Equilibriste

équilibriste

Le télétravail et la garde d’enfants sont compatibles. Ce n’est pas moi qui le dis, c’est un député, même qu’il dit l’avoir testé.

Monsieur, je ne sais pas quel âge ont vos enfants, mais avec trois enfants de moins de 6 ans, j’ai le vague sentiment d’avoir enfilé un costume d’équilibriste en plus de celui de conseillère emploi.

Tous les matins, mon conjoint quitte la maison pour aller travailler : son métier ne permet pas le télétravail. Fort heureusement, il est dans une situation qui lui permet de prendre avec lui l’un de nos enfants, qui, grâce au travail scolaire donné par la maîtresse et à une valise pleine de loisirs créatifs en tous genres, s’occupe un peu, lui permettant d’avoir de belles plages de travail. Le reste du temps, il reçoit ses clients comme il le peut.

De mon côté, quand le réveil sonne, je me prépare, j’allume l’ordinateur et je travaille au calme en espérant que les deux enfants restants ne se réveillent pas au milieu d’un entretien. Les vacances scolaires qui arrivent ne changent rien à l’affaire : j’avais pris mes dispositions en les inscrivant en crèche ou en centre de loisirs, fermés.

Dès leur réveil, mon activité d’équilibriste commence : tartine, coup de téléphone, re-tartine, changement de couche, réponse à un mail, Mamaaaaaan, réunion Skype. L’heure du déjeuner et celle de la sieste arrivent comme une libération : je n’ai plus qu’un enfant à gérer, le plus petit faisant la sieste, et je peux faire des tâches qui demandent une concentration plus longue que 10 minutes.

Je ne sais pas comment font les autres, mais ce que je sais, c’est qu’à la fin de la journée, je suis harassée, et je n’espère qu’une chose : la réouverture des écoles. Je n’ai plus de satisfaction professionnelle ni personnelle : à force de devoir tout faire en même temps, je fais tout à moitié. Je ne m’occupe pas vraiment de mes enfants, confiant aux « grandes » (de presque 6 ans et 4 ans et demi) le soin d’occuper leur petit frère et de veiller sur lui, de façon à ce que je puisse travailler tranquillement en espérant que la maison ne brûle pas. Je travaille comme je peux, mais comment mener un entretien correctement ou faire des tâches au long terme quand vous êtes dérangé au mieux toutes les 20 minutes, en moyenne plutôt toutes les 10 minutes ?

Je suis une équilibriste. Je tache de faire ce que je dois faire, du mieux que je peux, en tentant d’ajouter à mes taches habituelles la garde d’enfant, l’instruction à la maison, et l’occupation régulière des enfants sur des activités dont j’espère qu’elles les tiendront occupés assez longtemps. Autant dire que j’ai déjà abandonné l’idée de coller au programme fixé : si les enfants font leur travail de classe ce n’est pas dans l’objectif de développer les apprentissages et garantir la continuité pédagogique, c’est surtout parce que cela les occupe intelligemment.

télétravail, enfants
Crédit photo : Ketut Subiyanto

Je vous entends déjà me demander pourquoi je me plains, puisque le chômage partiel est possible. Oui, il l’est. À condition de reporter ma charge de travail sur mes collègues, ou d’assumer qu’au bout de trois semaines je devrais reprendre mes dossiers sans qu’ils aient avancé. A condition également de consentir à une baisse de salaire. Entendons nous bien, je la comprends cette baisse de salaire, je ne la critique pas.

Mon problème n’est pas tant de critiquer ce système, j’ai choisi le télétravail parce que cette solution me semblait la moins pire pour l’avancée de mes dossiers, en sachant que cela impliquerait forcement des difficultés d’organisation. Mon souci, Monsieur, c’est de vous entendre affirmer que cette organisation n’a rien de difficile, que le télétravail est possible avec les enfants, il suffit de les occuper et de leur dire de ne pas nous déranger.

Mon problème, c’est que vous n’avez sans doute jamais été dans la situation dans laquelle se retrouvent aujourd’hui de nombreuses familles, mais que vous vous permettez de juger que nos difficultés n’en sont pas. Je ne vous demande pas un salaire à taux plein et une bonification pour pénibilité lors de la fermeture des écoles, crèches et centres de loisirs, je vous demande seulement un peu de décence.

