biberons dans le bain, au saut du lit. Moi pendant ce temps je me prépare et bois mon café dans la salle de bain. C’est un super moment.

    Sinon, faire un peu trop de repas pour avoir tjs de quoi à réchauffer pour le jour suivant, ce sont des petits riens qui aident bcp… et si le repas devait être fait, eh bien je mets mes petits loups devant un dessin animé 30min…calme assuré dans la baraque.
    Bon, ma meilleure des astuces reste : ne pas prendre ces 20min pour boucler au boulot… 20minutes qui changent tout, qui donnent l’impression d’être moins à la bourre, qui donnent le sentiment d’être même un peu en avance. Mes enfants ont bientôt 2 ans et 3,5ans. Je ne peux pas dire que j’adore ces soirées où j’assume tout seule, mais je ne me prends pas la tête du tout. Je crois que la façon dont on décide de voir ces moments influence bcp sur notre ressenti. Je n’ai jamais vécu ça comme un marathon affreux heureusement car je crois que j’aurais craqué. En tout cas, ravie de lire ta fin 🙂 j’avoue avoir ressenti un brin de tristesse sur le départ de ton article.

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    1. J’avoue avoir connu des soirées difficile. Mais les enfants grandissent, les esprits s’apaisent et tout se passe mieux 🙂 Merci pour ton commentaire !

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  11. Ici le tunnel du soir est encore bien présent, mais a 4 ans et 11 mois pour les 2 ca me semble normalement.
    Heureusement avec papa on fait tout à 50-50 sinon notre mental flancherait :S
    Il m arrive de devoir les gérer 1 ou 2 semaines si il est déplacement et a la fin je suis KO. Le seul truc qui me fait tenir c est que c est temporaire 😆

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  12. Copine de 3 enfants rapprochés 🙂 Je suis tellement en phase avec ce que tu écris ! La seule différence c’est qu’on rentre tous les 5 en même temps, donc on peut compter l’un sur l’autre quand on ne supporte plus les cris de la dernière ou les chamailleries des grandes… Mais effectivement, ça s’améliore vraiment avec l’âge, y a même des soirs où ça devient même carrément agréable, incroyable on arrive à s’asseoir 10 minutes pour feuilleter un magazine !! Je crois qu’on arrive vers les âges où on va vraiment bien s’amuser tous ensemble et où le fait de les avoir fait rapprochées va nous servir ! 😀

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  13. Moi non plus je n’ai plus le courage le soir… mais Monsieur Loup ne revient que vers…20h ? Juste le temps d’embrasser les enfants. Je regarde la maison, le salon en vrac, la vaisselle dans l’évier, le champs de bataille sur et autour de la table… je m’auto fatigue ! Mais le Lampion grandit et je sais que lui aussi va sortir de cette phase « maman maman maman ». ILs fatiguent aussi tous les 2 et la Lueur qui sanglotte en baillant en est la preuve. Quand je télétravaillen tout se passe plus facilement : le stress des transports ne m’aide pasà être patiente visiblement !

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