Tous les cris, les SOS !

Tous les cris, les SOS !

Je n’ai pas écrit depuis plusieurs mois, la raison principale : un ras-le-bol généralisé, un début de burn-out parental. Avec ce titre, je ne parle pas de la chanson très connue d’une comédie musicale, non, ma vie actuellement je ne la vois pas comme une comédie… Je fais plutôt référence au conflit ouvert qui se joue entre moi et mon grand garçon.

Photo de Keira Burton sur Pexels.com

C’est la guerre !

Le mot peut paraître un peu fort mais c’est exactement ce que je ressens depuis quelques mois. J’ai l’impression d’être en guerre contre mon fils et que nous n’arrivons plus du tout à communiquer. À peine ouvre-t-il la bouche qu’il hurle, râle, crie etc. C’est vraiment tout de suite une communication en opposition contre nous, ses parents. Parce que ce n’est pas forcément plus simple entre mon Yéti et notre grand. Mais entre le Petit Chat et moi, c’est exacerbé. J’ai beau lui demander des choses, soit il répond de suite en criant, soit il ne m’écoute pas et c’est seulement après une énième demande en élevant la voix qu’il écoute… C’est vraiment de tout, du « comment ça va ? » à du « mets tes chaussures, on y va ! ». Cette communication par cris, hurlements, me fatigue énormément.

Si il n’y avait que les cris, mais à presque 6 ans nous sommes en pleine crise d’opposition, et le Petit Chat nous répond de façon réellement impertinente. Nous devons le reprendre très souvent, et ce n’est pas qu’avec nous. Nous serrons la vis au maximum pour qu’il arrête de répondre de façon insolente à la maîtresse, aux animatrices du périscolaire, à ses grands-parents ou à nous, ses parents. Mais du coup j’ai l’impression de toujours tout lui interdire. Nous sommes dans un cercle vicieux et je ne sais comment en sortir parce que ce petit est très têtu.

Mon travail ne me pèse pas plus que cela, je suis bien contente de me réfugier dans le travail plutôt que dans la maison pour éviter les conflits avec l’enfant. Sauf que là aussi je suis rentrée dans un cercle vicieux : mine de rien, la fatigue du travail se répercutait sur la vie familiale, j’avais moins de patience donc je vrillais plus rapidement avec le Petit Chat qui sait comment m’énerver. J’en arrivais au point où je voulais hurler ou mettre une claque à mon enfant chaque fois qu’il ouvrait la bouche. J’ai plusieurs fois hurlé et pleuré devant lui, à bout. Je sortais à la recherche d’un mur à taper pour ne pas m’acharner sur lui. Je voulais me faire mal à moi plutôt qu’à lui, voir pour avoir une excuse pour être arrêtée, me reposer et ne rien faire.

Le paradoxe des vacances

J’ai la chance d’avoir pas mal de vacances, étant professeure. Sauf que les grandes vacances censées me permettre de me reposer ont été un enfer. Les pires vacances de ma vie. J’avais espéré que les tensions entre le grand et moi s’apaiseraient avec le calme des vacances et plus de temps de qualité passé ensemble. Je me suis bien trompée. Les cris et hurlements ont même empiré… Nous avons essayé une sorte de fiche de suivi, des récompenses, des annulations de sorties, tout ce qu’on pouvait pour rompre cette guerre de communication et apaiser la situation. Rien n’a pu fonctionner ou seulement quelques jours.

Par la suite nous sommes partis en vacances avec de la famille, dont mon neveu de 3 ans de plus que le Petit Chat. Lui aussi nous a fait des crises de frustration ou d’opposition, et peut-être même pire que celle de mon Petit Chat. Nous étions donc en vacances avec deux enfants en crise d’opposition et un petit loup de presque deux ans qui était en plein terrible two. L’enfer sur terre (bon OK, j’exagère un peu mais c’était une horreur, avec des cris tout le temps)

Quand enfin la rentrée est arrivée, j’étais encore plus fatiguée qu’au départ en vacances début juillet. Ma patience était à zéro. C’était sans compter les devoirs du CP et un enfant en opposition totale avec le travail scolaire parce qu’il souhaite rester en maternelle. Alors que j’écris ces mots, les vacances scolaires d’automne arrivent mais j’en ai une phobie, l’idée de me retrouver seule en vacances avec les deux m’angoisse. Je ne sais quand je pourrai me reposer.