Je suis une équilibriste, et je déplore chaque jour plus la fracture entre des élites qui décident, et la façon dont sont vécues les décisions. Cette fracture qui mène certains à dire qu’il n’y a pas de difficulté à télétravailler avec des enfants. Cette fracture qui me fait aujourd’hui questionner le sens de ce que l’on vit. Plus qu’une simple équilibriste, aujourd’hui, j’ai le sentiment d’être une équilibriste en Absurdie.

Je passe mes journées à dire en entretien que je comprends bien les difficultés du marché du travail et de la recherche d’emploi, mais qu’il est tout de même important d’intensifier ses recherches, de retravailler son CV, de réfléchir à ses compétences : un jour l’emploi repartira… Certes c’est important, mais je me heurte à la perte de sens des personnes que j’accompagne, et je ne peux même pas le leur reprocher.

Je suis une équilibriste, et si l’an dernier mes enfants se lassaient du confinement, cette année, c’est moi qui suis lasse de cette situation qui nous demande de nous adapter et de prévoir en permanence l’imprévisible.

29 commentaires sur “Equilibriste

  1. Comme je te comprends ! Dès l’annonce des fermetures écoles et centre de loisirs, mon corps s’est exprimé, et j’ai trinqué. Parce que j’avais déjà trinqué l’an dernier, la nounou nous ayant lâchés dès mi-mars, j’ai télétravaillé avec un enfant de 3 ans de mars à août. Autant te dire que l’entrée à l’école a été un soulagement pour tout le monde.

    Cette sensation de ne rien faire correctement … et cette culpabilité « je vais perdre un client »  » ma fille me casse les pieds mais absolument rien n’est de sa faute ». J’aurais pu prendre l’arrêt pour garde d’enfant car je suis profession libérale mais quand tu lâches un client, t’es pas sûre de le retrouver. Un enfer tout simplement

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    1. C’est vrai que dans mon malheur j’ai eu la chance de ne pas être en profession libérale, mais je comprends tellement cette sensation de ne rien faire bien, c’est tellement frustrant !

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  2. Comme je te comprends moi aussi. J’ai aussi cette sensation de tout faire mal. J’aurais aussi pu demander de l’activité partielle sauf que d’une part, nous nous étions déjà organisé quand nous avons appris qua c’était enfin possible même en ayant la possibilité de télétravailler et d’autre part, le collègue avec lequel je travaille le plus est en arrêt maladie depuis début décembre (et pas remplacé).
    Mais au final, je me demande si travailler 2 jours par semaine et gérer les 3 enfants seule les 3 autres jours, en renonçant à notre semaine de vacances en famille, était vraiment la meilleur solution. Je me suis sentie nulle pendant 3 semaines, et aujourd’hui j’ai juste l’impression d’être épuisée et de ne pas réussir à me concentrer malgré le calme revenu à la maison.

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    1. Je crois qu’il n’y avait pas vraiment de solution meilleure qu’une autre, on a tous fait comme on a pu au vu des circonstances. J’espère que mes enfants l’ont moins mal vécu que moi en tout cas !

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  3. Franchement, tu cherches pas un peu à aller mal ?! Regarder BFM tv et écouter les politiques ??!! C’est chercher à s’énerver 100 fois pas jours vue les idioties débitées !
    Bon le monsieur a après tenter de s’expliquer en disant qu’il parlait d’enfant de 16 ans et plus car sinon les parents pouvaient se mettre en arrêt… Pas sûr qu’il se soit vraiment rattraper.

