Toi + Moi = trois

Toi + Moi = trois

On a tous une vision idéalisée de la famille que l’on souhaite se construire. Pour moi, c’était plusieurs enfants, plusieurs petites filles, même. Jamais un seul, mais pourtant, le nombre était indistinct. Dans mes rêveries, il y en avait plusieurs mais était-ce deux, trois, quatre ou plus ?

Mister F. vient d’une famille parfaitement équilibrée : quatre enfants, deux garçons, deux filles, et en alternance, s’il vous plaît ! Le double choix du roi !

De mon côté, nous sommes deux sœurs. Ce chiffre de deux m’a parfois paru trop peu : pendant l’adolescence où nous ne nous entendions pas si bien, ma sœur et moi, je me sentais seule, incomprise. Je crois que j’aurais aimé avoir un autre acolyte dans la famille pour pouvoir partager plus, mieux, différemment. Et puis une fois adultes, la vie nous a permis de mieux nous retrouver, avant de nous ballotter à travers le monde : pendant une longue période, nous avons été si loin l’une de l’autre, géographiquement.

J’avais envie de plus, pour la fratrie que j’allais construire.

filles maman
Crédit photo : Jessica Rockowitz

Quand on devient parents

Pour notre aînée, nous nous sommes lancés, heureux et insouciants dans l’aventure de la parentalité. La vie nous a gâté et très vite, nous avons pu caresser mon ventre rond, imaginer notre vie à trois et nous disputer à propos des prénoms.

Et puis, une nuit d’été, enfin, nous sommes devenus parents : une naissance rapide, sans douleur (merci la péridurale !), sans complication, un bébé en pleine forme, une petite fille ronde et chevelue aux grands yeux noirs. Nous avons passés les quatre premières semaines tous ensemble, dans ce cocon de douceur, à entourer notre fille de cet amour inconditionnel des jeunes parents naïfs et inconscients.

La suite a été un peu moins rose : un bébé qui a du mal à trouver son sommeil, une maman qui se dirige lentement mais sûrement vers la dépression post-partum, un papa démuni qui tient sa petite famille à bout de bras. Bref, notre entrée dans la parentalité a finalement été plutôt compliquée. J’ai mis plusieurs années à remonter doucement la pente.

Pourtant, je le savais, je ne voulais pas d’un enfant unique. Et malgré mon appréhension à l’idée de revivre les nuits hachées, j’ai fini par me laisser convaincre par Mister F.

Vers une parentalité plus sereine

Quand notre fille aînée a eu deux ans, l’envie d’un nouveau bébé s’est faite plus précise. Là encore, je suis rapidement tombée enceinte, et j’ai vécu une très belle grossesse malgré les inévitables petites angoisses médicales (toi aussi, dès que tu es enceinte tu deviens hypocondriaque ? Chez moi c’est dingue, ça m’a fait ça à chaque fois !).

Cette fois-ci, nous avons eu une petite fille extrêmement sereine, calme, apaisée : c’est bien simple, il fallait la réveiller pour la nourrir et elle a fait ses nuits au bout de deux petits mois. Bref, l’opposé de sa sœur aînée, à mon grand soulagement.

Mais très tôt, dès les premières semaines, j’ai eu le sentiment que notre famille n’était pas encore au complet. Et plus les mois passaient, plus cette sensation s’intensifiait.

Et l’envie de petit troisième qui nous prend par surprise

Et pourtant, quand je suis tombée enceinte une troisième fois, ce n’était pas vraiment prévu. Enfin, on en avait discuté, on avait évoqué l’idée et nous nous sentions prêts à tenter l’aventure, bientôt sûrement… Mais tout cela restait bien flou : notre seconde venait tout juste de fêter son premier anniversaire, nous avions bien le temps d’y repenser.

Et puis, une nuit, en vacances, sur un petit coup de folie, un troisième petit bébé a décidé de venir s’installer dans mon ventre. Alors, certes, on a un peu paniqué : le timing n’était pas parfait, on avait d’autres plans pour cette année, et puis Nymphette était encore bien petite mais… la vie avait choisi pour nous et, une fois la surprise passée, nous avons doucement commencé à nous réjouir.

Sauf que la vie est une sacrée farceuse option crasse : à l’échographie du premier trimestre, programmée le jour de mon anniversaire, le verdict tombe. Le cœur ne bat plus.

Je vous épargne alors le parcours du combattant suite à cette fausse-couche : je crois que j’ai rarement été aussi démunie et malmenée par un corps médical complètement insensible et blasé.