Photo de Daniel Reche sur Pexels.com

Briser le cercle vicieux

Mon Yéti s’est retrouvé plusieurs fois en déplacement, dont une semaine complète en septembre. Ce qui n’aide pas à améliorer la situation. A force de me voir hurler, être de plus en plus sévère avec le Petit Chat, et pleurer très vite, il m’a envoyée chez le médecin. Pour l’instant je me repose pour briser ce cercle vicieux. Si je veux que la situation s’apaise à la maison, je ne peux pas me permettre de trouver une excuse pour ne pas être à la maison, je ne peux pas me noyer dans le travail et me fatiguer encore plus. Nous avons aussi pris contact avec un psychologue pour régler cette situation. Je sais bien que ce n’est qu’une phase, qu’il teste l’opposition, le cadre etc, mais au bout d’un moment nous sommes tous humains et nous pouvons tous craquer. L’accepter et prendre du recul pour aller mieux ce n’est pas forcément simple par contre. J’ose espérer que bientôt cela ira mieux.

14 commentaires sur “Tous les cris, les SOS !

  1. Oh la vache ! Je compatis, ça doit être super usant et j’imagine qu’il n’y a pas de solution miracle… se tourner vers un psy doit sans doute être le début de quelque chose, je vous souhaite à tous les 4 de retrouver un peu de sérénité.

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    1. Merci !! Après je suis allée chez une psy pour moi aussi et je crois que ça nous aide aussi tous les 4. C’est pas toujours simple d’avoir un équilibre en famille… C’est des vagues plus ou moins grosses qui arrivent à chaque fois. 😅

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  2. Courage à toi (et à ton mari)! Et plein de réconfort pour vous. Etre de super parents c’est épuisant !!!

    Personnellement, dans une situation de crises avec mes enfants 2 livres m ont beaucoup aidé : parler pour que les enfants ecoutent et écouter pour que les enfants parlent & parents épanouis, enfants épanouis (une sorte de resumé du premier).
    Un des outils qui a bien aidé chez nous contre l’impertinence et les cris, c’est de verbaliser (calmement, si possible): tu as demandé gentiment donc j’ai envie de t’aider, tu m’as crié dessus donc j’ai envie de te crier dessus et pas de faire ce que tu veux.

    Nous avons aussi consulté une pédopsy. On y est allé sans enfants pour de la guidance parentale puis avec enfant pour qu’elle puisse verbaliser devant lui et renouer le dialogue entre nous. Ce fut très chouette.

    J’espère que tout va s’arranger pour toi.

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    1. On a déjà essayé de verbaliser. Beaucoup. Ça commence enfin à porter ses fruits. Mais au début il était incapable même de nous répondre. Après j’ai appris que la « maturité » émotionnelle (enfin maturité… Arriver à bien cerner les émotions) c’est vers 7/8 ans. Donc forcément pour les jeunes c’est dur. Mais on essaye de l’accompagner au mieux.

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  3. Je ne peux que compatir car j’aurais pu écrire ce texte.
    Avec mon 5,5 ans c’est la guerre. A la maison, à l’école, partout dès lors qu’il y a un adulte avec qui s’opposer.
    Chaque matin je me lève en disant : aujourd’hui je ne vais pas crier, c’est une bonne journée.
    Puis il faut répéter 4000 fois de s’habiller, et là 4001 fois est dite en hurlant et voilà c’est parti pour l’agacement généralisé.
    Nous avons rdv en fin d’année avec un pédopsy, et on espère que les choses vont enfin s’améliorer pour que tout le monde retrouve de la sérénité.

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    1. C’est dernier temps j’en ai pas mal discuté avec d’autres parents d’enfants d’à peu près le même ou plus grand. Ce qui m’a fait du bien c’est que finalement on passe tous (ou presque) par là. Ouf. Ça n’en reste pas éreintant. Ici le grand vit tout a fond, chaque émotion, donc c’est pas simple. Courage a vous aussi

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  4. Oh comme je compatis 🤗
    Notre grand a le même âge, avec également ses oppositions et ses impertinences.
    C’est souvent difficile, je hurle beaucoup, il est souvent puni…
    Pour l’instant nous avons réussi à maintenir le dialogue, nous vivons aussi de beaux moments mais effectivement, ça n’est pas facile.
    Bon courage à vous tous, j’espère que les tensions pourront s’apaiser 🥰

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  5. Courage. J ai vu de grandes améliorations avec des suivis psychologiques, surtout les thérapies familiales (qui permettent en plus de faciliter les choses pour les enfants plus jeunes de la fratrie.)
    Et tout ce qui est travaillé maintenant facilitera aussi j espère le passage par l adolescence (ouais, là, j avoue, je balise un peu…)

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