    Ici nous avons eu la chance de ne pas avoir d’interruption de garde donc pas de télétravail avec enfant, et on se sent extrêmement chanceux ! J’admire tous ceux qui tentent de le faire de leur mieux.
    Par contre, lorsqu’il est malade ou que la crèche est fermée, je me mets en arrêt (ou mon mari le fait). Tant pis pour ma boite (grosse multinationale), pour nos clients (pas de particuliers). Comme mon chef me l’a gentiment dit « personne n’est indispensable, c’est à l’entreprise de prévoir intelligemment ce genre de situation classique ». Bon à l’époque il pensait à mon congé parental et non pas au covid mais j’avais trouvé ca très vrai. Et je peux m’arrêter sans culpabilité.
    (J’ai bien conscience que ce n’est pas le cas dans toutes les professions ou dans les start ups…)

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    1. Je n’aurais de fait pas du regarder BFM ce jour-là, cela ne m’arrive que très rarement, et c’est (presque) systématiquement une erreur.

      Dans l’absolu je suis d’accord pour dire que nul n’est indispensable, mais dans un premier temps les RH de mon entreprise nous avaient annoncé que nous n’aurions pas droit au chômage partiel – avant de revenir sur leurs dires sans doute poussés par les syndicats – et surtout pour un arrêt si court (3 semaines ce n’est vraiment pas long) il était très clair qu’il n’y aurait pas de continuité de service : des réponses seraient apportés aux personnes qui en avaient besoin, mais en cas d’absence des salariés, le suivi des dossiers serait mis en suspens, et on n’aurait qu’à se débrouiller pour re reprendre, remettre au clair, remotiver les personnes qui décrochaient déjà avant de ne plus avoir de contacts pendant trois semaines… bref, pour trois semaines ça sentait le retour très compliqué. Ce n’est vraiment pas par rapport à mon entreprise que je culpabilise, mais par rapport aux personnes que j’accompagne. D’autant plus qu’on n’est pas là sur une situation classique prévisible (type congé mat ou parental), ou une situation très brève comme la majorité des arrêts maladie, pour lesquelles en effet, je m’arrête sans culpabilité.

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  4. Je me retrouve assez dans ton article, avec 3 enfants de moins de 5 ans et demi. C’est vraiment du jonglage. La concentration est très difficile et suivant la tâche à effectuer cela peut être très compliqué. La garde d’enfant et l’instruction scolaire sont des jobs à part entière. C’est très compliqué 2 faire deux choses en même temps avec des enfants en bas âge qui nous sollicitent et demande de l’attention, ce qui est tout à fait normal. Et c’est anxyogène de ne pas pouvoir s’impliquer du mieux que l’on voudrait d’un côté comme de l’autre. On fait de notre mieux avec les moyens que l’on a. Et je comprends, que le manque de re-connaissance de la part des élites soient assez déroutant et montre un véritable décalage avec la réalité du quotidien de nombreuses familles.

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    1. Je trouve que ce décalage est vraiment hyper dur à vivre. J’ai le sentiment que la classe politique estime que tout va bien tout se passe bien, tout le monde s’organise, mais en fait, on fonctionne comme on peut, et ce n’est pas toujours comme on voudrait.
      Et clairement, je plains aussi les enseignants à qui on demande de réorganiser leur métier en permanence, de le déléguer à des parents dont ce n’est pas le métier et qui doivent gérer leur emploi en parallèle, et qui devront récupérer les pots cassés au retour des élèves en classe.

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  5. Je ne peux que compatir, même si jusque là j’ai eu la chance d’avoir pu éviter cette situation.
    Et en te lisant, je me met à ta place je me projette … et je me demande : quid de l’image qu’on renvoie à nos enfants ? Qu’ils sont moins importants que notre travail ? Que c’est une corvée de s’occuper d’eux. A cette âge ils ne peuvent pas comprendre toutes les subtilités de la situation…

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    1. J’avoue que je ne m’étais même pas posé la question de l’image renvoyée aux enfants… mais c’est vrai qu’elle n’est pas glorieuse.

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    2. J’avais pensé à cette image renvoyée à l’enfant et surtout je ne voulais pas que ma fille en pâtisse, donc je passais mon temps à lui dire pardon, ce n’est pas ta faute si je suis fatiguée, énervée etc. Et surtout j’ai essayé de faire que chaque moment passé avec elle soit de qualité. Bien que le travail s’invite chez soi, ne jamais mélanger les deux, dans les moments dédiés à ma fille, je ne m’occupais que d’elle. D’ailleurs, j’en profitais souvent pour sortir se balader, loin du PC, loin du boulot. Mais oui, quid de l’impact du confinement sur les enfants, quel que soit leur âge.