Bref, notre coup de folie, cette insouciance joyeuse s’est transformée en une envie d’autant plus profonde, presque rageuse, de mettre au monde un troisième enfant. Je n’avais plus le choix : pour guérir de ce traumatisme, je devais être mère à nouveau.

La suite a été plus simple, et je suis rapidement retombée enceinte. Mais cette grossesse s’est terminée en une naissance éprouvante, où j’ai littéralement failli y passer. Et comme si ça ne suffisait pas, l’arrivée au monde de notre petit troisième s’est faite dans une immense angoisse concernant sa santé. Sans entrer dans les détails, nous avons vécu dans l’incertitude pendant ses quatre premiers jours de vie. Et bien que tout soit rentré dans l’ordre à présent, je garde de cette naissance un sentiment bien amer, une sensation d’avoir frôlé la catastrophe de très près.

Et maintenant, alors ?

Forcément, après ces épreuves, les difficultés d’une première année de vie épuisante, avec un bébé très accroché et qui ne dormait pas du tout loin de moi nous ont paru bien légères : je me sentais tellement heureuse d’avoir mes trois enfants en bonne santé, que l’épuisement qui m’avait assailli pour mon aînée passait au second plan.

Pourtant, cette expérience de la naissance traumatisante de notre dernier enfant m’a marquée, bien plus profondément que je ne veux bien l’admettre. Et si parfois, la nostalgie d’un ventre rond me saisit encore par surprise, je sais au fond de moi que nous n’aurons pas d’autre enfant. Je crois que, doucement, je commence à accepter que ce petit troisième sera mon dernier enfant, et que la fratrie réelle sera un joli trio.

famille cinq
Crédit photo : Jessica Rockowitz

Je trouve pourtant que c’est une étape difficile à accepter, de renoncer à une nouvelle maternité, de mettre cette période de ma vie derrière moi. J’ai tant aimé être enceinte, j’ai tant aimé câliner mes tout-petits. Et au contraire, j’ai un peu de mal à me projeter dans la suite, à imaginer notre vie avec des enfants plus grands.

Et toi, tu en es où ? Est-ce que ta famille est celle que tu avais fantasmée enfant ? Est-ce que tu vis dans la nostalgie d’un petit dernier ?

25 commentaires sur “Toi + Moi = trois

  1. C’est intéressant cette relecture de ton parcours maternité. Je note même qu’avec le temps certaines choses sont vécues différemment 😉
    Bon sinon pour répondre à tes questions, je crois que j’en serais exactement au même point que toi si le 3ème était venu tout seul ! Mais la grossesse gémellaire m’a vacciné de l’envie de recommencer, tellement ça a été éprouvant mentalement et physiquement. Et puis 4 enfants c’est largement suffisant, pour nous qui n’en voulions que 3 à la base 😅 (et puis j’avoue aussi qu’en ce moment avec les nuits hachées menues ça me fait une double dose de vaccin !)

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    1. Ah oui, complètement ! Je le réalise chaque jour, que le chemin parcouru m’a profondément changée et que je ne suis plus la même mère que celle que j’étais il y a 6 ans, et que je ne garde pas le même souvenir parmi les différentes épreuves que nous avons traversées depuis.
      Et oui, je ne sais pas pourquoi, mais ça ne m’étonne pas trop : toi comme moi (même si ce n’est absolument pas pour les mêmes raisons), nous n’avons pas eu la troisième grossesse que nous imaginions, nous n’avons pas eu le troisième congé mat que nous pensions (et pour moi, l’accouchement serein que j’espérais), et forcément, ça change la donne et la raison prend le dessus. Bon, et en ce qui te concerne, tu es encore en plein dedans, et doublement de surcroit !! Allez, courage !! ❤

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  2. Moi aussi, j’ai dû faire le deuil de la maternité, accepter que la 3ème est bien la dernière alors même que je n’avais pas l’intention d’avoir un 4ème… C’est se dire qu’on ne sera plus enceinte, qu’on passe de l’autre côté. Maintenant que la dernière va avoir 3 ans, je suis plus sereine avec cette idée et les voir grandir me plait bien… Même si j’avoue que j’ai beaucoup de mal à accepter que la dernière n’est plus un bébé, je crois que malheureusement elle va subir le syndrome de la petite dernière, toujours le bébé de sa maman… Je dois l’inscrire à l’école et je repousse le moment de le faire alors que pour l’aînée j’étais au taquet le 1er jour de l’inscription !!
    Mais ce questionnement que tu as me parais sain et constructif pour le futur, nos familles sont en constantes évolutions, même si elles n’accueillent plus de nouveaux membres !

