Ce qui m’empêche de dormir

Ce qui m’empêche de dormir

Sais-tu ce qui m’empêche de dormir la nuit ? Et non, ce ne sont pas mes enfants ! Et oui, c’est un comble, mais depuis que mes enfants dorment enfin paisiblement la nuit, je suis souvent sujette aux insomnies.

« J’tiens pas en place, je saute partout (partout, partout), j’ai les idées qui font des bulles. Pleines de projets, en majuscules, même quand je dors, sous l’oreiller, elles piaillent pour me réveiller » (Zaz, Je saute partout)

insomnie sommeil
Credit photo : Pexels de Pixabay

Le cerveau qui fonctionne à 100 à l’heure

C’est donc mon cerveau le principal responsable. J’ai l’impression que tout comme je ne sais pas où se trouve le bouton ON/OFF de mes enfants, je ne sais pas où est caché celui de mon cerveau. Il est donc rarement au repos, jamais en pause, et fonctionne toujours à cent à l’heure. D’ailleurs, je crois que même lorsque je dors, il tourne encore en boucle. Alors forcément, il n’est pas rare que la nuit, toute cette activité cérébrale me réveille et/ou m’empêche de dormir.

La tête pleine de projets

La raison principale de mes insomnies, c’est quand j’ai un – ou plusieurs – projets en tête. Je ne pense alors plus qu’à ça, cela devient obsessionnel, jusqu’à ce que le projet se concrétise, ou alors soit mis de côté pour un autre. Mais comme en général, j’aime avoir plusieurs projets en chantier en même temps, je te laisse imaginer comme ça cogite dans ma tête. Dernièrement, le gros projet était l’organisation de la fête des baptêmes des garçons et les 40 ans de mon mari. Plus le jour J avançait, et plus mes nuits étaient blanches, ou presque. Réfléchir à ce que je veux organiser, aux discours de la cérémonie laïque, aux animations… Faire la liste des invités, le plan de table, ou lister tout ce qu’il faut cuisiner pour le buffet… Je crois que jusqu’à la veille de la fête, mon cerveau a carburé autour de ce sujet la nuit. Et comme un projet en chasse un autre, celui-ci étant maintenant concrétisé et passé, j’en ai maintenant un autre qui commence déjà à envahir mes pensées et donc mes nuits : organiser une fête à l’occasion de nos renouvellements de vœux, pour nos 10 ans de mariage, en 2024 ! Je passe donc une partie de mes nuits à chercher l’inspiration en terme de décoration, de rituels de cérémonie laïque, de robe et de tenues pour les garçons… Ça grouille dans ma tête, je réfléchis déjà au budget, à nos envies non négociables et à ce sur quoi on pourra revenir si ça ne rentre pas dans le budget… Bref, un nouveau chantier est lancé (et il risque de me prendre une partie de mes nuits pendant un long moment).

La fameuse charge mentale

Je n’y échappe pas, et je sais que j’en suis aussi en partie responsable, mais la charge mentale, principalement liée aux enfants, me rend visite aussi la nuit. Quand il faut penser que le lendemain, c’est la journée où la photographe sera à la crèche, ou que c’est carnaval dans quelques jours et qu’il faut ressortir les déguisements pour voir ceux qui leur vont encore. Est-ce que j’ai pensé à regarder le cahier de liaison de l’Elu ? D’ailleurs, je l’ai inscrit à la cantine pour la semaine du 17 octobre ? Heureusement, tout se fait maintenant en ligne, je peux donc l’inscrire maintenant, à 2h43 du matin. Oh, et tiens, si j’en profitais pour envoyer un mail à la FNAC suite à mon colis non reçu ? Et je dois me dépêcher de finir les listes de Noël, car la famille les réclame. Quand est-ce que je vais pouvoir amener le p’tit panda roux chez la kinésiologue ou l’ostéopathe ? Je dois acheter de nouvelles bottes de pluie à Numérobis qui a pris 3 pointures depuis cet été, un truc hallucinant. Je sais même pas comment les habiller demain, fera-t-il chaud, froid ? Vite, allons vérifier sur météo.fr quelles températures sont annoncées. Ce qui est le plus frustrant d’ailleurs, c’est quand je pense à des choses à 3 heures du matin mais que je ne peux pas les réaliser car ce n’est pas du tout l’heure pour ça (exemple, prendre rendez-vous chez la coiffeuse pour Numérobis).

En manque de loisirs ?