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  6. Même réflexion que Mme Vélo.
    J’ai ressenti beaucoup de culpabilité en m’entendant dire à ma fille que j’avais besoin de finir de travailler pour pouvoir m’occuper d’elle.
    En fin de journée, elle me disait régulièrement « c’est trop long ton travail maman !  »
    J’ai essayé de l’occuper comme j’ai pu et elle a beaucoup joué seule en restant à côté de moi mais à trois ans et demi, j’ai surtout eu le sentiment de la laisser tomber.

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  7. Je compatis tellement ! Le premier confinement a été une horreur pour toute la famille. Pour cette nouvelle fermeture on a migré chez belle maman mais même si cela a été plus confortable, cela ne s est pas toujours très bien passé.
    S’il n’y avait eu que la fermeture de l’école, on aurait géré le grand en alternance de télétravail. Mais la fermeture de la crèche ce n’était juste pas possible et on a décidé très rapidement la migration suite à l’annonce.
    J’ai de la chance d’avoir une entreprise souple qui m’a permis d’alterner télétravail et école à la maison sans perte de salaire mais je vois bien autour de moi que ce n’est pas la norme voir même c est l’exception.
    Après le timing était hyper mauvais vu que mon binôme est parti à la retraite début du mois et que le remplacement ne démarrait que milieu de mois mais on a fait au mieux ou en tout cas au moins pire ! 😅
    La reprise ce matin fait beaucoup de bien à toute la famille !

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    1. Je comprends tellement la migration ! On a fait le même choix pour pouvoir être confinés tous ensemble, quitte à être gênée dans mon travail, autant partager la charge des enfants avec leur père.
      Et je te rejoins sur ta dernière phrase : la reprise ce matin sans enfants a été une libération pour tout le monde !

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  8. Le premier confinement a été une épreuve pour notre famille : 2 parents en télétravail avec une enfant de moins de 3 ans. Mais nos employeurs étaient compréhensifs… Cette fois moins! Certes les plages horaires étaient étendues pour le télétravail mais nous devions « faire nos horaires ». Et pas de possibilité de chômage partiel.
    Nous ne voulions pas revivre ça, même si c’était uniquement pour 3 semaines. Et comme l’on dit d’autres lectrices, je ne voulais pas que ma fille se sente moins importante que nmon boulot. Du coup j’ai liquidé mes CP et complété avec du congé sans solde. Je suis consciente que c’est une vraie chance de pouvoir se le permettre. Mais même comme ça, et même avec une seule enfant, j’ai trouvé la situation difficile. Et je culpabilise en plus car j’ai eu cette possibilité de ne pas travailler du tout pendant la période et que j’ai l’impression de ne pas être légitime à me « plaindre ».

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    1. Tout le monde est légitime dans ses difficultés quelles qu’elles soient.
      C’est effectivement une vraie chance d’avoir pu financièrement liquider tes congés et prendre du sans solde, et c’était sans doute la meilleure solution dans ta situation. En revanche je reste sonnée devant les employeurs qui refusent le chômage partiel. Mon employeur a tenté, les syndicats ont gagné et le chômage partiel a été remis en place. C’est ridicule de penser que parce qu’on est équipé pour le télétravail on peut le faire avec des enfants sans problèmes !

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  9. Pff télétravailler avec un enfant, je veux bien que le monsieur m’explique comment faire ! Nous avons la chance de ne pas être confrontés (papi à la maison l’an dernier et cette année elle continue d’aller chez nounou) mais les rares fois où ça m’est arrivé la productivité était proche de zéro et la maison était en chantier à la fin de la journée !
    Chapeau d’avoir réussi tant bien que mal à avancer sur les 2 fronts.

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    1. J’étais hors de moi quand je l’ai entendu… ça frise la moquerie et le mépris de ce que vivent les familles !
      J’ai mené de front comme j’ai pu, mais au bout de trois semaines j’ai deux certitudes : le télétravail avec de jeunes enfants relève du sport olympique, et je ne suis clairement pas faite pour être maitresse d’école.