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    1. Oui, tu as raison, c’est exactement ça : fermer ce chapitre-là, si intense, ça fait quelque chose, se dire « qu’on passe de l’autre côté »….
      Mais j’adore ta conclusion, je crois que je vais la méditer ces prochains jours, se dire que nos familles sont en constantes évolutions, je trouve que ça sonne moins définitif, et ça me plaît bien ! 😉

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  3. C’est super intéressant de lire tes réflexions rétrospectivement, c’est sur, des fois on a une idée floue à la base et finalement la vie se charge de la fixer pour nous !
    En ce qui me concerne, cette hésitation sur la possibilité de faire un autre enfant ou pas m’est totalement étrangère : durant mon enfance et mon adolescence j’ai oscillé entre l’envie de 0 à 2 enfants, mais au moment d’y penser sérieusement, il nous a paru évident à mon mari et à moi (ça aide d’être d’accord, c’est vrai) que nous n’en aurions qu’un. Et maintenant que ma fille grandit, qu’on peut faire des activités de plus en plus variées avec elle, je suis certaine que je ne veux vraiment pas d’autres enfants, certitude renforcée quand je vois des bébés : j’en suis gaga mais aussi ravie de les rendre à leurs parents ensuite 😀 !
    C’est drôle parce que j’ai peu de certitudes dans ma vie en général, mais là c’est vraiment une évidence. On n’a pas tellement de prise « raisonnable » sur ça j’ai l’impression !

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    1. C’est top que vous soyez en phase avec ton mari : comme tu dis, ça aide ! Et oui, visiblement pour toi cette certitude est forte, marquée : c’est aussi le cas pour certaines amies avec qui j’ai pu discuter de ça, et un côté de moi ne peut s’empêcher de vous envier d’être si certaines : ça doit être reposant ! 😅
      Mais comme tu dis, le raisonnable ne rentre pas toujours en ligne de compte 😉

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  4. Joli article, merci ! De notre côté, nous sommes en pleine interrogation concernant un 2e. Nous étions pourtant certains d’en vouloir 2, mais aujourd’hui l’hésitation est là. Le rythme effréné de nos vies nous fait un peu peur, la fatigue accumulée au cours de l’année passée est là (rénovation maison), et savoir que je ne pourrai pas avoir de congé mat (suis à mon compte) pèse énormément. Avant d’avoir mon 1er, je ne pensais pas que j’aurai ces interrogations-là un jour, mais comme le dit si justement l’article il y a ce qu’on idéalise et il y a la réalité! Et me voilà donc en plein doute…

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    1. Alors je ne voudrais pas imposer mon avis, ou que mon commentaire te paraisse trop péremptoire : je sais que lorsque l’on est en pleine hésitation, on peut se sentir un peu fragilisé par des opinions différentes de celle pour laquelle on penche (bref, tout ça pour dire de ne pas trop t’attarder sur mes mots si ils ne te font pas du bien 😉 ).
      Mais à te lire, j’ai aussi envie de te dire que vous avez le temps…. Enfin, je ne connais pas votre histoire personnelle ou familiale, c’est sûr, mais si votre santé et votre situation financière vous le permet, vous pouvez aussi vous dire que vous n’avez pas à décider tout de suite. On a parfois l’impression que lorsqu’on se lance dans la parentalité, il faut enchaîner les grossesses, les faire à la chaîne. Mais toutes les compositions de famille sont aussi légitimes, et vous pouvez vous laisser 5 ans ou même 10 ans entre vos deux enfants, si c’est ce qui convient à votre équilibre familial et personnel.
      Et peut-être également que, comme pour nous, vous trouverez qu’à partir de 18 mois / 2 ans, les choses deviennent subitement bien moins compliquées et que vous vous sentirez de sauter le pas à nouveau. Ou bien alors vous aurez trouvé votre équilibre à trois et n’aurez pas envie de le remettre en balance mais plutôt de vous lancer vers de nouvelles aventures ! 🙂

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      1. Merci pour ton retour, qui n’est en aucune façon péremptoire! 🙂 d’autant que tu as vu juste: je pense que le « temps » est la cause de mes interrogations. Car je m’aperçois que si on ne fait pas le 2e « maintenant », alors je dois faire le deuil de la famille que j’avais imaginé avec l’écart d’âge imaginé. Et c’est probablement sur ça que je dois travailler: accepter que si on a un 2e enfant, l’écart entre nos 2 enfants ne sera pas celui qu’on pensait.
        (Pour info notre petit loustic a 2 ans! 🙂 )