Je pense également que le manque de loisirs impacte sur mon sommeil. En effet, je prends pour le moment peu de temps pour mes loisirs en journée, soit par manque de temps, d’énergie ou même d’envie. Je n’ai pas forcément envie, effectivement, de sortir tout mon matériel de scrapbooking par exemple (qui prend donc la poussière depuis presque 4 ans quasiment), si c’est pour être dérangée au bout de 30 minutes par un bébé qui a finit sa sieste, ou un plus grand qui veut absolument faire comme maman et tamponne toute la maison avec mon matériel si je ne m’occupe pas de lui à 100%. Alors forcément, la nuit, quand la maison est enfin calme, je sens que l’appel de mes loisirs est plus fort que tout. C’est donc souvent la nuit que je m’installe derrière mon PC pour trier les photos que je veux développer pour les scrapper (un jour, quand mes enfants seront autonomes, si ce jour arrive…). C’est aussi la nuit que je regarde parfois mes séries en retard que je ne peux plus regarder en journée ou que j’écris mes articles pour Bribes de vie, qui est une véritable passion pour moi et pour mon besoin d’écrire et de partager.

Déconnexion

Si la nuit me permet aussi d’avancer sur beaucoup de choses, d’être même parfois plus efficace qu’en journée, j’ai aussi besoin de dormir un minimum et donc de déconnecter mon cerveau. C’est assez difficile pour moi et j’ai testé plusieurs méthodes. Lire (sur ma liseuse pour ne pas déranger mon mari) peut m’aider, si l’objet de mes pensées nocturnes n’est pas trop fort. Autant dire que face à un « cogitage » concernant l’organisation des baptêmes et des 40 ans, ça n’avait aucun effet. Je ne suis pas trop réceptive à la méditation, du moins la classique. Ce qui fonctionne un peu mieux, ce n’est pas de compter les moutons, mais de me projeter dans quelque chose. D’imaginer par exemple la fête que je suis en train d’organiser (tu comprendras donc que ça ne marche pas si ce qui me préoccupe, c’est ma déclaration d’impôts…). Je visualise l’événement et je me déroule un petit film qui finit souvent par me faire décrocher et sombrer. Mais du coup, ce qui m’aide aussi énormément, c’est de prendre du temps, la journée, pour y penser et me consacrer à cela. Ainsi, je me décharge d’un stress, d’une charge, et j’ai l’esprit plus libre au moment de m’endormir. J’ai d’ailleurs mis en place aussi des petits trucs, du style préparer les vêtements des garçons la veille, comme ça, pas de panique en pleine nuit en me disant qu’il faut que je me rappelle le lendemain que c’est photo de classe ce jour là ! De m’être organisée également avec des petits plannings à la semaine m’aide à mieux me structurer et soulager ma charge mentale.

Et toi, fais-tu face parfois à des insomnies ? As-tu mis en place des choses pour éviter de trop cogiter la nuit et de compter les moutons pendant des heures ?

6 commentaires sur “Ce qui m’empêche de dormir

  1. Ah les insomnies… je connais… ce qui marche chez moi: activité physique en journée (par exemple aller marcher 20 ou 30 min le midi), un petit cahier sur la table de chevet pour noter mes idées nocturnes (et me rendormir sereinement). Et quand je suis réveillée et que je n’arrive pas à le rendormir, je me lève, je lis et ensuite je retourne me coucher et je me rendors… bon courage

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  2. Kikoo !
    Je suis également sujette à ce type d’insomnie. Ce qui est terrible, c’est de savoir que je peux subir des insomnies liées à l’endormissement… mais aussi des insomnies nocturnes. C’est à dire que mon cerveau est tout à fait capable de s’endormir le soir mais de me réveiller une ou deux heures après, avec une idée, une inquiétude, un problème – que je ne peux absolument pas résoudre au cours de la nuit ^^ – sans me laisser la possibilité de me rendormir avant un loooooong moment.
    Dans ces cas là, j’essaie de penser à tout autre chose… en imaginant une fin alternative à un livre que j’ai lu récemment ou un film ou en faisant mon propre scénario de film ou tout autre truc fictionnel, mais rien, qui pourrait d’une manière ou d’une autre à la réalité, de près ou de loin ^^. Parfois, ça marche, parfois pas ^^

    L’idée du petit cahier sur la table de chevet, comme le suggère Caro dans le commentaire précédent, me semble une bonne idée. On m’a souvent recommandé de lire un peu aussi (ce que je n’ose pas faire, craignant de réveiller Zhom qui dort auprès de moi). Marcher un peu au frais, pied nu sur du carrelage aussi est une méthode qui marche assez bien (ça aide le corps à redescendre à une température favorable au sommeil).