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  10. Il y a une vidéo de l’équipe Broute sur YouT*** qui parodie bien l’interview du député en question. La vidéo m’a fait mourir de rire (jaune). La première semaine de confinement a été l’enfer ici aussi : monsieur en déplacement, nounou en arrêt la veille du confinement,… j’ai expérimenté le télétravail une journée le temps que mes parents s’organisent pour m’aider, et c’était tout sauf productif. Plus jamais ça merci, c’est complètement surréaliste.

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    1. Je vais regarder la video tiens… J’avais trouvé l’intervention de ce député tellement déconnectée de la réalité ! Un peu comme quand l’employeur d’une copine lui a refusé le chomage partiel pour les vacances scolaires parce qu’elle « aurait du prendre ses dispositions ». Oui. Certes. Les dispositions en question étaient prises, mais les centres de loisirs étaient fermés.

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  11. Ici (en Irlande) on a fait « l’école à la maison » 6 semaines cette année, en plus des 4 mois l’année dernière j’ai eu exactement le meme ressenti, que ce soit d’avoir l’impression de tout faire mal et de se sentir coupable en permanence, ou l’incompréhension totale de comment les « dirigeants » pouvaient trouver ça normal (et pas d’option de chomage partiel ici)
    Je suis ravie que ca soit terminée et j’espère ne plus jamais avoir à le refaire

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  12. Lors du premier confinement j’étais en post-partum et comment dire, je ne l’ai pas tellement bien vécu !
    J’ai culpabilisé comme une folle de ne pas avoir assez de temps pour mon nourrisson et pas assez pour mon aînée.
    Alors pour ce 3e confinement, on a essayé de prendre toute l’aide que l’on nous proposait.
    La grande chez ses grands parents maternels, la petite avec ses grands parents paternels la journée (mais cela ne s’est pas passé aussi bien que l’on pensait, du coup il a fallu ajuster). J’en ai été très surprise, mais notre entreprise à mon mari et moi a pris des mesures pour aider les parents (chose sur laquelle on avait eu une fin de non recevoir lors du premier confinement quand j’avais repris le travail). On en a donc profité tout en posant quelques congés non prévus pour s’occuper quand même de nos enfants.
    On va surtout espérer qu’on ait pas un quatrième round ! En tous les cas ce matin, je me sens déjà nettement mieux ! Pourvu que ça dure !

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    1. C’est chouette que votre entreprise ait pris des mesures pour aider les parents, surtout si cela vous a permis de vous organiser sereinement.
      J’espère aussi qu’il n’y aura pas de quatrième round !

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  13. Dur… J’espère que la réouverture des écoles te permettra de retrouver des conditions plus simples pour travailler. Je n’ai pas eu à vivre cette situation, et je remercie ma maman tous les jours pour cela. La fin de ton article me touche beaucoup. On ne demande pas grand chose au final, juste la reconnaissance de nos difficultés, et même cela c’est trop pour certains qui ne voient qu’à travers leur prisme. Et comme tu le dis si bien, ça mène à un résultat absurde.
    Plein de courage pour les semaines à venir.

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    1. Merci !
      Finalement, le manque de reconnaissance des efforts consentis, c’est ce que je trouve le plus dur à avaler dans toute cette histoire. On a tous fait les équilibristes, que ce soit pour ceux qui ont du revoir tous leurs plans de vacances, ceux qui ont dû télétravailler avec leurs enfants, ceux qui ont eu une baisse de revenus à cause du chômage partiel… et on se retrouve face à des élites qui n’ont pas la moindre idée de ce qu’on a vécu parce qu’ils ne se sont jamais retrouvés dans cette situation. Je ne demande pas la médaille du mérite, je demande simplement qu’on ne nous méprise pas.

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  14. Tellement juste ce que tu dis. Tant d’indécence dans cette phrase (et je l’ai entendue aussi de chefs dans mon travail…) La solidarité de l’an dernier s’est envolée et maintenant je crains que ce soit chacun se débrouille comme il peut et tant pis pour ceux qui n’ont ni grands-parents pour aide, ni entreprise conciliante…

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