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        1. Ah oui, ça aussi, je l’ai connu ! Comme toi, j’avais imaginé un certain écart d’âge, qui n’a pas pu se réaliser dans la vraie vie : j’avais envie d’enfants très rapprochés (2 ans max), mais je ne m’en suis pas sentie capable, sur le moment, un peu comme ce que tu décris pour toi, finalement.
          Maintenant, avec quelques années de recul, même si je continue de regarder avec envie les fratries rapprochées, je découvre également la complicité entre des enfants plus éloignés, et ça me rassure énormément.
          Bref, j’espère que tu trouveras la sérénité dans vos choix de vie, et n’oublie pas qu’ils sont tous légitimes ! 😉

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  5. Ici, nous avions une certitude, dès le début de notre histoire : nous aurions une famille nombreuse, chez moi, la norme, c’est 4, il n’y a que deux fratries de trois dans tous mes cousins et ce sont des accidents de la vie, chez le Breton, ça va de trois à neuf (eux sont cinq), alors forcément …
    Mais pour l’instant, la vie est loin d’avoir été tendre avec nos projections familiales, nous espérions au moins une fille, nous avons (allons avoir 4 garçons), ma grossesse en cours est éprouvante, surtout mentalement car elle fait suite au gouffre qu’est le deuil parental.
    Pour l’instant, nous ne fermons pas la porte à une cinquième grossesse, mais nous savons que ce sera la dernière … et je me demande si après un parcourt si chaotique, je ressentirais ce « deuil du dernier enfant que l’on aura pas »? ^^. Réponse dans quelques années 😉

    En tout cas, une chose est sûre notre fratrie réel ne sera absolument pas celles que nous nous étions imaginée dans l’innocence des débuts …

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    1. Oui, je me souviens que dès votre premier enfant, votre désir de grande famille était fort et précis : là encore, je vous admire d’avoir su si tôt ce que vous vouliez !
      Et je sais que la vie a été si terrible avec vous, et que votre parcours de parents est si douloureux, si loin de ce que vous aviez pu imaginer. Je sais également combien la présence d’une petite fille dans cette fratrie te tient (vous tient ?) à cœur.
      J’espère que malgré les difficultés de cette 4ème grossesse, vous retrouverez au bout le bonheur de la découverte, des premiers échanges avec les deux grands et, peut-être même, vous verrez, le courage de vous lancer encore une fois dans l’aventure ?
      Je pense bien fort à toi, à vous ❤

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      1. Nous tient 🤗, on a un super prénom et le Breton aimerait connaître une relation père-fille.
        J’espère aussi que l’arrivée du bébé sera sereine, en tout cas, on a un beau prénom (avec beaucoup de symbolique, alors j’espère que ce ne sera pas trop lourd), des grands frères attentionnés 💕

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    2. Oh je suis tellement heureuse pour vous !!!
      J’imagine a quel point cela doit être difficile de rester sereine, je te souhaite une grossesse la plus apaisée possible,
      je pense très fort à vous,
      Charlène

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  6. Très joli article et intéressant. Je suis la maman de deux poulettes qui ont 20 mois d’écart. Je savais dès la naissance de ma 2e que l’aventure n’était pas finie.. elle nous a fait des nuits tellement horribles que le projet s’est vu mis en attente…. et puis une semaine tout a changé, nous étions prêts. Peu avant les 2ans de ma cadette. Bébé s’est niché très rapidement en mon sein…et pour notre plus grand bonheur c’est un petit garçon. Je suis ENFIN apaisée. Je sais que ce sera mon dernier bébé, ma cerise sur le gâteau. Par contre je dois avouer que je ne sais pas comment j’aurais réagi si j’avais appris attendre une 3e fille. Ma grossesse n’aurait sans doute pas été la même, pas aussi idyllique… j’ai honte de dire cela, et je mesure la chance d’accueillir ces enfants. et pourtant…. des que j’ai appris ma grossesse pour moi c’était un garçon, impossible d’envisager autre chose. J’ai pleuré de joie à l’annonce. Je souhaite à toutes de trouver la sérénité, l’apaisement.

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    1. Oh merci pour ton partage ! Comment ça se fait que c’était si important pour toi que ce soit un petit garçon, ce petit troisième ? Ici, je t’avoue que j’avais très très envie d’une troisième petite fille !
      En tout cas, à te lire, on sent la sérénité, et ça fait plaisir 🙂

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  7. Intéressant de lire ta réflexion. D’aussi loin que je me souvienne, je me suis toujours imaginée avec trois enfants. Mr Papaye penchait pour deux au départ mais a été assez facile à convaincre pour enchaîner le troisième . Et aujourd’hui que les trois sont là, je ressens par moment le désir d’un quatrième, pas du tout partagé celui là pour le moment. Alors je profite à fond de notre vie actuelle et je me laisse le temps pour fermer définitivement la porte de la maternité.