    C’est encourageant, toutefois, de savoir que tes enfants dorment enfin la nuit. Pourvu que ça dure !

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  3. Mon dieu, je ne sais pas du tout quoi te conseiller : ça m’arrivait adolescente je crois (plus par angoisses), mais c’est passé ensuite et depuis que je suis maman, je fais les choses à faire le soir puis je m’endors généralement très rapidement une fois au lit tellement je suis fatiguée… Je ne fais des insomnies que quand j’ai bu du thé après 15h, en fait (et là c’est vraiment pas lié au mental pour le coup).
    Après, je n’ai aucun goût pour l’organisation non plus (la fête pour les 10 ans de mariage par exemple, jamais je j’aurais l’idée de faire ça, ça ne m’intéresse pas du tout (c’est pas un reproche hein, chacune ses goûts !)), donc je n’y pense jamais, surtout pas la nuit. Comme quoi ne pas être très fun a quelques avantages 😅 S’il y a un truc à préparer avant le lever (les fruits pour la récré par exemple), je me lève le faire et me rendors aussi sec, j’ai de la chance. Ou si une idée du type « ah faut racheter du dentifrice » me vient, je me lève aussi pour la noter, mais comme c’est plutôt mon mari qui fait les listes de courses je dois admettre que c’est rare… Il fait plus d’insomnies que moi d’ailleurs, je devrais peut-être lui demander ce qu’il te conseillerait !

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  4. Bonjour,
    J’ai des problèmes d’insomnies depuis quelques années, je suis même allée voir une spécialiste du sommeil en septembre pour essayer de régler le problème. La solution : pas de téléphone portable ou de tablette 2h avant le coucher. La télé, c’est ok car loin du visage. Se lever si on voit qu’on ne s’endort pas (ou qu’on ne se rendort pas) et faire des activités (éplucher des légumes, faire de la cuisine, de la peinture, de la couture, de la lecture), pourvu qu’il n’y ait pas de temps de cuisson (pour la cuisine) qui empêche d’aller se recoucher. Aller se coucher quand on est fatiguée. Et ne pas se stresser parce qu’on a pas dormi x heures : on sera fatiguée plus tôt le lendemain soir, on s’endormira plus vite et le sommeil sera réparateur. Se lever à heures fixes si possible, et ne pas se forcer à se rendormir si on se réveille à 6h le week-end car le cycle de sommeil qu’on grappillera sera de trop et donc plus néfaste pour l’énergie de la journée.
    J’ai suivi ces conseils, et même si ça n’empêche pas les insomnies, ça permet de mieux les vivre. Et ça permet de résoudre la frustration liée au manque d’activités personnelles. Exemple : il y a deux jours, couchée 23h30, réveillée à 4h50. Je ne me suis pas rendormie, je me suis levée pour lire. J’étais en super forme pendant la journée. Je tombais de sommeil à 22h15,et me suis endormie immédiatement une fois couchée.
    Pour avoir des conseils personnalisés, vous pouvez vous adresser au réseau Morphée.
    Bon courage.

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  5. Je me retrouve très bien dans ton récit.. mes pensées nocturne vont de choses concrètes comme la logistique d’un voyage à venir ou la liste de fournitures de la rentrée à des choses improbables comme l’organisation d’un hypothétique déménagement ou la réalisation théorique de travaux pour la maison.. parfois je m’énerve moi même de perdre du temps mental à ça.. je n’ai trouvé aucune solution mais je pense que c’est entre autre car je n’ai aucun temps dans mon quotidien pour « rêvasser » et laisser libre court à mes pensées..! Pour les choses de l’ordre de la charge mentale on a pris une décision de créer une « note » virtuelle commune sur nos téléphones (ex. App notes) où on rajoute les choses auquel on pense (p.e prévoir un rdv pédiatre, acheter de nouvelles bottes etc.), ça permet au moins de partager ça, si ce n’est que symboliquement.

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  6. Bonjour. J avais aussi ce type d insomnies, avec trop d idées, et ça s est réglé en arrêtant la caféine ! Franchement, j aurais jamais fait le lien si une amie ne m avait pas dit: essaie, seulement un café le matin, puis plus rien, ni thé, ni café, ni coca. Tisane ok
    Ça a vraiment changé mon sommeil.
    Ce qui me gene, c est qd mes enfants me réveillent après 04h00. Impossible de me rendormir après…
    Par contre, j arrete de stresser si je n ai pas mon quota d heures, comme clairecestdugateau, et en fait, effectivement, c’est pas dramatique finalement.

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