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    1. Je trouve ça fou, votre histoire de famille, parce que si je me souviens bien de ce que je lisais sur ton blog, vous n’êtes pas ensemble depuis si longtemps que ça : vous avez plongé très rapidement dans les montagnes russes de la parentalité ! Et en plus avec vos trois enfants très rapprochés, je t’admire d’autant plus de vouloir un petit quatrième !
      Mais je sais que vous avez aussi d’autres projets de vie qui vont vous occuper, au moins pour l’année à venir : vous verrez où ça vous mènera, tout ça !

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  8. Merci pour ce partage. Vous formez une merveilleuse famille tous les 5. On ne maîtrise pas toujours tout et la vie nous éprouve parfois, cela ne correspond pas à ce que l’on s’était imaginé. Je trouve aussi difficile de faire le deuil de la maternité et de la petite enfance. Je me suis toujours imaginée avec 4 enfants. De mon côté on est 3, mon mari a 6 frères et sœurs. Mon 3 eme va bientôt fêter ses 1 an. J’ai très envie d’un quatrième mais contrairement aux 3 premiers pour lesquels on ne s’est pas posé de questions, on a plus d’hésitations pour un quatrième. Notre âge, je ne sais pas pourquoi j’appréhende une grossesse après 35 ans pour moi et 40 pour mon conjoint. Ce qui me freine aussi est la réaction de mes employeurs, collègues… le sentiment d’abuser de prendre autant de congé maternité, parental… mais le sentiment que l’on serait vraiment au complet avec 4. D’un côté je me dis qu’il ne faudrait pas que l’on tarde et d’un autre on ressent aussi de la fatigue avec 3 enfants rapprochés.

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    1. Oh, merci pour tes mots ! ❤
      Oui, tu as raison, je n'en ai pas parlé ici parce qu'au moment d'écrire cet article ce sentiment était plus secondaire, mais maintenant que je reprends pleinement mon activité professionnelle, que je sais que je peux m'y investir à fond sans avoir une nouvelle grossesse et un nouveau congé maternité voire parental qui m'en éloigne pendant plusieurs mois, je réalise que c'est également un des arguments qui ont fait pencher la balance pour s'arrêter à trois enfants : j'ai également envie d'une vie professionnelle stimulante, et je vois que déjà avec trois enfants, je suis à la limite de réussir sans devenir folle, alors après l'épreuve d'une nouvelle grossesse et d'une nouvelle année chaotique de toute-petite enfance, je ne suis vraiment pas certaine d'y parvenir.
      Mais c'est là que l'on voit que les fantasmes, la vie que nous nous sommes imaginée pendant des années, ont la vie dure : parce que si pour toi, cette image d'une fratrie de quatre enfants est si forte, si importante, je pense que vous pourrez passer outre ces questionnements et vous lancer ! Dans tous les cas, je vous souhaite le meilleur, pour toi et ta (déjà grande) famille ! 🙂

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  9. Waouh ton récit est bouleversant ! Ici nous avons deux enfants, une petite fille et un petit garçon. J’aurais adoré en avoir trois mais le papa n’a jamais été motivé et après un an à ce pas dormir nous sommes tellement épuisés que nous savons qu’il n’y aura pas de troisième. J’ai eu la « chance » d’avoir une deuxième grossesse assez éprouvante et une première année très dure avec bébé alors j’ai moins de regret de savoir que je ne serai plus mère à nouveau mais il ne faut quand même pas trop que j’y pense.

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    1. Ah ben je me retrouve complètement dans tes mots : la naissance de mon troisième et cette première année de vie si éprouvantes sont les raisons principales qui me font balayer rapidement l’idée d’un quatrième quand elle revient avec insistance frapper à la porte de mon cerveau ! 😉

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  10. Merci pour ce joli parcours ! Ici on avions le souhait d’avoir 3 enfants mais malheureusement ça ne sera certainement pas le cas… Nous avons une petite fille de 2 ans et demi et depuis 18 mois nous espérons un second enfant… en vain. Nous sommes en plein parcours PMA, parcours douloureux et difficile, si nous avons la chance de pouvoir accueillir un 2e enfant nous la savourerons mais nous ne pensons pas être capable de nous relancer dans ce parcours pour un 3e enfant…

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    1. Oh je suis navrée de lire vos difficultés, et j’espère de tout cœur qu’un second enfant viendra rapidement compléter votre famille. Je vous envoie tout mon soutien ❤

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